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3 avril 2019 3 03 /04 /avril /2019 11:05

Le tribunal de commerce de Nanterre a prononcé ce 29 mars la liquidation judiciaire d'Arjowiggins Papiers Couchés à Bessé-sur-Braye (Sarthe), qui emploie 580 personnes, et la cession partielle de celle du Bourray (270 emplois), à Saint-Mars-La-Brière près du Mans.

«Il y a 800 salariés touchés directement, sans compter les emplois indirects. Il y a eu des liquidations qui ont touché autant de salariés mais autant dans un même département et une même zone géographique, c'est vraiment inédit», a souligné l'avocat des salariés Thomas Hollande. «C'est une catastrophe pour le département de la Sarthe», a-t-il ajouté, faisant part de sa «colère» vis-à-vis de l'Etat.

Pour l'usine de Bessé-sur-Braye, fondée en 1824, le tribunal a prononcé «la liquidation judiciaire sans poursuite d'activité», a expliqué l’avocat. Pour l'usine du Bourray, il s'agit d'une cession partielle «avec le licenciement de plus de 150 salariés», selon la même source.

A Bessé-sur-Braye, des salariés bloquaient le 29 mars les sorties de camions en plaçant des bobines de papier devant les entrées du site, selon un journaliste de l'AFP. Une cinquantaine de personnes étaient réunies dans la cour intérieure dans une ambiance d'enterrement. Alain, 58 ans et 35 d'usine, faisait part de «son dégoût». «Tout le monde nous a abandonnés, on s'est fait rouler dans la farine», a-t-il estimé.

«On s'y attendait mais là c'est cuit. C'est le coup de massue», a déclaré à l'AFP Abraham Philippe, représentant CGT à Bessé-sur-Braye (580 salariés),

avant même l'annonce officielle.

Peu de perspective d'emplois à moins d'une heure de route

«Il va y avoir 600 personnes dans la région sans emploi et il n'y a rien dans le secteur», a déploré Christine, employée à la logistique, chez «Arjo» depuis 35 ans, parlant d'un «coup très dur». «Il y a une heure de route minimum pour les grandes villes, Blois, Tours ou Le Mans. On a du mal à réaliser que c'est fini», a-t-elle ajouté.

«Tout le monde est sous le choc», a renchéri Jacques Lacoche, le maire de Bessé-sur-Braye (2 200 habitants). «Il y a toujours un espoir de repreneur même après la liquidation judiciaire», a-t-il toutefois affirmé.

Le besoin de financement pour reprendre l'usine de Bessé s'élevait à 40 millions d'euros, selon Thomas Hollande, avocat des salariés, la région s'étant dit prête à apporter 20 millions d'euros.

BpiFrance, actionnaire du groupe en difficulté

Selon l'avocat, l’Etat, la Banque publique d'investissement (BPI) et les dirigeants du groupe «sont responsables de cette situation alors qu'il y avait un projet de reprise viable proposé». Ils «ont refusé de le financer intégralement», a estimé l'avocat. Les trois usines, qui appartenaient au groupe Sequana, ont été placées en redressement judiciaire le 8 janvier. BpiFrance est actionnaire de Sequana à hauteur de 15,4% du capital et détient 17,2% des droits de vote.

«C'est une nouvelle difficile pour le territoire [...] Malheureusement, les financements privés nécessaires pour équilibrer l'offre n'ont pu être réunis», a réagi Bruno Le Maire, le ministère de l'Economie dans un communiqué. 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage