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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 18:23

Les 500 frères forcent les portes de la CTG pour rencontrer Ségolène Royal Alors que la Ministre de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer, Ségolène Royal était en train d’ouvrir la conférence de la Convention de Carthagène devant les délégations venues de toutes la Caraïbe, une vingtaine d’individus cagoulés a déboulé dans la salle d’assemblée plénière de la CTG pour passer un message ferme au gouvernement.

Cette intervention était particulièrement crainte des services de l’Etat, qui avaient déjà fort à faire avec les Socioprofessionnels, mobilisés pour obtenir des garanties supplémentaires sur le Pacte d’Avenir. Ceux-ci étaient d’ailleurs parvenus à obtenir un premier protocole d’accord qui « complète, mais encore insuffisamment » les engagements du texte promis à la Guyane par François Hollande en décembre 2013. Nous y reviendrons dans un prochain article.

Le collectif des 500 frères, solidaire de la cause, voulait néanmoins frapper un grand coup et profiter de la présence d’une ministre très médiatisée pour réclamer davantage de moyens et une véritable politique de lutte contre la délinquance sur le territoire guyanais.
Pendant une dizaine de minutes – tandis que les délégations étrangères étaient parties se réfugier à l’extérieur – ils ont exposé à la Ministre la montée de l’insécurité en Guyane, et assuré que « tout est possible » en ce qui concerne leur mobilisation. “On est venus pour vous faire prendre conscience qu’on est déterminés ! (…) Au secours Madame !”

« Ça va dégénérer » ont-ils lancé, réclamant « solennellement » à Mme Royal de faire venir les ministres de l’Intérieur, de la Santé, et de l’Education dans les plus brefs délais pour « véritablement » se pencher sur le cas de la Guyane. « Il faut que la loi soit appliquée ! » Le porte-parole de la délégation a expliqué qu’il avait perdu son frère d’une balle dans la tête, et que cette situation n’était plus possible pour la population guyanaise.

Plus tôt dans la matinée, le collectif s’était posté devant les consulats du Suriname, du Guyana et d’Haïti pour dénoncer le manque de coopération inter-régionale avec les pays voisins, d’où proviennent l’essentiel des flux migratoires que les 500 frères aimeraient voir mieux contrôlés, voire quasiment bloqués à la frontière.

Un préfet de police, des mesures d’urgence, et un scanner à l’aéroport

Plutôt sereine face à cette horde d’hommes cagoulés, l’ancienne candidate à la présidentielle de 2007 a immédiatement répondu en allant dans le sens de ses interlocuteurs. Elle a assuré avoir conscience du « grave problème » que connait la Guyane, et a fait plusieurs annonces

« Il faut faire la liste des mesures d’urgence, des décisions absolument nécessaires, et sans doute renforcer la présence de l’armée. Je dis les choses comme elles le sont. Il y a des bataillons qui sont présents, qui font déjà un travail extraordinaire avec la gendarmerie. (…) Il faut redéployer des forces de l’ordre, des forces militaires, pour éradiquer l’orpaillage clandestin, cette source de délinquance, de criminalité, d’atteinte à la liberté de circulation des guyanais.

« Je comprends tout à fait l’exaspération des guyanais par rapport à ce problème grave d’insécurité. On va faire quelque chose. Je vous promets qu’il va y avoir dans les jours qui viennent un dispositif spécifique pour régler les problèmes d’insécurité. » Elle a assuré vouloir demander « dès demain » à Bruno Le Roux, le ministre de l’Intérieur, « de mettre en place un préfet de police qui sera chargé que de ce sujet. »

« Il y a aussi une très forte immigration clandestine qui devient intolérable et elle aussi à la source de cette insécurité majeure. Il faut avoir le courage de dire les choses comme elles le sont. Je pense que la Guyane doit bénéficier d’un dispositif spécifique par rapport à ces pressions de migrations qui entraînent l’insécurité. »

Concernant les accords d’extradition des prisonniers étrangers, elle est aussi allée dans le sens des 500 frères. « Ce n’est pas possible d’avoir à la fois des prisons surpeuplées, des problèmes d’arrestation, des problèmes de délinquance, des problèmes d’immigration massive… Depuis que je suis arrivée, je n’entends parler que de ce sujet-là. Vous l’exprimez de façon spectaculaire, mais je sais aussi que vous saisissez cette occasion pour ce dialogue. Et vous pouvez compter sur moi pour y donner suite. »

Elle a également exprimé son étonnement sur l’absence de scanner corporel à l’aéroport. « C’est quand même la moindre des choses de pouvoir définir qui sont les porteurs de drogue, car ça entraîne la structuration de filière de rabattage, d’esclavage, de mort même. (…) Je donnerai des instructions pour que ce scanner soit installé le plus rapidement possible. » Un projet qui avait pourtant été écarté il y a de cela 2 ans par Bernard Cazeneuve en personne…

(...) Côté sécurité, à part le service d’ordre qui a rapidement entouré la ministre pour la protéger d’éventuelles menaces, rien ne semble avoir empêché les hommes cagoulés de pénétrer dans l’enceinte de la CTG. Mais si l’intervention était spectaculaire, les mots sont restés – eux – plutôt courtois envers la ministre…

 

via http://lekotidien.fr/2017/03/17/les-500-freres-forcent-les-portes-de-la-ctg-pour-rencontrer-segolene-royal/

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS