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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 17:49

ÉDITORIAL

À force d'être ligotés, nos grands groupes sont allés investir à l'étranger. Toute la question est de les faire revenir pour que leur savoir-faire profite à la France.

Le seul candidat à avoir compris cela, c’est François Fillon, qui souhaite diminuer de moitié la taxation des actionnaires, réduire le poids des charges patronales, supprimer le principe de précaution, alléger l’impôt sur les sociétés et mettre le paquet sur les PME.

Dans notre beau pays où il est mal vu de réussir, où il est suspect de s’enrichir et où il est de bon ton de dénoncer le capitalisme, la mondialisation et les bienfaits de l’économie de marché, c’est à peine si l’on a parlé des résultats records dégagés l’an passé par les groupes qui composent l’indice Cac 40.

Si l’on se fie aux calculs réalisés par le quotidien les Échos, les profits de ces 40 stars françaises de l’industrie et des services ont bondi de près de 33 % en 2016 pour atteindre le niveau exceptionnel de 75,8 milliards d’euros.

Cela signifie que nos grandes entreprises ont su tirer parti du bel alignement des planètes constitué par des taux d’intérêt très bas, des coûts énergétiques en forte baisse et un euro ayant perdu un quart de sa valeur face au dollar.

Tout cela aurait dû bénéficier à l’ensemble du pays. C’est pourquoi nos experts espéraient, l’an dernier, une croissance de 1,5 à 1,6 % de la richesse nationale.

Mais comme notre économie — pilotée par un certain Emmanuel Macron — n’a pas été gérée aussi bien que des sociétés comme Total, Axa, Michelin, LVMH ou L’Oréal, la France a vu sa croissance limitée à 1,1 %, soit l’une des performances les plus médiocres de la zone euro.

De fait, certains se demandent comment, dans un contexte économique aussi morose, nos 40 plus belles entreprises ont pu afficher une telle prouesse. Il y a deux éléments de réponse. Le premier est qu’un groupe coté en Bourse a des comptes à rendre en permanence à ses actionnaires, qu’il s’agisse de familles, de fonds de pension étrangers ou d’investisseurs financiers.

Non seulement il est soumis à des obligations de résultats, mais en plus il est confronté tous les jours à des concurrents français ou étrangers qui l’obligent à se surpasser et à être toujours dans l’excellence.
Alors que l’État français boucle ses budgets, depuis quarante ans, à coups de déficits, affiche une dette qui mènerait n’importe quelle entreprise au dépôt de bilan et se soucie comme d’une guigne de sa productivité, du nombre de ses fonctionnaires et de l’efficacité de sa dépense publique.

Si nos dirigeants jetaient de temps en temps un oeil sur la manière dont sont gérés l’Allemagne, le Royaume-Uni et même l’Espagne, la France pourrait profiter elle aussi d’une conjoncture mondiale plus satisfaisante, de taux d’intérêt modérés ou d’un prix du pétrole excessivement bas.

La seconde raison qui fait qu’aujourd’hui notre secteur privé est fort, efficace et puissant face à un État déliquescent — alors qu’il y a trente ans c’était encore l’inverse —, c’est que nos grandes entreprises ont compris qu’il leur fallait aller chercher la croissance partout où on pouvait la trouver sur la planète.

Désormais, l’activité de nos grands groupes est réalisée pour près des deux tiers à l’international, et plus de la moitié de leurs profits sont dégagés hors de France. En somme : si les champions français sont devenus des champions, c’est parce qu’ils sont de moins en moins français.

À force d’être ligotés, entravés et pointés du doigt par l’État, ils sont allés investir hors de France et en récoltent maintenant les fruits en abondance. Toute la question est, aujourd’hui, de les faire revenir, afin que leur savoir-faire profite au pays, et donc de favoriser l’investissement privé.

Le seul candidat à avoir compris cela, c’est François Fillon, qui souhaite diminuer de moitié la taxation des actionnaires, réduire le poids des charges patronales, supprimer le principe de précaution, alléger l’impôt sur les sociétés et mettre le paquet sur les PME.

Car le seul moyen de répartir la richesse dans le pays, c’est d’abord de la créer, de l’encourager et de la favoriser. La belle réussite de nos champions du Cac 40 montre que ce qu’ils ont su faire à l’étranger, ils sauront le faire en France. Une fois la confiance revenue.

kerdrel@valmonde.fr

via https://www.valeursactuelles.com/economie/nos-entreprises-sauveront-le-pays-73225

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS