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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 02:42

ESCLAVAGE : INDEMNISATION, REPENTANCE, AU NOM DE QUI ? AU NOM DE QUOI ?

Une quinzaine de pays réunis sous le sigle CARICOM réclament une indemnisation de l’esclavage afin d’obtenir réparation au regard des conséquences. Parmi ces pays figure Haïti, ancienne colonie française.

Et le CRAN (Conseil représentatif des associations noires) n’est pas le dernier à vouloir obtenir des réparations liées à cet esclavage d’avant le 18è siècle. Il les réclame au nom des millions de ces descendants d’esclaves noirs qui, aujourd’hui, vivent libres dans notre monde.

Quelles sont justement ces conséquences de l’esclavage dont on se plaint tant et pour lequel on réclame repentance et indemnisation ?

**Les Africains sont les premiers trafiquants d’esclaves. Les rois du Mali et du Ghana possédaient des milliers d’esclaves et le Niger et le Dahomey vendaient leurs propres sujets au plus offrant. Les ports d’embarquement appartenaient aux souverains noirs et non pas aux « négriers blancs ».

Ces derniers recevaient une « marchandise » qu’ils convoyaient dans « les meilleures conditions possibles de l’époque ».

Après le XVIIe siècle, les Noirs sont devenus plus chers à cause de la demande en augmentation vers l’Amérique du Nord et donc les razzias ou les achats à prix bas se développent à partir de Mogadiscio, Madagascar, les Comores, etc. Les centres de traite et les entrepôts de chair humaine détiennent plus de 200.000 esclaves, les principaux se trouvant à Zanzibar.

Tout d’abord ce sont les Arabes et les Noirs qui partaient à la « chasse à l’esclave », qui razziaient les territoires limitrophes du Sud Saharien et des Afriques Occidentale et Orientale, et ramenaient jusqu’aux différents ports d’embarquement leur « marchandise humaine » qui était acheminée, comme l’on peut s’en douter, dans des conditions abominables et livrée dans un état souvent déplorable.


Là cette «marchandise» était prise en charge par ceux que l’on a surnommés «les négriers» et qui la transportaient jusqu’à destination. Une abondante littérature et de nombreux films ont traité ce sujet d’une manière très caricaturale : le «négrier blanc bien entendu» était un tortionnaire dont le seul but était de malmener et de transporter cette «marchandise» avec une cruauté raffinée.

J’emploie le terme «marchandise» à bon escient car une marchandise ça s’achète et ça se vend et si possible avec un important bénéfice. Il a certainement existé quelques rares négriers blancs ressemblant à ceux décrits dans ces films et cette littérature mais la très grande majorité pratiquait ce transport pour gagner de l’argent et pour en gagner le plus possible il fallait que cette «marchandise» soit livrée dans le meilleur état possible pour être vendue le plus cher possible. CQFD !

Il n’est nullement question de faire l’apologie de l’esclavage, de justifier les razzias, les enlèvements, les massacres des vieux et des handicapés, les viols, le déplacement d’importants groupes de femmes d’enfants et de jeunes hommes mais de réaliser une analyse confirmée de son évolution dans notre société moderne et d’expliquer que sans cet esclavage le monde actuel ne serait pas ce qu’il est et qu’il a eu des conséquences bénéfiques pour la très importante population «noire et libre» qui depuis le début du XX° siècle s’est fortement développée et vit aux Etats-Unis et dans les DOM-TOM.

Ils ont été enlevés, transportés, mais ils sont arrivés dans des pays qui avaient besoin de leur main d’œuvre. Bien sûr ils étaient esclaves, bien sûr ils appartenaient à des «maîtres», mais afin qu’ils soient le plus productifs possible il fallait les maintenir dans la meilleure condition physique possible, non pas pour des raisons humanitaires mais uniquement financières afin qu’ils soient plus rentables.

Ils ont certainement connu une existence plus confortable dans les exploitations cotonnières du sud que celle qui aurait été la leur s’ils étaient restés en Afrique précoloniale. Nourriture-logement-sanitaire-hygiène !

En les privant d’une liberté qui les aurait sans doute vus mourir à vingt ans l’esclavage leur a permis de survivre et de se multiplier. Ils ont été nourris certainement mieux qu’ils ne l’auraient été en Afrique, ils ont été soignés et ont connu une hygiène inexistante chez eux, ils ont fondé des familles, eu de nombreux enfants qu’ils ont pu élever dans des conditions sans doute pas idylliques et dans l’objectif d’une nouvelle main d’œuvre, mais leur population s’est développée et s’est multipliée.

Bien sûr ils ont été exploités, bien sûr ils ont travaillé dur, bien sûr ils n’étaient pas «libres», mais le résultat de tous ces « bien sûr » c’est le peuple noir américain actuel, la place qu’il occupe dans tous les domaines et à tous les niveaux de la société, (Obama n’aurait jamais été élu président sans les votes des Noirs américains.)

En France nous avons eu un président du Sénat, membre du Conseil Constitutionnel, Gaston Monnerville, issu de l’esclavage et notre garde des sceaux actuel, Christiane Taubira, ne manque jamais de rappeler ses origines et combien d’autres ?

Ils ne seraient jamais parvenus à ces fonctions si à l’origine leurs ascendants n’avaient pas été des esclaves.

Si l’on proposait aujourd’hui à ces populations noires d’Afrique d’être transportées vers les Amériques ou la France même au prix de leur liberté (n’est-ce pas ce qu’elles tentent de faire par tous les moyens même au prix de leur vie ?) afin de leur assurer une existence identique à celle qu’ont connu leurs ascendants, c’est-à-dire nourriture, logement, hygiène, etc. ils seraient des millions à être volontaires.

Les envolées littéraires sur la liberté sont des plus romanesques mais entre la liberté de mourir de faim, de soif, de maladies sans même atteindre sa majorité et la non liberté de «vivre» le choix n’est pas difficile.

Demandons-le à ceux qui auraient le droit de le faire et non pas à ceux qui vivent confortablement dans les cités occidentales.

 

http://magoturf.over-blog.com/2014/03/esclavage-indemnisation-repentance-au-nom-de-qui-au-nom-de-quoi.html

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Immigration