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26 septembre 2017 2 26 /09 /septembre /2017 20:11

Après avoir cédé en 2015 à l'américain General Electric ses activités dans l'énergie et le nucléaire, Alstom pourrait passer sous contrôle du conglomérat allemand Siemens.

Plusieurs voix s'élèvent pour dénoncer la mort d'un fleuron français.

Le TGV va-t-il devenir allemand ? Le feuilleton du démantèlement du fleuron technologique Alstom se poursuit, malgré les dénégations des pouvoirs publics, de François Hollande en passant par ses ministres de l'Economie, Michel Sapin et... Emmanuel Macron.

Il pourrait même s'achever au moment où le groupe industriel allemand Siemens envisagerait de mettre la main sur ce qui reste d'Alstom, en devenant actionnaire majoritaire de ce qui reste du groupe français : l'activité de construction de matériel roulant ferroviaire. Ce 26 septembre 2017, le conseil d'administration d'Alstom, où l'Etat ne détient plus que 20% des droits de vote, pourrait acter le passage du groupe sous le contrôle de Siemens.

Le groupe allemand tient par ailleurs de son côté, ce même jour, une réunion de son conseil de surveillance. Les deux groupes devraient se prononcer sur un projet déjà étudié en 2014 mais qui avait échoué, Alstom préférant céder ses activités énergie à l'américain General Electric et recentrer son activité sur le ferroviaire.

Le passage d'Alstom sous pavillon allemand signerait ainsi de facto la disparition d'un fleuron industriel français qui avait plusieurs cordes à son arc. La branche nucléaire d'Alstom concevait et construisait notamment des turbines nucléaires de pointe – 30% des parts du marché mondial – activité tombée dans l'escarcelle de l'américain General Electric début 2015, avec la bénédiction du ministre de l'Economie de l'époque.

Liquidation d'un fleuron technologique ?

La production et la livraison des turbines, fierté d'Alstom, dépend désormais des Etats-Unis. Ces dernières équipent non seulement les centrales nucléaires, mais aussi les sous-marins nucléaires, une composante non négligeable de l'indépendance stratégique et militaire de l'Hexagone.

De l'avis du ministère de l'Economie et des partisans de la fusion des groupes français et allemand, ce rapprochement s'inscrirait dans un mouvement mondial de consolidation du secteur ferroviaire,...

Bradage, forfaiture et casse sociale

Mais pour les défenseurs d'une industrie nationale souveraine, la possible prise de contrôle d'Alstom par Siemens n'a pas manqué de soulever un tollé. Eric Coquerel, député de La France Insoumise (LFI), dénonce la fusion sur Twitter : «Ce bradage serait une forfaiture vis-à-vis du pays.»

«A partir du mardi 26 septembre 2017, l’un des derniers fleurons de l’industrie française ne nous appartiendra plus et les 31 000 salariés d’Alstom seront sous pavillon étranger», s'inquiète de son côté le président de Debout la France (DLF), dans un communiqué publié sur son site. «Monsieur Macron [a] menti sur toute l’affaire Alstom et en particulier la pérennité d’Alstom Transport», clame encore le député.

L'annonce d'un possible rachat d'Alstom par Siemens prend ainsi une dimension politique et symbolique, en pleine réforme du Code du travail par ordonnances. 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS