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22 décembre 2017 5 22 /12 /décembre /2017 23:24

À l’issue des assises de l’alimentation qui se sont tenues ces cinq derniers mois, le gouvernement a dévoilé les mesures qu’il envisage de prendre pour sortir le secteur de la crise. Toutefois, les associations et les producteurs en agriculture biologique clament leur déception.
(…)
L’annonce de mesures concrètes pour soutenir la filière bio a donc été repoussée. Pour l’heure, les exploitants retiennent avant tout la baisse des aides au maintien en agriculture biologique intervenue cet été.

Ainsi, la Fédération nationale de l’Agriculture biologique souligne qu’aujourd’hui les agriculteurs qui souhaitent se convertir à l’agriculture biologique sont accompagnés sur 10 ans, mais que cette aide va être réduite à 3 ans demain. «M. Travert ampute de 5 ans les aides ouvertes aux producteurs bios, marquant ainsi un recul historique et revenant à la situation déséquilibrée d’avant 2010. 

Mais le gouvernement ne s’arrête pas en si mauvais chemin: non content de supprimer l’aide au maintien, il prévoit également de réduire à 3 ans l’aide à la conversion, selon les contacts de la FNAB en Région. (…) En 3 mois, les agriculteurs qui souhaitent passer en bio ont donc perdu 7 ans de soutien financier, et le gouvernement a perdu la confiance des producteurs bio», souligne la fédération.

Sur le terrain, les producteurs fulminent. «Pour l’instant, dans la réalité, le gouvernement est plutôt en train de saccager le bio. Ils viennent notamment de me supprimer les aides au maintien en agriculture biologique (au titre de rémunération pour service environnemental rendu, NDLR). À partir de 2018, je ne toucherai plus cette aide, de 160 euros par an et par hectare, alors que je devais en bénéficier jusqu’en 2020. 

Au total, je vais perdre plus de 29.000 euros d’aides alors que j’avais anticipé mes remboursements en fonction. Je vais devoir freiner mes investissements et geler les embauches prévues», souligne Thomas Lafouasse, céréalier et maraîcher bio en Essonne, à la tête d’une exploitation de 180 hectares. «Moi, je peux m’en sortir mais il y a des fermes qui n’auront pas cette chance», ajoute celui qui a diversifié son exploitation et propose des produits transformés comme des soupes, des plats ou des pâtes artisanales.

La filière bio n’est pas la seule à déplorer l’absence d’engagements concrets en faveur de l’agriculture biologique. Ainsi, le ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a fait le choix de ne pas participer à la séance de clôture du grand rendez-vous du monde agricole. «Le compte n’y est pas, ce n’était pas suffisamment conclusif et, donc, ce n’était pas pour moi le temps de conclure», a-t-il confié au Monde.

Le Figaro

 

 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS