Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

  • : CITOYENS ET FRANCAIS
  • CITOYENS ET FRANCAIS
  • : Revue de Presse Internationale : Géopolitique Religions Immigration Société Emploi Economie Géostratégie-INTERNATIONAL PRESS REVIEW ------ ОБЗОР МЕЖДУНАРОДНОЙ ПРЕССЫ
  • Contact

Rechercher

En direct Flux de trafic
mise en ligne le 15/10/2015

Flag Counter

 

 

 

2 mai 2017 2 02 /05 /mai /2017 16:47

 Photo © Thibault Camus/AP/SIPA
Photo © Thibault Camus/AP/SIPA

 

Polémique. Lors de son passage à Amiens au sein de l’entreprise Whirlpool,  le 27 avril dernier, Emmanuel Macron voulait rassurer les salariés français de l'entreprise américaine.
Finalement, le principal débat émanant de son apparition amiénoise ne les concerne même pas.

Le candidat d'En Marche ! est dans une mauvaise passe. Celui qui est arrivé en tête des sondages du premier tour s’est distingué par une déclaration véhémente à propos du collègue français de l’Union Européenne qui doit accueillir la multinationale délocalisée : la Pologne (et la ville de Lodz, particulièrement).

 “Dans les trois mois qui suivront mon élection, il y aura une décision prise sur la Pologne. Je mets ma responsabilité sur la table sur ce sujet. On ne peut pas avoir un pays qui joue des écarts fiscaux sociaux au sein de l’Union européenne et qui est en infraction avec tous les principes de l’Union.”

Des propos qui n’ont pas tardé à faire réagir le pays, qui via son porte-parole du gouvernement, Rafal Bochenek, a riposté : “Ce genre de propos montre que des tendances protectionnistes sont toujours présentes au sein de l’UE, tendances qui affectent négativement le développement du marché libre et vont clairement à l’encontre des valeurs qui doivent être à la base de la construction de l’UE.

Le fait que des sociétés décident de transférer leurs filiales des bords de la Seine à la Pologne prouve que la Pologne est un Etat qui crée des conditions favorables aux entrepreneurs.” 

Encore plus dur avec l’ancien ministre de l’économie, le ministre des Affaires européennes, Konrad Szymanski, a poursuivi : “Jusqu’à présent, Emmanuel Macron attaquait Marine Le Pen comme la méchante qui met en doute le sens de l’intégration européenne. Mais dans ce cas précis, il est difficile de voir une différence entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron, qui se présentait jusqu’à maintenant comme un candidat éminemment pro-européen.”

Un mécontentement officialisé

Après ces contre-attaques individuelles, c’est un communiqué du gouvernement polonais qui a tenu à faire part de sa colère face aux propos du candidat à la Présidentielle. Œuvre du ministre des Affaires étrangères, cette annonce explique tout d’abord que Varsovie suit “avec intérêt” l’élection imminente qui se déroule sur notre territoire.

Par la suite, on “regrette d’observer qu’une fois de plus, à l’occasion de la campagne présidentielle française, dans un pays allié et, comme la Pologne, membre de l’OTAN et de l’Union Européenne, un candidat au plus haut poste de l’Etat a utilisé des comparaisons inacceptables qui biaisent l’opinion publique.” 

Le candidat d’En Marche ! en prend donc pour son grade et la fin du communiqué ne l’épargne pas plus : “Nous attendons du futur Président français – peu importe qui remporte les élections – qu’il fasse des analyses approfondies et qu’il ne soit pas ambigüe avant de donner le moindre avis sur les politiques d’autres Etats.” Des leçons dont se seraient bien passé M.Macron à quelques jours d’une possible accession à l’Elysée.

 

SOURCE

Partager cet article

Repost 0
Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS