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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 01:32

par Guy Geoffroy

 

À peine calés les nouveaux éléments de langage du pouvoir socialiste après le fiasco hollando-gouvernemental sur le chômage, la gauche a-t-elle repris son train train quotidien visant à ériger jour après jour des écrans et rideaux de fumée entre les français et la réalité des résultats de sa politique.

Et nous avons eu droit aujourd’hui à une double opération de mystification qui, excusez du peu, utilise pour ses basses manœuvres…. notre Constitution elle-même.
Première étape, que chacun a pu découvrir aujourd’hui à propos de la Turquie et de son éventuelle adhésion à l’Union Européenne.


Non content d’avoir peut-être choisi un moment un tantinet inopportun pour effectuer son déplacement à Ankara, le Premier Ministre turc étant en situation politique plus que fragilisée, notre Président à eu le phénoménal toupet de brandir SA décision de soumettre cette éventuelle adhésion au référendum des Français.

Je veux bien que, comme à son habitude, le Président utilise toutes les ficelles politiciennes les plus éculées et veuille sortir du « guêpier turc ».

Mais il serait avisé d’avoir l’honnêteté intellectuelle de ne pas prétendre sortir de son génial esprit une botte secrète qui correspond en fait….. à l’état actuel du texte constitutionnel tel qu’il résulte de la révision de juillet 2008 !

Sacrément gonflé, non ?


Car ce que dit bien la Constitution en son article 88-5, c’est que la règle est le référendum et l’exception suivante:

« Toutefois, par le vote d’une motion adoptée en termes identiques par chaque assemblée à la majorité des trois cinquièmes, le Parlement peut autoriser l’adoption du projet de loi (de ratification du traité d’adhésion) peut autoriser l’adoption du projet de loi selon la procédure prévue au troisième alinéa de l’article 89 ( c’est à dire la ratification par le Congrès du Parlement par 3/5 des suffrages exprimés) ».

On remarquera que le verrou existe bel et bien déjà et que le propos du Président, outre qu’il est scandaleusement mensonger, fait naître l’inquiétude concernant le bâillonnement du Parlement par un Président qui aurait déjà décrété de ne pas laisser chaque assemblée prendre l’initiative d’une utilisation de ce deuxième alinéa de l’article 88.

Ça vous paraîtra peut-être technique et abscons mais c’est réellement fondamental : le Président se permet désormais toutes les libertés vis à vis de la Constitution pour essayer de reprendre la main…C’est pitoyable et dramatique.

Deuxième étape: le vote solennel, survenu aujourd’hui, sur la proposition de révision constitutionnelle visant à autoriser la ratification de la « Charte européenne des langues régionales et minoritaires ».

J’ai eu l’occasion, en séance publique mercredi soir dernier et cet après-midi en qualité de porte parole du groupe UMP, de dénoncer la mystification à laquelle se livrent ensemble le gouvernement et sa majorité sur ce texte.

S’agissant d’une proposition de loi constitutionnelle, le recours au référendum serait obligatoire pour qu’elle soit effectivement adoptée, ce que le gouvernement n’a pas du tout l’intention d’envisager.

J’ai le plus grand respect pour les langues régionales en ce qu’elles constituent un patrimoine culturel important, mais ce qu’on nous invite à faire à grand renfort de discours lénifiants sur les langues régionales, c’est en fait, « tout simplement« , de faire faire au texte un petit tour de piste pour voir si, sur le total des voix collectées à l’Assemblée puis au Sénat, la majorité des 3/5 serait atteinte.

Ce qui permettrait ensuite au gouvernement de présenter un même texte, ce qui serait assez grotesque parce qu’il aurait déjà été voté !, la procédure du projet de loi permettant d’en rester au vote définitif par la Congrès et non par référendum.

Il vous vient immédiatement la question que j’ai posée à plusieurs reprises et pour laquelle je n’ai jamais eu de réponse: 

N’aurait-il pas été plus simple, clair et rapide de passer dès maintenant par un projet de loi ?

Trop simple, trop simple…..

Car comme le courage n’est pas ce qui caractérise le plus le Président surtout actuellement, il est sur la ligne de ne mettre en œuvre ses engagements que lorsqu’il est certain que ça passera.
D’où ce petit tour de chauffe constitutionnel, histoire de voir si l’engagement peut effectivement être tenu…

J’ai envie de lui dire : « quand on n’a pas les moyens de tenir une promesse, on a la prudence de ne pas en faire à l’emporte pièce ».

Mais c’est peut-être trop demander à un Président élu sur l’anti-sarkozysme primaire et un monceau de promesses aléatoires…

Qui aurait pu user de la même prudence à propos de ses annonces répétées sur le chômage que celle qui le conduit à martyriser la Constitution à tour de bras pour tenter de reprendre la main….

Qui peut me dire si nous sommes loin du fond du trou, car chaque jour qui passe conduit la France de plus en plus au plus profond de l’abîme ?

Source photo : Les moutons enragés

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Politique