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mise en ligne le 15/10/2017

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24 novembre 2017 5 24 /11 /novembre /2017 16:37

(…) Ils sont nombreux à être encore traités comme des sous-hommes et des sous-femmes dans des sociétés considérées, de loin, comme modernes.

Mais vu de près, les pratiques les plus abjectes continuent d’exister. Ainsi, en Tunisie, malgré une loi contre la traite des hommes adoptée en 2016, dans le pays profond, de nouveaux rentiers continuent de sévir.

En Tunisie, premier pays arabe à avoir aboli l’esclavage il y a de cela plus de 170 ans, le commerce des aides ménagères n’a jamais cessé d’exister. Des fillettes continuent d’être « vendues » via des intermédiaires par des parents peu scrupuleux que seul intéresse la rente mensuelle tirée de pareilles transactions. La pauvreté est-elle une raison pour laisser partir son enfant vers l’inconnu ? Malheureusement, pour beaucoup, la réponse est oui.

Cela se fait au vu et au su de tous. Le dimanche, à quelques centaines de kilomètres de Tunis, des familles partent à la recherche de misérables fées des logis. Le plus souvent, les jeunes filles sont livrées par des intermédiaires contre leur gré, moyennant une commission et un salaire de misère qu’elles ne perçoivent même pas, car expédié directement au père de famille.

Dans d’autres cas, celles-ci sont heureuses de quitter leur misère matérielle, ignorant la misère morale qui les attend. Dans ce monde loin du monde, pour beaucoup, il ne s’agit pas de choix mais de fatalité. Des femmes libres à l’échelle nationale et d’un point de vue législatif se retrouvent otages d’un système social aussi archaïque qu’anachronique, dans lequel elles sont instrumentalisées par des époux véreux les faisant travailler pendant qu’eux jouissent du statut de chômeurs assistés. N’est-ce pas là l’un des visages de l’esclavagisme ?

Et ce n’est pas mieux ailleurs. En Mauritanie, une codification sociale essentiellement raciale sert de prétexte à l’esclavage. L’indignation très épisodique de la communauté internationale n’a pas aidé à mettre fin au fléau. Peut-être a-t-on besoin d’une vidéo qui buzze pour en finir avec pareils crimes contre l’humanité ?

Des vidéos chocs, ce n’est pas ce qui a manqué au Liban, où la maltraitance des personnels de maison de nationalité étrangère sévit et fait des victimes. De nombreuses dénonciations y avaient ainsi fait écho au suicide d’une aide ménagère éthiopienne après de nombreuses agressions infligées par son employeur. C’est aussi dans ce pays, l’un des plus modernes du monde arabe, qu’une autre forme d’esclavage a été publiquement dénoncée après le démantèlement d’un réseau de trafics d’êtres humains ayant fait de nombreuses réfugiées syriennes des esclaves sexuelles.

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS