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8 avril 2020 3 08 /04 /avril /2020 17:45

Membre fondateur du Fonds de Recherche Amitié Politique, François Martin analyse les ressorts du déclassement de la France par rapport à l'Allemagne. La crise sanitaire en est un cas d'école.

Dans tous les domaines, l’Allemagne nous dame le pion, c’est bien connu. Sur le plan économique, ça fait longtemps : 4ème puissance économique du monde, avec un PIB de 3400 milliards d’euros en 2018, 3ème exportateur mondial derrière les USA et la Chine, première puissance commerciale au monde par son dynamisme rapporté à sa population, et son excédent commercial de 230 milliards d’euros en 2018. Un tissu industriel très riche, 12000 entreprises de taille intermédiaire…

A côté de ça, nous faisons pâle figure. C’est surtout dans le domaine du commerce extérieur que nous accumulons du retard, avec près de 60 milliards d’euros de déficit du commerce extérieur en 2019. Nos exportations ne sont pas le résultat de notre dynamisme, avec seulement 5000 entreprises de taille intermédiaire, mais surtout de la rente de nos industries “fossiles” : luxe, mode, tourisme, gastronomie. La moyenne d’âge des entreprises du CAC 40 est de 105 ans. 

Mais ce n’est pas seulement en économie que nous sommes battus à plate couture. La crise du coronavirus nous le montre une fois de plus. Le mercredi 1er avril, le nombre de morts en France atteignait 4032 personnes. La veille, l’Allemagne dénombrait seulement 732 décès, soit un taux de mortalité beaucoup plus bas

L'art de l'impréparation

Tests systématiques et précoces (avec 500 000 tests pratiqués par semaine, au lieu de 35 000 en France), pratiqués par les médecins de ville,  disponibilité, du fait de leur tissu industriel, de masques et de respirateurs en quantité, disponibilité suffisante de lits, tout montre que là-bas, l’épidémie est maîtrisée, alors que chez nous, le spectacle de l’impréparation est manifeste, quand ce ne sont pas les scandales qui ressortent.

Premièrement, celui des lits des hôpitaux privés que l’on n’utilise pas. En revanche, on n’hésite pas à mettre en scène les déplacements à grands frais des malades d’un côté de la France à l’autre afin de montrer que le gouvernement fait quelque chose. Deuxièmement, la mise au jour des liens incestueux entre les membres du Conseil Scientifique et du CARE, et les laboratoires pharmaceutiques,  une collusion que tous, dans le milieu médical, connaissent évidemment, mais dont personne n’osait jusqu’ici parler ; expliquant évidemment les “réticences” vis-à-vis de l’hydroxychloroquine…

Cette différence flagrante entre la France et l’Allemagne est une question qui me préoccupe personnellement depuis fort longtemps. Après avoir beaucoup cherché, je pense en avoir trouvé l’explication dans un entrefilet d’un journal alsacien. Celui-ci y relate un événement assez peu médiatisé, une joute nautique internationale qui oppose chaque année, depuis 40 ans, autour du 1er avril, les équipes de la France et d’Allemagne.

Le clou de cette manifestation, le dernier jour, est une compétition d’aviron de huit avec barreur : l’épreuve reine qui détermine la suprématie de l’un des pays sur l’autre. Elle se déroule sur le Rhin.

Le goût de la défaite

Or, chaque année, depuis 40 ans, le huit avec barreur allemand écrabouille le bateau français. Il lui met une trempe magistrale. Evidemment, si cet événement n’est pas très ébruité au niveau de la presse régionale ou même nationale (on comprend pourquoi), il est scruté de très près par les politiques des deux pays, en particulier au niveau des gouvernements français successifs.

J’ai entendu dire, par une indiscrétion, qu’après chaque présidentielle, le premier Conseil des ministres y est intégralement consacré. Evidemment, cette affaire a fait l’objet de rapports très détaillés et très secrets, demandés à de grands cabinets d’audit. Or au fil du temps, ceux-ci ont montré que les défaites successives de la France avaient toujours eu la même cause : sur le bateau allemand, il y a huit rameurs et un barreur, alors que sur le bateau français, il y a huit barreurs et un seul rameur…

Chaque année, après la défaite française, d’après ce qu’on m’a dit, le gouvernement se réunit en présence du chef de l’Etat. Et chaque année, depuis 40 ans, la décision, prise à l’unanimité, a toujours été la même : « Virez-moi ce minable rameur ! Et si vous ne pouvez pas le virer, taxez-le ! ». Toute analogie avec le traitement actuel de la crise du coronavirus par la France ne pourrait cependant relever que de la pure fiction….

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS