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9 décembre 2018 7 09 /12 /décembre /2018 22:20

Dans le cadre du Forum Mondial de la Jeunesse qui s’est tenu récemment en Égypte, le président d’Égypte El Sissi a participé à une séance où il a répondu aux questions des jeunes. J’ai traduit de l’arabe sa réponse à une question concernant l’émigration.

 

El Sissi: La deuxième question m’est posée par Mohammed Kassim (un jeune afghan): Pourquoi les chefs d’États mondiaux ferment leurs portes à l’immigration?

Je n’ai certainement pas l’intention de renchérir sur cette question. Chaque État a le droit de protéger sa population et voir à ses intérêts. Il doit respecter les droits de l’homme bien entendu, mais dans un cadre qui lui permet de préserver ses intérêts nationaux.

Permettez-moi de vous dire ceci: au lieu de me demander pourquoi ces pays ferment leurs portes, demandez-vous plutôt pourquoi les afghans en Afghanistan ne se préoccupent pas du sort de leur pays.

Pourquoi s’acharnent-ils depuis quarante ans à s’entretuer et à s’autodétruire? Cette question se posent également pour d’autres pays comme le Pakistan et… l’Égypte aussi. Elle se pose aussi pour la Syrie, l’Irak, la Lybie, le Yémen et la Somalie. Pourquoi nous nous comportons de cette façon?

Nous nous déchirons à l’intérieur de nos pays et après nous demandons à des États laborieux qui triment nuit et jour, qui s’efforcent à conserver leurs acquis, à protéger leur population, à maintenir leur niveau de vie et de développement…

Nous leur demandons de partager avec nous le fruit de leur labeur, simplement parce que nous nous disputons entre nous! Voyons donc! Remarquez que je ne suis ni pour eux, ni contre eux, j’essaie simplement d’être objectif et équitable dans ma façon de voir le problème.

Nous avons l’obligation de nous critiquer nous-mêmes: Est-ce que nous protégeons nos propres États? Les leaders des États dont je parle (les États musulmans) n’ont-ils pas l’obligation d’être plus équitables, plus respectueux et plus attentionnés à l’égard de leur population?

Et n’ont-ils pas le devoir de faire des concessions, de se mettre à table et régler leurs problèmes, que ce soit en Afghanistan, en Syrie, en Irak ou en Lybie? Pourquoi ne le font-ils pas? Tu en veux au chef d’États européens, que ce soit en Angleterre, en Allemagne, en Italie ou ailleurs, qui ferment leurs frontières pour protéger le fruit de longues années de labeur et d’effort consacrés à édifier une société évoluée!

Nous demandons qu’ils nous ouvrent leurs portes, alors que nous voulons imposer notre culture, bien qu’elle soit très éloignée de la leur, en particulier dans le domaine du travail et de l’effort.

Notre éthique du travail est différente de la leur, ils ont une éthique rigoureuse, ils ne s’accordent pas de passe-droits ou de laisser-aller dans le domaine du travail ou de la formation. À l’opposé nous nous permettons, quelques fois d’une manière exagérée, des passe-droits et de la complaisance.

Tu as l’intention d’imposer ta culture? Pour ne blesser personne je dirais ceci: en tant qu’immigrant j’apporte avec moi ma culture égyptienne, je veux tout avoir sans me fatiguer! N’est-ce pas que cette culture est bien la nôtre?

De hauts responsables m’ont posé cette question: « pourquoi avez-vous autant de main-d’œuvre non productive? » Je leur réponds que nous avons nos façons de faire et nos habitudes, elles correspondent à ce que nous sommes et nous ne pouvons pas les changer sans causer des heurts et des perturbations.

Tu veux émigrer avec ta culture, qui pour toi ne peut être remise en question? Tu veux l’imposer en prétextant qu’il s’agit d’un droit humain? Non!

Et à propos si tu vas dans un pays qui accepte de t’accueillir, tu dois respecter, mais d’un respect absolu, ses lois, ses coutumes, ses traditions et sa culture.

Mais tu n’as pas cette disposition d’esprit, en fait nous ne sommes pas du tout dans cette disposition d’esprit, alors il ne faut pas y aller. Tu veux qu’ils t’ouvrent la porte, pour que tu entres et qu’après cela tu leur crées des problèmes? Non!

Moi je ne suis pas en train de les défendre, Non par Allah! Je juge simplement d’après ce que je vois et ce que je comprends des évènements qui se déroulent à ce sujet. Ce n’est pas possible, cela fait plus de quarante ans que vous vous entretuez et vous voulez que je vous laisse entrer? Non!

Vous voulez résoudre vos problèmes? Résolvez-les dans vos pays. Voilà pourquoi je dis aux égyptiens: « prenez soin de votre pays! » Tel est mon message. Au lieu de demander aux autres de nous ouvrir leurs portes, faisons en sorte que notre terre nous suffise, et en fait elle nous suffit.

En Égypte il y a suffisamment de place pour tous les égyptiens; nous devons éviter d’entrer en lutte les uns contre les autres et ainsi de tout démolir, faute de quoi les jeunes choisiront de partir vivre ailleurs… Non c’est inacceptable!

Nous devons faire face résolument à nos problèmes, mettre fin à l’effusion de sang dans nos pays, faire preuve de lucidité et d’intégrité dans nos interactions, favoriser le dialogue et le débat. Je ne suis pas contre l’émigration, ceux qui nous ouvrent la porte je leur dit Merci votre geste est apprécié. En ce qui concerne ceux qui nous ferment la porte, je dis qu’en cela nous n’avons de reproches à adresser qu’à nous-mêmes.

Mes commentaires

J’entends déjà les grincements de dents des immigrationistes islamophiles, je perçois également la rage des mondialistes, ennemis déclarés des nations.
En effet le président el Sissi leur coupe littéralement l’herbe sous le pied; tout leur échafaudage idéologique s’écroule. El Sissi est un égyptien authentique, un nationaliste qui aime l’Égypte et qui veut en faire un objet de fierté. Son attachement viscéral à sa terre natale le rend imperméable à l’idée de conquérir l’Occident pour y imposer l’islam et la charia.

Il fait sienne cette maxime: « si je n’étais pas égyptien, j’aurai certainement aimé l’être ». Cette formule élaborée au début du vingtième siècle est proche de l’énoncé selon lequel tout homme a deux patries, la sienne et puis la France.

En tant que nationaliste convaincu, el Sissi comprend parfaitement le nationalisme des peuples européens. Malgré sa foi, il trouve inacceptable l’idée d’introduire un cheval de Troie islamique dans les pays d’accueil.

Son sens politique l’amène aussi à souhaiter que les peuples européens préservent leur culture, laquelle est garante de leur succès et de leur survie. Il voit d’un fort mauvais œil le changement radical opéré par l’immigration islamique en Europe.

Si cette dernière venait à s’effondrer dans la violence comme cela se passe au Moyen-Orient, alors l’Égypte se retrouverait en perdition civilisationnelle. Privée de l’oxygène que lui procure la civilisation occidentale, l’Égypte mourra d’asphyxie islamique.

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS