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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 02:20

 

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Le « baromètre RH des collectivités locales 2014 » publié par Randstad fait apparaître un touchant paradoxe : alors qu'une nette majorité de collectivités territoriales dit vouloir maîtriser sa masse salariale, seules 20% d'entre elles déclarent envisager de réduire leurs effectifs. 24% prévoient de les augmenter.

Que fait-on quand on a moins d’argent ?

Si la réponse est évidente pour une entreprise ou un ménage, elle l’est moins pour les collectivités territoriales. Pour ces dernières, elles décident tout bonnement d’augmenter leurs dépenses.

En dépit de la baisse des dotations de l’État (1,5 milliard d’euros cette année puis 3,7 milliards d’euros les quatre années suivantes) aux communes, intercommunalités, départements et régions, 24% d’entre elles ont déclaré à Randstad vouloir augmenter leurs effectifs (1,8 million d’agents pour l’ensemble de la France).

Seules 20% affirment vouloir les réduire. Pourtant, 66% des communes, 60% des intercommunalités et 51% des conseils généraux et régionaux disent faire de la maîtrise de la masse salariale une priorité.

Un paradoxe qui corrobore notre analyse de deux rapports, celui de l’Observatoire des finances locales, analyse confirmée par celle du rapport de la Cour des comptes :

***

Si le gouvernement voulait responsabiliser les élus locaux, c’est raté ! Alors que les dotations de l’État aux collectivités territoriales ont été diminuées de 1,5 milliard d’euros pour 2014 (et 11 milliards sur la période 2014-2017), un rapport de l’Observatoire des finances locales (consultable en ligne en cliquant ici) révèle que les dépenses des collectivités territoriales ont bondi de 3,2% en 2013, tandis que les recettes montaient de 1,5% seulement, malgré l’explosion des impôts locaux (4,6%). Une attrition des recettes due à la chute des droits de mutation (-8%), liée à la crise de l’immobilier.

En principe, les collectivités territoriales ne peuvent présenter de budgets en déficit… sauf bien sûr si elles décident de recourir à l’endettement.

 

De ce côté-là, les élus locaux ne connaissent pas la crise : la dette des collectivités (rebaptisée « besoin de financement » par l’Observatoire des finances locales) est passé de 700 millions d’euros en 2011 à 9,2 milliards en 2013, une hausse de 1114 % en seulement deux ans ! Une tendance qui va s’aggraver encore une fois que la maigre épargne des collectivités se sera tarie (-5,9% en 2013).

Les dépenses de personnel des mairies et intercommunalitésPlus inquiétant encore, ce n’est plus pour financer des investissements que les collectivités territoriales vont s’endetter à l’avenir, mais celles de fonctionnement. Le rapport note une baisse des dépenses d’équipement de 26% en 2013.

Les dépenses de personnel se portent bien, en revanche : +3,1% en 2013, du fait de la hausse des rémunérations des fonctionnaires de catégorie C et de la poursuite des embauches.

Les élus locaux se défaussent sur l’État, mettant en cause le coût de la réforme des rythmes scolaires et la baisse des dotations. L’éditorial de Dominique Seux dansLes Échos du 28 juillet en conclut qu’il faut remettre en cause le principe de l’autonomie locale. L’argument du directeur délégué de la rédaction est que l’on ne peut confier de pouvoirs de dépenser et de lever l’impôt à des élus qui ont fait la preuve de leur incapacité – ou de leur refus – à gérer sagement l’argent public.

Mais l’argument pourrait tout à fait s’appliquer au gouvernement lui-même.
Le problème des collectivités territoriales est précisément qu’elles ne sont pas assez autonomes : elles dépendent des financements de l’État, et leurs manquements sont épongés également par l’État, c’est-à-dire les contribuables
.

Des collectivités totalement responsables de leurs budgets, comme en Suisse au niveau des communes et des cantons, auraient une incitation très forte à éviter l’endettement, limiter les dépenses et les impôts. Notamment parce que la concurrence fiscale permettrait de récompenser les collectivités vertueuses, et sanctionner celles qui gaspillent l’argent public. En « votant avec leurs pieds », ménages et entreprises pourraient contraindre les élus à davantage de modération.

 

vu sur : https://www.contribuables.org/2014/11/collectivites-territoriales-moins-dargent-plus-dembauches/

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie