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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 18:31

 

 

.... «Alors que les ONG, les scientifiques et les citoyens attendent du gouvernement la même fermeté que le précédent sur ce dossier, l’absence de position officielle nous fait craindre un possible renoncement de la France, qui serait prête à voter des critères inacceptables», s’inquiète son porte-parole, François Veillerette.

Contacté par Libération, le ministère de la Transition écologique déclare brièvement que «la position de la France n’est pas encore arrêtée sur le sujet et qu'elle le sera d’ici le vote».

Une façon abrupte de rompre avec la position ferme défendue auparavant par l’ex-ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, qui qualifiait d'«inacceptable» la proposition de la Commission.

En juin 2016, la Commission avait dévoilé, avec trois ans de retard, les critères retenus dans la définition des PE, un préalable nécessaire afin de mieux réglementer ces substances.

Mais à chaque nouveau vote de la Commission européenne, la France, le Danemark et la Suède notamment, lui ont demandé de revoir sa copie. En cause : le niveau de preuve trop élevé pour identifier un produit susceptible d’être un PE.

A cela s’ajoute une dérogation, adjointe à la hâte en décembre 2016 dans les annexes du règlement de 2009, qui prévoit que «les produits conçus pour agir sur des insectes ciblés avec un mode d’action de perturbateur endocrinien seraient dispensés d’exclusion même s’ils ont des effets sur d’autres insectes», déplore François Veillerette.

Une dérogation qui serait le fruit d’un intense lobbying de l’industrie chimique allemande, dont Bayer et Syngenta, croit savoir l’ONG.

«Aujourd’hui, il serait inacceptable de voter ces critères en l’état», poursuit François Veillerette. En parallèle, scientifiques et ONG maintiennent la pression. Le 17 juin, trois sociétés savantes d’endocrinologie (l’Endocrine Society, la Société européenne d’endocrinologie et la Société européenne d’endocrinologie pédiatrique) ont adressé une lettre aux ministres concernés des Etats membres de l'UE, critiquant les critères proposés qui, disent-ils, «ne garantiront pas un haut niveau de protection en matière de santé et d’environnement»

90% des personnes interrogées se disent favorables à ce que «Nicolas Hulot et le nouveau gouvernement poursuivent et amplifient la politique de lutte contre les PE mise en œuvre aux niveaux national et européen».

 Si la France plie aujourd’hui et vote en faveur de cette définition, les critères passeront tels quels et seule une poignée de pesticides seraient interdits sur le marché.»

ET POURTANT /  alors que Mme Royal avait bloqué ce texte aux garanties insuffisantes, M. Hulot a cédé. Les dispositions adoptées sont critiquées par les écologistes. 

François Veillerette relève tout d’abord que seuls les « produits les plus utilisés » sont concernés. Et surtout, ils seront soumis à une « évaluation des risques »« Cela signifie que l’on peut tolérer un produit dangereux s’il est peu présent dans l’environnement. Mais cette méthode ne fonctionne pas pour les PE, car leur impact n’est pas lié à la quantité, mais au moment d’exposition - la grossesse par exemple -, à l’effet cocktail - la plupart du temps on est exposé à plusieurs PE en même temps et leur impact est décuplé -, sans compter qu’ils ont un effet transgénérationel. » 

SOURCE

 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS