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25 juillet 2019 4 25 /07 /juillet /2019 13:23

Tous les pèlerins connaissent la statue de saint Jacques à cheval du transept nord de la cathédrale de Compostelle. Les plus anciens se rappellent que son cheval piétine des Maures. Les plus récents ne les voient plus car ils sont maintenant cachés en permanence par des fleurs. Mais d’où vient ce qualificatif de Matamore ?

La date de l’apparition du qualificatif « matamore » (tueur de Maures) attribué à saint Jacques est actuellement inconnue et sans doute beaucoup plus tardive qu’on ne le pense souvent. Les dictionnaires espagnols ignorent Santiago matamoros et les français voient dans le mot un emprunt à l’espagnol Matamoros, « tueur de Maures », formé à partir de mata, « tuer » et Moros, pluriel de Moro, « Maure ».

Il est présenté comme le nom d’un faux brave de comédie qui se vante constamment de ses exploits contre les Maures. L’expression remonterait au mieux à la fin XVIe siècle. Aucune recherche textuelle ne semble avoir été faite en Espagne à ce sujet.
C’est seulement au travers des représentations iconographiques qu’on peut observer la création de ce saint combattant.

C’est en Espagne, au début du XIIe siècle, que le saint apôtre pêcheur se double d’un preux chevalier venant au secours des armées chrétiennes. Il apparaît dans le ciel, monté sur un cheval blanc, armé d’une épée et déployant un grand étendard. Une chronique espagnole du XIe siècle (Historia Silense) place cette première apparition au IXe siècle, lors de la bataille de Clavijo près de Logrono, engagée pour mettre fin à l’envoi annuel de 100 jeunes filles aux harems de Cordoue. Saint Jacques promet au roi Ramire de lui assurer la victoire. Vers 1130, dans le miracle XIX du Livre des miracles de saint Jacques, saint Jacques lui-même se présente, annonçant la victoire de Coïmbra (1064) :

« Je suis chevalier du Christ, secoureur de chrétiens… je marche en tête des armées chrétiennes contre les Sarrasins… ».

En 1175, les statuts de l’Ordre de Santiago montrent également le saint patron comme un pourfendeur d’Infidèles, selon les paroles du pape Alexandre III demandant aux chevaliers « qu’ils participent à la défense de la chrétienté et fassent la guerre aux Sarrasins… ». La bannière des chevaliers porte le saint cavalier brandissant son épée. Jusque là, aucune représentation iconographique ne le montre piétinant des Maures.

[…] La suite de l’article sur ce blog consacré au pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS