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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 15:33

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Plusieurs dizaines de milliers de manifestants ont battu le pavé mardi à Paris et autres cités, à l’appel de la CGT, FO, FSU et Solidaires, épaulés par le Front de Gauche et quelques élus PS, pour appeler les parlementaires à ne pas adopter en l’état le projet de loi sur l’emploi, « l’accord de la honte ».

Selon la CGT et FO, plus de 200.000 personnes ont manifesté dans l’ensemble du pays, dans 175 cortèges, ce qui constitue un « véritable succès », selon elles. Le défilé parisien a rassemblé 9.000 personnes, selon la police, 30.000, selon la CGT.

« Tous les paragraphes de l’accord consistent à fragiliser les salariés, à remettre en cause le contrat de travail », a affirmé Bernard Thibault, numéro un de la CGT, au départ du cortège parisien de la place du Châtelet vers l’Assemblée nationale. « On veut influencer la réflexion des parlementaires. C’est un premier rendez-vous. On ne va pas laisser ce texte en l’état », a-t-il prévenu.

Les numéros un de la CGT et de FO, Bernard Thibault (d) et Jean-Claude Mailly (2e droite), en tête du cortège de la manifestation parisienne contre l’accord sur l’emploi, le 5 mars 2013

« Nous allons continuer notre pression sur les parlementaires », a renchéri Jean-Claude Mailly, numéro un de FO, qui, une première, manifestait en tandem aux côtés de son homologue de la CGT.

L’autre grande centrale, la CFDT, signataire de l’accord, était prise pour cible: « Avec FO et la CGT, sénateurs et députés, dites non à l’accord Medef-CFDT », scandaient les manifestants. « Régression sociale, ça suffit », « Ayraullande trahissent le peuple », lisait-on sur des pancartes.

Des parlementaires de l’aile gauche du PS étaient là: la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann est venue dire son « soutien à ces organisations qui représentent plus de salariés que les signataires de l’accord. Un accord en absolu déséquilibre en faveur du patronat. Nous proposons de l’amender ».

Des manifestants portant le drapeau de la CGT dans le cortège parisien de la mobilisation contre l’accord sur l’emploi, le 5 mars 2013

« Je respecte l’accord conclu mais je ne serai pas un greffier. Je veux pouvoir rééquilibrer le texte », a abondé le député PS Jérôme Guedj.

Les leaders du Front de gauche étaient aussi présents. « On n’a pas élu des députés pour avaliser les écrits du Medef », a tonné Jean-Luc Mélenchon.

Le projet de loi sur « la sécurisation de l’emploi », transcription fidèle par le gouvernement d’un accord paraphé le 11 janvier par le patronat et trois syndicats – CFDT, CFTC, CFE-CGC- sera présenté au Conseil des ministres mercredi. Le débat à l’Assemblée s’ouvrira début avril en procédure d’urgence et se poursuivra au Sénat fin avril. « Début mai ce texte sera applicable », selon le ministre du Travail Michel Sapin.

Le gouvernement insiste pour que « l’équilibre » du texte soit maintenu. Il y va de la « crédibilité » de la méthode gouvernementale, a prévenu le chef de file des députés PS, Bruno le Roux.

Des manifestants défilent à Toulouse le 5 mars 2013

« Députés, refusez de voter la loi du Medef qui démolit le code du travail », lançaient à Marseille, des salariés d’ArcelorMittal, des Moulins Maurel, d’Air France, Fralib, notamment. Bravant des bourrasques de vent mêlé de pluie, entre 4.000 (police) et 25.000 (syndicats) manifestants entonnaient: « on ne laissera pas le Medef faire la loi dans ce pays ».

A Lyon, entre 2.300 et 7.000 personnes ont défilé vers la place Bellecour. Des représentants d’entreprises comme Renault véhicules industriels brandissaient une pancarte dénonçant « l’accord de la honte ».

Thierry Lepaon, futur secrétaire général de la CGT, était à la tête du cortège à Lille qui a rassemblé entre 3.500 et 5.000 personnes, notamment des salariés d’ArcelorMittal à Dunkerque, de PSA à Valenciennes.

« Mieux vaut des lasagnes au cheval que des ânes au gouvernail! »

[...]

Source :  AFP

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie