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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 17:22

Attentat. François Fillon est critiqué depuis hier soir pour avoir évoqué en direct sur France 2 “d’autres violences” ailleurs dans Paris, après qu’un homme a ouvert le feu sur des policiers sur les Champs-Elysées.
Valeurs actuelles s’est procuré le document qui prouve qu’il disait alors la vérité.

Fillon “invente d’autres attaques”, Fillon “propage des rumeurs”. Les médias n’avaient de mots assez durs ce vendredi matin pour commenter la sortie de François Fillon, hier soir sur France 2. Interrogé en direct sur l’attaque terroriste des Champs-Elysées, le candidat des Républicains lançait : “On nous laisse entendre qu'il y a d'autres violences ailleurs dans Paris”. 

Immédiatement, les réseaux sociaux partagent cette phrase et s’interrogent sur ce que le candidat a voulu dire.

Assigné à résidence, l’homme devait être reconduit à la frontière

Valeurs actuelles s’est procuré, de source policière, le document sur lequel Fillon se serait basé pour parler “d’autres violences”. La note, remontée jusqu’au bureau du ministre de l’Intérieur, est ainsi intitulée : “01er arrdt, station de métropolitain “Etienne Marcel”, arrestation d’un individu ayant tenté de s’emparer de l’arme d’un militaire de l’opération ‘Sentinelle’”.

L’événement n’est pas lié aux coups de feu des Champs-Elysées, mais aurait pu mal tourner sans l’intervention des militaires, qui l’ont “immédiatement maitrisé”. Un rapport de police détaille la scène : “Les militaires descendaient l’escalier d’accès à la station de métro lorsqu’un individu passait à côté d’eux et tentait de voler l’arme d’un des soldats. L’individu, inconnu FPR (Fichier des personnes recherchées), en état d’ivresse, était maîtrisé par ceux-ci puis conduit au STJN où il était placé en garde à vue”.

A Orly le 18 mars dernier, Ziyed Ben Belgacem était abattu pour avoir dérobé le Famas d’une militaire de l’opération Sentinelle. Il était lui aussi sous l’emprise d’alcool, ainsi que celle de cannabis et de cocaïne.

Selon nos informations, l’homme de la station Etienne Marcel était connu au traitement d'antécédents judiciaires “pour 21 rôles, (violences, vol, stupéfiant…)”. Il était assigné à résidence et devait être reconduit à la frontière, une mesure qui lui “avait été notifiée”, précise le document. La SRT Evangile, pôle de recherche de la brigade des réseaux ferrés, a été saisie des faits.

En coulisses, certains policiers dénoncent la minimisation de cet incident

D’après nos sources, François Fillon avait connaissance de ces informations au moment de les évoquer en direct sur France 2. Au même moment, l’agence Reuters faisait également état (avant de se rétracter) d’autres coups de feu entendus aux alentours des Champs-Elysées.

Dans la soirée, les plus hautes autorités de l’Etat demandent de faire attention aux “rumeurs qui peuvent circuler”. Sauf que contrairement à ce qu’affirme le ministère, et en contradiction avec les violentes accusations de “fake news” qui se sont abattues sur François Fillon, en coulisses dans la police, des voix s’élèvent pour dénoncer la minimisation de ce qu’il s’est passé. Un événement, finalement sans conséquence grâce au sang-froid des forces de l’ordre, mais qui aurait pu se terminer en bain de sang.

 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS