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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 00:00

Les élections présidentielles du 17 avril 2014 en Algérie ne seront pas démocratiques mais verrouillées à l’unique profit du clan en place.

Dès à présent c’est une certitude : les élections présidentielles du 17 avril 2014 en Algérie ne seront pas démocratiques mais totalement verrouillées à l’unique profit du clan en place.
Avec un bilan politique désastreux et un système politique invalide, avec un président malade dont l’état de santé est manifestement déplorable, Bouteflika se présentera tout de même pour un quatrième mandat.

Une annonce faite par procuration met dans l’obligation (malgré lui) le Président à passer en force afin de maintenir le Premier ministre Abdelmalek Sellal à son poste et le statu quo du système.

En effet, ce sont les deux institutions de l’État qui parrainent directement la candidature du Président sortant, et non le candidat lui-même, et cela moins de 48 heures après la publication de la directive ministérielle sur la neutralité de ce même État, et de son administration, sur l’organisation de cette élection.
Un tel procédé, en violation totale de la loi, ne confirme-t-il pas l’incapacité physique du Président ?

De nombreux partis politiques, notamment le PST (Parti socialiste des travailleurs), ne participeront pas à ce scrutin, ils le boycotteront, estimant qu’il ne sera pas démocratique.

Seul Djamel Zenati, l’un des candidats de l’opposition, appelle les divers partis politiques à un congrès national pour que le pays ne sombre pas dans un état de résignation dangereux.

L’armée restera-t-elle neutre et muette ? Car elle s’invite déjà dans le débat politique.

Le chef d’état-major Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense, vient de recevoir la candidate Louisa Hanoune, secrétaire général du Parti des travailleurs, après avoir interpellé sévèrement le général Hassan, officier patriote et intègre. Aussitôt, le général Hocine Benhadid, commandant la 8e Division blindée, dénonce la sainte alliance entre le palais El Mouradia et la caserne des Tagarins (de sinistre mémoire).

En 2003, le chef d’état-major de l’époque, Mohamed Lamari, s’était nettement opposé à la réélection de Bouteflika, pourtant en meilleure santé, et cela lui avait coûté son poste.

Bouteflika n’a jamais réussi à prendre le contrôle du DRS (Département du renseignement et de la sécurité), ni à déloger le général Mohamed Mediène, dit Toufik, qui avait déjà demandé son départ en 2001 et qu’on imagine mal l’acceptant treize années plus tard ! D’autant plus que le conflit s’est aggravé sérieusement entre lui et le clan Bouteflika.

Le grand nettoyage de printemps va-t-il se reproduire et qui l’entreprendra ? Est-ce le clan du système en place afin de conserver ses prérogatives et sa corruption ? Ou l’opposition (on ne l’entend pas beaucoup ces temps-ci, même pas le principal opposant – Ali Benflis –, pourtant soutenu par le général Toufik) ? Ou la police politique, véritable État qui fait et défait les élections dans le système autoritaire algérien ?

La prétention exaspérante du clan Bouteflika à officialiser sa candidature a obligé Mouloud Hamrouche, ancien chef du gouvernement et chef de file des réformateurs, et qui est la personnalité la mieux placée pour incarner le changement, à faire entendre sa voix. Ses très nombreux partisans le poussent à s’engager afin d’offrir une troisième voie qui évitera le pire au pays. Mouloud Hamrouche s’exprimera dans les 48 heures sur une possible candidature, qui est très souhaitée.

Il vient de déclarer que «  les clés de la maison Algérie doivent être confiées aux jeunes générations civiles et militaires  ».

On devrait espérer que le printemps arabe soit démocratique en Algérie… mais ce n’est qu’un rêve pour des millions d’Algériens.

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Elections