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mise en ligne le 15/10/2015

 

 

 

17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 11:04

In extremis. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a proclamé dimanche soir sa victoire au référendum renforçant largement ses pouvoirs. Un court succès contesté par l'opposition.

Il espérait un plébiscite. Ce sera finalement à l'issue d'une victoire étriquée que Recep Tayyip Erdogan va voir son pouvoir renforcé. Selon les chiffres de l'agence de presse progouvernementale Anadolu, le président turc obtiendrait 51,37 % des suffrages exprimés dimanche, après dépouillement des bulletins dans 99,45 % des urnes.

Le chef du Haut-Conseil électoral (YSK) a affirmé que le “oui” devançait le “non” de quelque 1,25 million de voix, avec seulement 600 000 bulletins de vote restant à dépouiller.

Des manipulations lors de l'élection selon l'opposition

La victoire d'Erdogan, lourde de conséquences sur la façon dont sera désormais dirigée la Turquie, est d'ores et déjà contestée. Les deux principaux partis d'opposition, le CHP et le HDP (prokurde), ont dénoncé des “manipulations” au cours du référendum et annoncé qu'ils feraient appel du résultat. Réagissant à cette étroite victoire du “oui”, l'Union européenne a, quant à elle, demandé à la Turquie de chercher un “consensus national”.

La révision constitutionnelle proposée par Erdogan prévoit notamment la suppression du poste de Premier ministre au profit d'un hyperprésident qui a la mainmise sur l'exécutif. Si les résultats du référendum sont confirmés, Erdogan disposera non seulement de pouvoirs considérablement renforcés, mais pourrait en théorie rester à la tête de l'Etat jusqu'en 2029.

Un référendum sur la peine de mort à venir ?

Le gouvernement présente cette révision constitutionnelle comme indispensable pour assurer la stabilité de la Turquie et lui permettre de faire face aux défis sécuritaires et économiques. Mais l'opposition dénonce la dérive autoritaire d'un homme qu'elle accuse de chercher à museler toute voix critique, surtout depuis le coup d'Etat avorté.

Peu après l'annonce des résultats hier soir, Erdogan a évoqué la possibilité d'organiser un nouveau référendum, cette fois-ci sur le rétablissement de la peine capitale, une initiative qui stopperait le processus d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne.
 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS