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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 20:53
 Publié le 23/04/2014 - MAJ 23/04/2014 par STÉPHANE HUBIN
Vingt-quatre heures après l’évacuation du camp de Roms du boulevard de Tournai, les entreprises mandatées pour assainir le site poursuivaient leur tâche ce mercredi.
Près de 400 tonnes de détritus devraient être mises en décharge et le site sécurisé.
De l’autre côté de la route, les riverains ne cachent pas leur soulagement.
(Coût traitement d'une tonne d'ordures ménagères : 176 euros/T, soit dans ce cas, 70.400 euros)

De la ferraille, du bois, du carton, de vieux appareils électroménagers, des câbles mais aussi des vêtements.
 Après une première journée de nettoyage mardi, les entreprises chargées par LMCU et le conseil général de faire place nette boulevard de Tournai étaient à pied d’œuvre ce mercredi encore pour remplir plusieurs dizaines de bennes.
« On avait prévu deux jours de travail, il en faudra au moins trois. Il y a autant de détritus cachés dans les fourrés que ce qu’il y avait d’apparent », confie l’un des conducteurs d’engin.
Après les plus de 100 tonnes évacuées sur la parcelle hellemmoise hier et une soixantaine côté lezennois, quelque 90 tonnes de plus ont été mises en benne dans la matinée.
 « On sera sûrement aux alentours de 300 tonnes évacuées sur cette parcelle, à ajouter aux 100 tonnes d’à côté », assure le responsable du chantier.
Outre cette opération de nettoyage, il a été prévu que l’intégralité du site soit bordé de buttes de terre pour éviter toute nouvelle installation.

 Un chantier qui a déjà commencé au carrefour avec le chemin Napoléon, voie au bout de laquelle demeurent deux autres camps illégaux de Roms, plus importants que celui évacué mardi à Lezennes.
 
De quoi faire circuler la rumeur dans la commune que le passage dans quelques semaines du Tour de France sur le boulevard de l’Ouest à Villeneuve-d’Ascq puis sur le boulevard de Tournai ne serait pas étranger à ce démantèlement.
 Un « on-dit » qui a le don d’agacer le maire de Lezennes.
 « C’est un argument dérisoire. D’abord l’épreuve ne passera pas à cet endroit. Et c’est le genre de rumeur qui décrédibilise le travail de ceux qui se sont battus depuis un an et demi pour arriver à cette issue. »
Ce mercredi, Marc Godefroy a d’ailleurs tenu à adresser une lettre à ses administrés pour leur expliquer le long processus qui a conduit à cette évacuation et leur dire qu’il restait « pleinement mobilisé » pour régler le problème de l’autre camp de Roms installé sur le territoire communal, celui de la zone du Hellu. Un autre dossier au long cours.

Soulagés, les riverains évoquent « une libération »
 
Les propriétaires des maisons de la rue de l’Abbé-Boulier, située en face du camp évacué mardi, ont vécu une cohabitation de vingt mois douloureuse.
 Hier matin, les riverains rencontrés tenaient tous le même discours.
 Celui d’un ras-le-bol généralisé depuis de longs mois, amplifié par un fort sentiment d’injustice.

« Nos maisons étaient invendables tout ce temps ».
- « On a tous compris leur détresse humaine au début, mais on a vite constaté qu’il y avait vis-à-vis de nous beaucoup de manque de respect. C’est dommage, car à force, on devient insensible à leur misère », regrette Virginie, dont les fenêtres donnaient directement sur le camp.
 Une situation qu’elle qualifie de difficile. 
« Entre la musique à fond et les cris la nuit, les problèmes de rats, les problèmes de mouches, les fumées des câbles brûlés, je peux dire que je suis soulagée de leur départ. C’est une libération, car nous allons enfin pouvoir profiter de notre maison. Ouvrir les fenêtres, manger dehors sans les odeurs de plastique brûlé que nous avons respiré tout ce temps… Pendant vingt mois, nous étions prisonniers de cette situation, prisonniers de nos maisons aussi, devenues invendables pendant tout ce temps. »

« Des rats de belle taille dans le jardin ».
- À côté, Micheline éprouve le même soulagement. 
« On a eu le droit à la musique régulièrement la nuit. Ils avaient une vie nocturne qui nous empêchait de dormir. Entre ça, les odeurs de brûlé et la vue sur le camp, je suis heureuse que ça se termine enfin », assure la dame âgée. 
« Il y avait en plus le problème des rats. On en voyait souvent. Je mettais du blé empoisonné. J’en ai retrouvé un de belle taille, mort. »

« On a subi un tas de nuisances ».
Annie, sa voisine d’en face, retiendra surtout de ces vingt mois un sentiment d’injustice. 
« On avait l’impression qu’ils avaient tous les droits. Mon mari est bénévole dans une association qui vient en aide à des SDF à Lille. Voyez si ces gens plantent leur tente où ils veulent… En trente secondes ils se font déguerpir, quand les gens d’en face sont restés là un an et demi, nous faisant subir un tas de nuisances. On va enfin retrouver de la tranquillité, j’en suis contente, très contente. »

« Des nuits très agitées ».
Marie de son côté, également touchée par les conditions de vie des soixante-dix Roms du camp, affirme qu’elle ne regrettera pas pour autant leur présence. 
« On a vécu des nuits très agitées, entre la musique, le travail de la ferraille et les cris. La rue va enfin retrouver son calme d’avant. »


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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Immigration