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11 décembre 2017 1 11 /12 /décembre /2017 20:26

C’est avec un score historique de 56,46% des voix que les nationalistes remportent les élections territoriales.

Fort de cette légitimité, Jean-Guy Talamoni, le nouveau président de l’assemblée de Corse, déroule pour Sputnik sa feuille de route.

À l’entendre, c’est un peu «plus d’autonomie aujourd’hui pour plus d’indépendance demain».

«L'enjeu de la victoire nationaliste, c'est d'amplifier nos avances pour être en position de force dans les négociations face à Paris. […] Le premier objectif maintenant est de négocier le nouveau statut avec Paris, celui des pouvoirs législatifs dans les domaines économiques, sociaux, l'aménagement du territoire. C'est à dire, tout, sauf ce qui relève des prérogatives régaliennes.»

Le nouveau président de l'assemblée territoriale affiche ses ambitions au micro de Sputnik: plus de pouvoirs pour que les Corses gèrent au plus près les problèmes des Corses. Fort des 56,46% des voix qui se sont portées sur la liste autonomiste-indépendantiste, Jean-Guy Talamoni est dans les starting-blocks et il expose un programme visiblement bien rodé:

«Comme nous sommes favorables à l'Europe, nous sommes également favorables à ce que les prérogatives régaliennes soient transférées à l'Europe.»

 

Mais en attendant que Bruxelles débarrasse Calvi de la tutelle parisienne, le leader indépendantiste souhaite que la France fasse des efforts dans ce sens en remettant en cause la hiérarchie juridique en vigueur. En effet, si l'assemblée de Corse dispose de « départements» (analogues à des ministères au niveau national) pour chaque domaine de responsabilité régionale, les délibérations de l'assemblée ont moins de valeur que la loi française, la Constitution et les traités internationaux:

«Pour gouverner convenablement les affaires publiques, nous avons besoin d'intervenir au niveau législatif. Pour faire droit à nos demandes dans la matière fiscale, foncière ou linguistique, il faut toucher à la Constitution. C'est la raison pour laquelle l'assemblée de la Corse a demandé d'insérer un dispositif particulier dans la Constitution française.»

On le voit, le programme est bien rodé, et ce n'est pas par hasard, selon le nouveau président de l'assemblée territoriale: «En place depuis 2015, nous avons d'abord gagné la bataille des idées, ensuite nous avons gagné la bataille électorale. Souvent, les journalistes comparent notre succès à celui de Macron. Rien à voir! Macron a gagné en quelques mois, sans aucun projet, juste avec sa personnalité et la comm'. Nous avons passé 40 années dans l'opposition, ça a laissé le temps de préparer les projets précis et cohérents dans tous les domaines.»

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS