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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 02:41

peugeot

 

C’est un article impressionnant des Echos qui décrit les conséquences de l’effondrement productif de nos constructeurs automobiles : ce sont pas moins de 70 000 emplois qui ont été supprimés depuis 10 ans. Et encore, cela ne prend pas en compte les conséquences sur les sous-traitants.

 

Dix ans d’effondrement productif

Il y a quatre ans et demi, j’avais fait un papier qui évoquait le fait que Renault et PSA avaient délocalisé la moitié de leur production en seulement quatre ans. Les chiffres donnaient le tournis puisque la production automobile de la France s’était effondrée depuis le milieu des années 2000, passant de plus de 3 millions d’automobiles à seulement 1,6 millions en 2009, la crise aggravant encore la situation.
Le plus incroyable étant que Renault est allé bien plus loin que PSA dans la délocalisation de sa production puisqu’à peine un petit quart de la production de l’ancienne Régie est encore hexagonale, contre une petite moitié pour PSA. Les Echos chiffrent une partie des conséquences pour l’emploi.

Et elles sont dévastatrices : PSA employait près de 128 000 salariés en France en 2004. Il n’en emploie que plus de 80 000 aujourd’hui. Renault, qui avait 76 000 employés dans l’hexagone en 2004, n’en a plus que 45 000 à date.

Pire, l’estimation d’une destruction de 70 000 emplois des Echos ne couvre qu’une partie de la saignée puisque généralement deux tiers de la valeur ajoutée vient des sous-traitants et que non seulement le nombre de voitures produites en France a beaucoup baissé mais en plus la part des composants produits en France a baissé, d’où un impact probablement encore plus dur pour les sous-traitants. On peut imaginer qu’en réalité, près du double de postes ont été perdus au total.

Pourquoi un tel désastre ?

Les raisons de cet effondrement productif sont tristement simples puisque Maurice Allais nous avait alerté il y a une bonne trentaine d’années. L’ouverture déraisonnée de nos frontières à des pays où les salaires ne sont qu’une infime fraction des nôtres est forcément suicidaire pour notre industrie, étant donné que les concurrents de nos constructeurs nationaux ne se privent pas pour produire dans des pays à bas salaires étant donné que nos frontières sont des passoires.
S’y ajoutent en plus la cherté de l’euro qui rend notre production encore plus cher et les politiques économiques austéritaires absurdes des pays européens qui ont plongé nos économies dans une récession destructrice d’activité.

Bref, tous les traités européens que le PS, l’UMP, les centristes et les écologistes ont votés portent une lourde part de responsabilité dans le désastre de l’industrie automobile de notre pays, qui a envoyé au chômage des dizaines de milliers de personnes.

Le pire est que l’Asie, mais aussi l’Amérique du Sud, démontrent au contraire qu’il est parfaitement possible de protéger son industrie et donc sa croissance et ses emplois, à condition de le vouloir. Et ce n’est pas une question de taille puisque des pays plus petits que la France (Corée du Sud ou Argentine par exemple) y arrivent sans s’attirer les foudres de la communauté internationale. Bref, il n’y a aucune fatalité à laisser faire ce désastre.

Merci aux Echos de rappeler la lourde facture que paie notre industrie et Pôle Emploi à la folie laisser-fairiste de nos dirigeants depuis plus de trente ans. Le problème est que l’automobile n’est pas seule et que beaucoup de secteurs sont dans la même situation.

vu sur : http://lagauchematuer.fr/2014/12/03/effondrement-de-lindustrie-automobile-francaise-plus-de-70-000-emplois-supprimes/

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage