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25 février 2018 7 25 /02 /février /2018 19:26
Les agriculteurs français sacrifiés par l’Europe et par la finance

La Commission européenne minimise déjà l’impact de la fin des droits de douanes…

Emmanuel Macron a battu le record de présence au Salon de l’agriculture. Si cette performance illustre l’endurance physique de notre président, elle ne suffira pas à rassurer les agriculteurs. Le bilan principal de cette journée, c’est la confirmation de l’impuissance de la France devant Bruxelles. Alors, faut-il accuser l’Europe de tous les maux ?

Prenez l’exemple des négociations avec le Marché commun du Sud (Mercosur), qui
regroupe l’Argentine, le Brésil, le Paraguay, l’Uruguay, le Venezuela et la Bolivie. Il s’agit d’un projet d’accord de libre-échange pour faciliter l’exportation de produits en provenance du Mercosur vers l’Union européenne, en réduisant notamment les droits de douane. Les éleveurs français s’en inquiètent à juste titre.
En effet, dans les pays du Mercosur, on n’est pas soumis aux mêmes normes sanitaires qu’en France. De plus, les charges étant moins lourdes, l’augmentation des importations de produits sud-américains (bœuf, volailles, etc.), porterait un coup supplémentaire aux éleveurs qui n’en ont pas besoin.

...

Quant au président de la République, bien qu’il assure qu’« il n’y aura jamais de bœuf aux hormones en France », quel est le poids de sa parole face à l’Europe ? Ne déclarait-il pas, fin janvier 2018, qu’il serait « pertinent d’essayer de finaliser rapidement [cet accord] dans le contexte géopolitique actuel ». Qui faut-il croire : le Macron du Salon de l’agriculture ou le Macron qui, au nom de la solidarité européenne, s’aplatit devant les décisions de Bruxelles ?

La Commission européenne minimise déjà l’impact de la fin des droits de douanes : les Européens ne vont pas acheter du bœuf argentin plutôt que de la viande bovine française, ils vont acheter argentin au lieu d’acheter américain, plaident-ils avec une étrange logique. ..

Le véritable moteur de ses décisions, de ses directives – que certains États comme la France s’empressent de transcrire, voire de devancer dans leur législation –, ce sont les intérêts financiers. Peu importe que de petits agriculteurs se ruinent, pourvu que les grands groupes produisent et vendent. Adieu les entreprises familiales, vive les fermes des mille vaches !

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS