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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 01:17

Selon une étude récente publiée dans la revue scientifique Environmental Research Letters , des vagues de chaleur plus fortes et plus fréquentes sont inévitables ces 30 prochaines années, quels que soient les efforts déployés pour limiter les émissions de gaz à effet de serre.

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« Jusqu’en 2040, la fréquence des épisodes de chaleur extrême va augmenter, indépendamment des émissions de gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère », résume le chercheur Dim Coumou de l’Institut Potsdam sur la recherche sur l’impact climatique.

 

« En revanche, les efforts de réduction des émissions de GES peuvent fortement réduire le nombre de ces épisodes extrêmes dans la seconde moitié du 21e siècle », poursuit le chercheur qui a réalisé cette étude avec Alexander Robinson, de l’Universidad Complutense de Madrid. Ce sont les régions tropicales qui seront les plus touchées, une tendance déjà observée entre 2000 et 2012, précise l’étude.

 

En 2040, 20% des terres seront touchées

Les vagues de chaleurs exceptionnelles, qualifiés d’évènements 3 sigma (qui se différencient de la moyenne historique de trois écarts type), comme celles qui ont frappé l’Europe en 2003 ou les Etats-Unis en 2012, devraient toucher deux fois plus de territoires en 2020, soit 10% de la surface terrestre du globe. En 2040, 20% des terres de la planète seront touchées.

 

Sur cette même période, des épisodes encore plus extrêmes (5 sigma) tels qu’on n’en connaît quasiment pas aujourd’hui, frapperont, eux, 3% de la surface du globe en 2040. Après cette date, tout dépendra de la quantité de GES émis dans l’atmosphère. Si les rejets sont faibles et que la concentration de GES dans l’atmosphère n’excède pas 490 PPM équivalent CO2, le nombre d’événements extrêmes se stabilisera autour des niveaux de 2040.

 

Un impact grave sur la société et les écosystèmes

Cela signifie qu’à la fin du siècle, les vagues de chaleurs exceptionnelles deviendront la norme près des tropiques, soit 50% des étés en Amérique du sud et en Afrique de l’ouest, et 20% en Europe de l’ouest. Mais dans un scénario où les émissions continuent à croître sur leurs trajectoires actuelles, les épisodes 3 sigma concerneront 85% des terres du globe en 2100, et les épisodes 5 sigma 60%.

« Ces évènements extrêmes peuvent avoir un impact très dommageable sur la société et les écosystèmes, causant des décès liés à la chaleur, des feux de forêts, et des pertes dans la production agricole », souligne Dim Coumou.

 

Source : CATastrophes NATurelles.net

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Santé - Science