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23 janvier 2018 2 23 /01 /janvier /2018 01:54
La carte de l'opposition médiatique se précise: Ksénia Sobchak vient d'obtenir ses 100 000 signatures, nécessaires à l'officialisation de sa candidature à l'élection présidentielle russe et Alekseï Navalny vient de voir fermer le Fonds qui s'occupait du financement de son état-major de campagne, sans être toutefois candidat.
 
Navalny et Sobchak font tous les deux l'actualité de la marge politique russe. La marge, car ils ne représentent rien en capacité positive électorale, mais ont une capacité de nuisance qui n'est pas négligeable. 
 
De son côté. A. Navalny prévoit d'organiser le 28 janvier une grande démonstration de force publique des "Electeurs en grève", puisque le 30 décembre dernier la Commission électorale a osé refuser d'enregistrer sa candidature (malgré les pressions internationales) en raison de son casier judiciaire, pour le moins non vierge. Evidemment, n'étant pas candidat, il est difficile d'avoir un état-major à financer, ce dont s'occupait son Fond, qui vient d'être liquidé par la justice et avait perçu plus de 275 millions de roubles.
 
K. Sobchak, elle, s'oppose officiellement à cette démarche, car elle estime nécessaire de participer aux élections pour donner le choix aux gens. Ce qui est absolument logique. Ce qui l'est moins est de donner un choix "négatif" - contre tous, quand il est important de convaincre avec un programme positif - à moins que les grandes positions de ce programme ne puissent obtenir de soutien populaire, alors autant le faire oublier ...
 
Elle a toutefois réussi à obtenir ses 100 000 signatures populaires, même si certains bruits plus que dérangeants courent, notamment sur certaines "aides" surprenantes venant d'administrations locales.
 
Quoi qu'il en soit, ces individus ne représentent aucune force politique en tant que telle - pour le moins à l'intérieur du pays. Chacun à sa manière développe une démarche destructrice.
Du côté de Sobchak, la destruction se veut intérieure, systémique, par la participation et la négation de la valeur politique et démocratique du système, le candidat contre tous.

 
Mais au moins c'est le jeu démocratique que d'intégrer aussi ceux qui le dénient. Du côté de Navalny, l'attaque est extérieure: il s'agit de discréditer la démarche électorale par ce nouveau mouvement de "grève générale électorale", médiatisé par lui. Des jeunes distribuant des prospectus appelant à manifester contre ces élections.
 
 
Le profile de ces activites fait plus penser à des paumés, qu'à des personnes ayant un projet positif pour améliorer la société ...
 
 
La technologie de déstabilisation électorale s'est améliorée par rapport aux autres pays d'Europe de l'Est, il est vrai que la Russie demande des efforts supplémentaires. Il n'est plus nécessaire d'attendre que les élections aient lieu pour contester leur légitimité, c'est leur principe même qui est en jeu.
Qu'il s'agisse de l'intérieur par Sobchak, ou de l'extérieur par Navalny. Ces énergumènes sont finalement très complémentaires, au-delà de la farce jouée de leur 
combat grotesque. Ils emploient les mêmes méthodes et poursuivent finalement le même but. C'est peut-être la raison pour laquelle Sobchak se dit prête à travailler et avec Navalny, et avec Khodorkovsky.
 
Quel avenir haut en couleur! Il faudra bien choisir la couleur de celle-ci. Mais chaque chose en son temps.
 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS