Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : CITOYENS ET FRANCAIS
  • CITOYENS ET FRANCAIS
  • : Revue de Presse Internationale : Géopolitique Religions Immigration Société Emploi Economie Géostratégie-INTERNATIONAL PRESS REVIEW ------ ОБЗОР МЕЖДУНАРОДНОЙ ПРЕССЫ
  • Contact

Rechercher

translator


 

En direct Flux de trafic

Flag Counter

mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 02:49

Quatre réunions entre « partenaires sociaux » pour régler le déficit de l’assurance chômage : 40 milliards ou presque à éponger à l’horizon 2017. En quatre fois : 28 janvier, 13 et 27 février, 13 mars. M’étonnerait que ça suffise…

Le déficit de l’UNEDIC est un serpent de mer. Toujours dénoncé, jamais résorbé. Et pour cause : pas question de s’attaquer aux vrais problèmes, c’est-à-dire aux « branches » pourries qui mettent le système en péril.

En effet, à la base d’un régime qui se prétend fondé sur la solidarité, on trouve l’éternelle maladie française : une répartition des charges – ceux qui cotisent – et des profits – ceux qui sont indemnisés – scandaleusement inéquitable.

La dette cumulée du régime atteint actuellement 17,8 milliards d’euros. Si les règles demeurent inchangées, et en se basant sur les prévisions de croissance auxquelles l’ensemble des économistes s’accordent (0,8 % en 2014, puis 1,1 %, 1,4 % et 1,6 % les trois années suivantes), le déficit continuerait à « se creuser de près de 5 milliards par an, pour atteindre 37,8 milliards fin 2017 », lit-on dans Les Échos.

« C’est intenable, la dette deviendrait même supérieure aux recettes », a déclaré Jean-François Pilliard, du MEDEF. À quoi les syndicats répondent que le mirifique « pacte de responsabilité » lancé par François Hollande arrangera cela et même mieux : « Le déficit est conjoncturel, pas structurel. À ce stade, il faut l’assumer collectivement », disent la CFDT et FO. Pour la CGT, dont on connaît les talents à sauver l’emploi : « On fait le pari de la reprise. » Et tous en chœur d’assurer : « Si le MEDEF crée, comme promis, 1 million d’emplois avec le “pacte de responsabilité”, il n’y aura plus de déficit ! » Bref, yaka… vocabulaire de la pensée magique.

gouffre-economie

Le déficit de l’UNEDIC est un serpent de mer. Toujours dénoncé, jamais résorbé. Et pour cause : pas question de s’attaquer aux vrais problèmes.

« On dirait que je serais votre singe et que j’aurais pondu un œuf », disait mon petit cousin en entrant dans la ronde. Merveilleux imaginaire des enfants qui jouent à « on dirait que tu serais ». Et merveilleux imaginaire des syndicats et des politiques qui feignent de croire que la France vit sous le climat du miracle quotidien, pays béni des Dieux où les déficits se comblent à l’eau de rose.

« Assumer collectivement » : la voilà, la supercherie. Il n’y a rien de collectif là-dedans. Pour faire simple : les CDI banquent pour les autres, particulièrement pour les intérimaires, les précaires et surtout les intermittents du spectacle dont le régime spécifique enfonce depuis dix ans l’UNEDIC (1 milliard de déficit annuel pour cette seule branche). Les chiffres sont parlants. Intermittents : 240 millions de cotisations versées, 1,2 milliard d’allocations perçues. C’est 5 fois plus. Les CDD touchent 3,6 fois plus qu’ils ne versent, les intérimaires 2,5, et les CDI… moitié moins ! Le solde cotisations-allocations des salariés en CDI atteignait, en 2012, + 11 milliards d’euros.

Maintes fois dénoncé par la Cour des comptes, le régime outrageusement privilégié des intermittents (trois mois et demi de travail ouvrent droit à huit mois d’indemnisation) doit absolument être réformé. « Tout indique pourtant qu’il n’en sera rien [...] On est parti pour ne pas y toucher », disent en chœur politiques et syndicats.

Et ce n’est pas la nouvelle Julie du président qui le poussera à prendre de front une profession traditionnellement acquise à la gauche.

 

source

Partager cet article

Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage