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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 02:41

Au vu de ses derniers bugs, notre Premier ministre arbore un patronyme incontestablement prédestiné aux petites blagues. L’ « anti-Ayrault », « Ayrault malgré lui », « Jean-Marc, ce zéro », j’en passe et de moins drôles… La presse française lui tombe dessus sans nuance, de droite comme de gauche. Inexpérimenté, malhabile, inapte à communiquer, manquant d’autorité, pas glamour, pas au niveau, etc.

Un détail échappe cependant à la « vox mediae » : malgré ses carences, le Premier ministre reste plus populaire que le Président de la République. Tous les sondages mesurant la confiance des Français dans le duo de l’Exécutif accordent, en effet, 4 à 5 points d’avance à Jean-Marc Ayrault sur François Hollande. Un peu comme sous le quinquennat précédent où François Fillon dominait Nicolas Sarkozy dans les enquêtes d’opinion. On attribuait alors ce décrochage du chef de l’Etat à ce qu’on a appelé l’hyper présidence.

François Fillon qui s’y connaît donc en matière de relations entre Chef de l’Etat et chef du gouvernement a d’ailleurs taclé plus sévèrement François Hollande que son successeur dimanche dernier sur Europe 1. "Quel est le pays au monde où le président de la République aurait pu prononcer une phrase aussi bête que j'aime pas les riches ?" a-t-il critiqué avec virulence, ajoutant que François Hollande "a gardé des réflexes qui sont des réflexes de premier secrétaire du Parti socialiste ».

En effet, Jean-Marc Ayrault n’aurait jamais prononcé une « phrase aussi bête ». Comme la plupart des maires socialistes de grandes villes –Delanoë, Collomb, entre autres - le maire de Nantes est un pragmatique, pas un idéologue. Des patrons, il en a rencontrés des centaines pendant plus de vingt ans pour les convaincre de créer des emplois dans son agglomération. Les riches, il a appris à les aimer quand ils créent de la richesse chez lui. En réalité, lorsque Ayrault concède à un lecteur du Parisien que les 35H ont causé des « difficultés aux petites entreprises », ça n’est pas un couac mais juste la sagesse de l’homme de terrain qui s’exprime.

François Hollande a choisi ce lieutenant-là pour sa fidélité, sa capacité à exécuter une politique par lui définie à l’Elysée. Cette politique manque singulièrement de vision, de colonne vertébrale. C’est cette absence de cap, la faiblesse du projet hollandais qui se révèle dans les atermoiements de Jean-Marc Ayrault.

Après avoir gagné l’élection présidentielle en imitant le premier ministre espagnol Rajoy et sa fameuse « stratégie de l’évitement » qui consistait à ne pas donner de prise à l’adversaire, voici que François Hollande fait du Zapatero en lançant ou en instrumentalisant moult débats de société – salles de shoot, dépénalisation du cannabis, mariage homo, procréation médicalement assistée pour les lesbiennes…- afin de distraire les Français de l’essentiel : la crise économique, le chômage, le pouvoir d’achat. Zapatero, Rajoy, l’Espagne, tout ça n’augure rien de bon pour l’avenir de la France…

 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Politique