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14 mai 2019 2 14 /05 /mai /2019 19:54

À la veille de la « prise en jouissance », comme on dit dans les tribunaux de commerce, d’Ascoval par British Steel, Sky News puis l’AFP annonçaient, mardi en début d’après-midi, que le groupe britannique était menacé de faillite.

Pas loin de 75 millions de livres lui manquaient « afin de poursuivre son activité dans les prochains mois » : 5 000 emplois étaient menacés, ainsi que le développement de British Steel en Europe, notamment à Saint-Saulve.

Les déclarations du gouvernement britannique et du groupe sidérurgiste semblent n’avoir été qu’un bras de fer. Après avoir déjà réclamé l’aide des pouvoirs publics britanniques, en avril (pour payer 100 millions de livres de facture liée au CO2 à Bruxelles), British Steel demandait cette fois « un nouveau soutien financier pour aider le groupe à répondre aux problèmes liés au Brexit tout en continuant ses projets d’investissement ».

 

« La reprise d’Ascoval n’est pas remise en question »

 

« La reprise d’Ascoval n’est pas remise en question », a déclaré Xavier Bertrand, mardi après-midi. « J’ai eu les camarades d’Hayange (où British Steel possède une autre aciérie) au téléphone, nous a appris Nacim Bardi, délégué syndical CGT à Saint-Saulve, ils ne s’en faisaient pas plus que ça. » De telles annonces fracassantes sont visiblement courantes, outre-Manche… Entre-temps, les salariés d’Ascoval ont eu le temps de s’inquiéter. « C’est le cauchemar qui recommence, nous a dit dans un souffle Bruno Kopczynski, porte-parole de l’intersyndicale. Ils ont des problèmes d’argent, mais ce sont eux qui sont censés mettre les sous sur les comptes d’Ascoval avant minuit. »

En fin d’après-midi, British Steel s’est fendu d’un communiqué : « Ces discussions (avec le gouvernement britannique) n’ont pas d’impact sur le volonté du groupe de se porter repreneur de l’aciérie Ascoval de Saint-Saulve. »

Une semaine d’activité par mois

Mardi matin, c’est un Cédric Orban enthousiaste que nous avions eu au téléphone. Le président d’Ascoval, qui a lui aussi connu la déception Altifort (le groupe belge qui avait repris l’usine, avant d’abandonner en début d’année par manque de fonds), était cette fois confiant.

« On est repris, et les choses se mettent vraiment bien en place. C’est un grand groupe, mais avec un fonctionnement souple. J’ai déjà les extraits du registre du commerce, les statuts, le compte en banque. »

Pour l’instant, l’usine est à l’arrêt. La reprise, pour une semaine de production, est prévue la semaine prochaine. Cédric Orban rappelle qu’il n’y a « pas de perte de salaire pour les salariés au chômage technique. On compense la différence. British Steel m’a autorisé à le faire jusqu’à la fin 2019, et même en 2020. Mais je ne pense pas que ça continuera en 2020. »

 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans sidérurgie