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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 02:06

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Guy Millière. Mardi 4 novembre, le parti démocrate américain a subi sa plus lourde défaite électorale depuis des décennies.

Les Républicains n’ont pas seulement accru nettement la majorité dont ils disposaient déjà à la Chambre des Représentants, ils ont emporté la majorité au Sénat en gagnant de sept à neuf sièges (tous les décomptes de voix ne sont pas achevés, et un second tour aura lieu en Louisiane).Ils ont gagné aussi plusieurs sièges de gouverneur (trente cinq Etats ont désormais des gouverneurs républicains).

Hillary Clinton est incontestablement affaiblie: tous les candidats qu’elle a soutenu ont été battus. Barack Obama est plus affaibli encore : les principaux dirigeants démocrates le rendent, à mots couverts, responsable de la situation dans laquelle le parti se trouve, et ne veulent plus se trouver associés à lui en quoi que ce soit. Nancy Pelosi et Harry Reid apparaissent comme des figures du passé, et sont relégués dans le révolu.

Le futur pourrait, en ces conditions, paraître ouvert et permettre d’envisager un redressement des Etats Unis après 2016.

Je dirai qu’il ne faut pas se fier aux apparences et se montrer trop hâtif.

 

Ce qui se dessine n’est pas la fin d’une période funeste, mais juste, comme je l’ai déjà noté, la possibilité qu’une période funeste prenne fin.

 

Le parti républicain va devoir d’urgence trouver un moyen de surmonter les fractures qui le divisent. Il va aussi devoir se doter très vite d’un programme cohérent, dynamique, crédible. Il va enfin devoir se doter, très vite là encore, d’un candidat à l’élection présidentielle à même de l’emporter. Si ces trois conditions ne sont pas remplies, les démocrates pourront reprendre la main. On peut compter sur eux pour tout faire, strictement tout, vraiment strictement tout, pour reprendre la main.

 

Les Républicains vont devoir remplir ces conditions tout en se trouvant confrontés à une véritable guerre de guérilla menée depuis la Maison blanche: Obama ne fera aucun compromis, se placera en position de confrontation et ne cessera de les incriminer, dans l’espoir de les déstabiliser. Il s’est d’ores et déjà placé en position de confrontation.
Dans ses déclarations du lendemain des élections, il n’a pas reconnu la défaite, n’a pas affirmé être prêt à travailler avec les Républicains, a souligné qu’il userait de son droit de veto, et précisé qu’il userait de décrets présidentiels pour faire avancer ses projets, envers et contre tout.
Les Républicains doivent gagner cette guerre de guérilla, sans faire de compromis. Ce sera d’autant moins facile que les grands médias américains continueront à se situer du côté d’Obama et seront à l’affut de la moindre possibilité de placer les Républicains dans leur tort et de les accuser d’obstruction.

Les Républicains, dans le cadre de cette guerre de guérilla, devront s’attendre à ce qu’Obama aille même au delà, même, d’une position de confrontation et se conduise plus que jamais en révolutionnaire radical. Obama entend, cela semble évident, et ce n’est plus une simple hypothèse, signer dans de brefs délais un décret anticonstitutionnel régularisant onze millions d’immigrants clandestins, ce à quoi les Républicains devront s’opposer catégoriquement, sans pour autant s’aliéner les populations hispaniques, et (puisqu’ils y ont renoncé), sans recourir à l’impeachment, bien qu’il y ait là matière à impeachment, une fois de plus.

Obama entend aussi prendre des décisions internationales aux conséquences potentiellement irréversibles ou très difficilement réversibles au coeur desquelles se situent (ce ne sont plus de simples hypothèses), le rapprochement avec l’Iran, et des pressions sur Israël à même de conduire à un abandon par les Etats Unis de leur droit de veto à l’ONU lorsque Mahmoud Abbas y demandera, en janvier sans doute, la reconnaissance et l’admission d’un « Etat palestinien » sans Juifs, sans frontières et sans accord de paix. Les Républicains devront, sans fléchir, entraver ces décisions et limiter les risques du pire.

J’ai écrit que le crépuscule des années Obama serait un crépuscule délétère et turbulent. Je persiste et je signe.

J’ai écrit que ce n’était pas la fin des dégâts causés par Obama aux Etats Unis et au monde. Je persiste et je signe. Plus que jamais.

J’ai écrit que les deux années à venir allaient être intenses, brûlantes, décisives.

Elles seront, aussi, âpres, difficiles, dangereuses.

Au terme de ces deux années, pas avant, on verra si Obama est parvenu à son objectif de changement radical et de destruction.

Obama est un homme qui s’est fixé une mission. Il ne s’arrêtera pas. Il y a du Lénine en lui, et une dimension Terminator.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Guy Millière pour Dreuz.info.

 

PS. En achevant cet article, j’ai parcouru les journaux français. Le Monde a titré : « Obama affiche sa volonté de travailler avec le nouveau Congrès républicain ». Pour écrire des titres semblables, ou bien les journalistes du Monde n’ont pas écouté les déclarations de Barack Obama, ou bien ils abusent de substances illicites. Je ne vois pas d’autre possibilité, et je plains ceux qui liront des articles ainsi titrés et se croiront informés.

 

vu sur : http://www.dreuz.info/2014/11/elections-de-mi-mandat-aux-etats-unis-deux-annees-tres-dangereuses-pour-le-monde-commencent/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+drzz%2FPxvu+%28Dreuz%29

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans International