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28 septembre 2017 4 28 /09 /septembre /2017 18:40

Après les activités nucléaires et ferroviaires d’Alstom, c’est au tour des anciens Chantiers navals de l’Atlantique de passer sous contrôle étranger. L’Etat français regarde un à un les fleurons industriels nationaux lui échapper.

Dans le rachat de STX France, ex-Chantiers de l’Atlantique, par le groupe italien Fincantieri, le calendrier a été respecté. Un accord a bien été trouvé pour la date butoir du 27 septembre annoncée le 1er août par Bruno Le Maire, ministre français de l’Economie, à l’issue d’une réunion à Rome avec son homologue italien, Pier Carlo Padoan, et le ministre de l’Industrie, Carlo Calenda.

En revanche, en ce qui concerne le contrôle par l’Etat français de ce qui fut jadis les Chantiers de l’Atlantique, Emmanuel Macron a dû manger son chapeau. Les Italiens voulaient le contrôle ou rien et n’ont jamais cédé.

Annoncé à l’occasion du 34e sommet franco-italien qui s’est tenu à Lyon le 27 septembre, l’accord prévoit la répartition suivante du capital : Fincantieri détiendra 50% de STX ; l’Etat français, 33,34% ; Naval Group, 10% ; les industriels sous-traitants, 3,66% et les salariés, 2%.

...

Un accord «gagnant-gagnant», mais un passage sous contrôle italien

Ainsi, alors qu’Emmanuel Macron a évoqué un «accord gagnant-gagnant», des sources proches des ministères italiens de l'Economie et du Développement économique citées par l’AFP ont fait remarquer que Fincantieri aurait en réalité la disponibilité directe de 51% du capital et donc le plein contrôle de la gouvernance. C’est-à-dire, entre autres, que le président et le directeur général de STX France seront choisis par les partenaires italiens et que les décisions stratégiques seront prises à Trieste, siège de la compagnie italienne.

...

Via Fincantieri, c'est l'Etat italien qui prend le contrôle des chantiers navals de Saint-Nazaire

La France, malgré la légende ancienne du colbertisme, semble suivre depuis longtemps une toute autre stratégie. Après la perte de contrôle, en janvier 2015, au profit de l’américain General Electric, de l’activité turbines d’Alstom, puis de la construction ferroviaire du même au profit de l’allemand Siemens, annoncée le 26 septembre, la vente de STX France écrit un nouvel épisode du feuilleton de la désindustrialisation en marche de la France. Un phénomène lourd de conséquences pour l’emploi, les savoir-faire de pointe, l’indépendance et le commerce extérieur.

Aux dernières nouvelles, celui de la France fait grise mine. Depuis 2002, il est passé d’un petit excédent de 2,6 milliards d’euros à un déficit de près de 65 milliards selon les statistiques de l’Insee

C’est la deuxième plus mauvaise performance de l’Union européenne, juste après le Royaume-Uni, modèle libéral par excellence.

L’Italie, partie à peu près du même chiffre il y a quinze ans, affiche aujourd’hui un excédent de plus de 51 milliards d’euros, en hausse constante depuis 2010. C'est la troisième meilleure performance de l’UE après les Pays-Bas (+ 60 Mds €) et l’Allemagne (+ 255 Mds €).

 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS