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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 01:08

Selon une étude du cabinet Roland Berger, les plans de transformation destinés à redresser la rentabilité des banques européennes vont se traduire par 180.000 emplois en moins dans le secteur. Au minimum.

La banque, ç’a eu payé. Tellement bien que, jusqu’à peu, les groupes bancaires s’étaient contentés d’adaptations à la marge, afin de contenir la hausse de leurs coûts. Cette époque est révolue. « On va passer à une transformation beaucoup plus lourde », prévient Fabrice Asvazadourian, coresponsable du secteur des services financiers chez Roland Berger. Comme l’automobile ou les télécoms il y a dix ans, l’industrie financière européenne s’achemine, selon lui, vers une refonte en profondeur nécessaire pour trouver 40 milliards d’économies en cinq ans, soit 10 % de sa base de coûts.

Un scénario plus sombre

Conséquence, selon les projections du cabinet de stratégie, le secteur bancaire européen, qui emploie 3 millions de salariés, devrait en éliminer 180.000 d’ici à 2016. En parallèle, les fournisseurs – consultants, informaticiens… – devraient élaguer leurs effectifs d’un montant équivalent, car les banques vont tailler dans leurs dépenses externes. Ceci dans un scénario dit « de base », où la croissance repart un peu et les contraintes réglementaires sont appliquées en douceur.

Dans un scénario plus sombre, Roland Berger estime que les coupes pourraient doubler : 360.000 postes en moins dans les banques et l’équivalent chez leurs fournisseurs.

 

Des chiffres à comparer aux 90.000 emplois supprimés depuis 2007 dans le secteur bancaire européen. Jusque-là, la City a payé le prix fort de ces restructurations: ce sont en effet les métiers de banque de financement et d’investissement – souvent localisés à Londres – qui sont les plus affectés à la fois par la crise et par le nouvel environnement réglementaire. Ce n’est pas fini. Les Goldman Sachs, Morgan Stanley et autres HSBC devraient continuer à ajuster leurs effectifs à la City dans les années à venir.

«Pas la sidérurgie»

Chez les Français aussi, le coup est parti. À l’automne dernier, BNP Paribas, Société générale et le Crédit agricole ont annoncé quelque 6.000 suppressions de postes, dont près de 2.500 en France. Et ils ne devraient pas s’arrêter là, car leur productivité reste insuffisante. « Aucune banque française n’affiche un coefficient d’exploitation – rapport entre les coûts et les revenus – inférieur à la moyenne européenne », rappelle Fabrice Asvazadourian.

« Ce n’est pas la sidérurgie », tempère Stéphane Potier chez Roland Berger, car les groupes bancaires disposent d’importants réservoirs de départs volontaires: « Sur les 380.000 salariés des banques en France, 18 % ont plus de 55 ans ». Cela promet toutefois moins de recrutements à l’avenir. « Je ne serais pas étonné si le niveau de recrutement était divisé par deux ». Avec une forte modération salariale à la clé.

L’effort qui avait été concentré jusque-là surtout sur les back-offices se déplace vers les métiers du «front », commerciaux et autres gestionnaires d’actifs. Des fermetures d’agence sont attendues en Europe, et en France en particulier, où le maillage du territoire est dense.

Enfin, les groupes bancaires planchent sur des projets de mutualisation ou d’externalisation. Des alliances qui avaient déjà été engagées dans le passé, dans la monétique ou le crédit, mais appelées à prendre de l’ampleur: « Il y a des réflexions sur la Place pour créer l’équivalent d’un Valeo de l’industrie financière », assure Fabrice Asvazadourian.

Le Figaro

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie