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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 00:18

Le tribunal de commerce de Rouen n’a retenu aucune offre de reprise.

Comme nous vous le narrions dans un article le mois dernier, depuis le dépôt de bilan, le 24 janvier 2012, de nombreux candidats se sont penchés sur le sort de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne près de Rouen en Seine-Maritime. Après bien des atermoiements, fausses bonnes nouvelles, pas en avant et retours en arrière, des dossiers farfelus et des dossiers politiquement incorrects, le Ministre du « redressement productif » s’en est mêlé et annonça aux salariés que les deux repreneurs restant en lice et jugés recevables par les administrateurs judiciaires représentaient des solutions « sérieuses et financées ». Résultat? Comme dans un dossier précédent, comme dans tant d’autres dossiers précédents… Flop. 

Le tribunal en a jugé autrement. Il a sonné le glas de la plus vieille raffinerie française (créée en 1929). D’après les administrateurs judiciaires, il a jugé « qu’aucune des offres examinées[...] ne présentait les capacités financières et techniques suffisantes pour assurer la reprise pérenne de Petroplus ». A croire que ni le ministre du « redressement productif » ni les membres de son cabinet ni ses 20 « commissaires » ne savent lire un dossier.

Bien évidemment, cette décision « entraîne donc la cessation définitive d’activité [...] et, malheureusement, le déclenchement dans les jours prochains de la procédure de licenciement collectif des salariés ».

Cacophonie gouvernementale

Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg et son collègue du Travail Michel Sapin ont pris acte de la décision du tribunal qui « clôt la période de recherche de repreneurs ».  Au moins eux, ils ont compris que les carottes étaient cuites, ce qui ne semblait pas être le cas du premier ministre qui, lui, continuait à dire sur France Inter que le gouvernement chercherait un repreneur crédible « jusqu’au bout »… avant de se rendre compte de l’incongruité de ses propos et d’ajouter, penaud, « Mais ce repreneur crédible, le tribunal de commerce malheureusement vient de le dire, il n’existe pas. » Discours totalement incohérent uniquement fait de verbe et d’incantations.

Un lourd échec socialiste

Cet échec est clairement celui de la politique gouvernementale. Non pas que le gouvernement soit responsable de la fermeture d’un site industriel polluant situé dans un secteur aujourd’hui devenu urbain, aux équipements un tantinet obsolètes et dont la rentabilisation semble communément problématique, non, mais l’idéologie marxiste de ce gouvernement qui veut faire croire que le politique peut tout, que le politique est prééminent sur l’économique, crée des espoirs chez les salariés qui espèrent, qui veulent croire que l’Etat tout puissant pourra les sauver de l’implacable logique imposée par l’effroyable démon du « marché ».

Souvenez vous de François Hollande, en janvier 2012, alors candidat à la présidence de la république. Il venait rendre visite aux salariés de Petroplus est s’exclamait:  »Où est l’Etat, où est le gouvernement, où est le président de la République? «  Ben oui, tiens, 15 mois plus tard la question peut lui être posée… Il avait alors appelé l’Etat à prendre ses responsabilités en se mettant en quête d’un repreneur. Toujours dans la même logique, c’est Montebourg qui négocie en personne avec des Libyens et assure les employés de la solidité de leur offre. Résultat, 470 déçus, 470 cocus du socialisme qui ont cru dans des discours démagogiques et qui se retrouvent aujourd’hui bec dans l’eau. 

Il y avait probablement d’autres pistes à explorer

Mais, allez vous me dire, qu’aurait il fallu faire? Comme toujours, « créer un contexte ». En l’occurrence, on ne peut pas taper sur les méchants carburants fossiles et pleurer quand on ferme des raffineries dont la vocation est le marché local. On ne peut pas espérer alimenter de nouveaux marchés quand on se trouve à perpète du terminal pétrolier avec des infrastructures oléoduc inexistantes  des structures ferroviaires qui fonctionnent au rythme syndical et des structures routières qui obligent à traverser des zones urbaines.

Bien sûr qu’il y a un savoir faire dans la région, bien sûr qu’un transfert d’activité plus en aval, sur la zone du Havre était envisageable, bien sûr que le site de Petroplus pouvait évoluer vers d’autres activités comme le GPL ou l’agro carburant que l’un comme l’autre, nous continuons d’importer alors qu’ils sont infiniment moins polluants…

Mais pour cela, il faut cesser de croire que parce qu’on est ministre on a la science infuse et, avec humilité, discuter avec les investisseurs, les accompagner en aplanissant les obstacles et admettre que ce sont eux qui prennent les risques et que donc leurs avis sont primordiaux.

Quelques centaines de millions pour dépolluer

En tous cas, maintenant, en plus des personnels qu’il va falloir indemniser le gouvernement va devoir également assumer le coût de la dépollution du site qui pourrait représenter plusieurs centaines de millions d’euros. Tant qu’on y est, le contribuable n’est plus à ça près…

 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage