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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 01:00

 

Les paradis fiscaux abriteraient illégalement près de 600 milliards d’euros provenant du patrimoine des Français. Un scandale que dénonce le journaliste Antoine Peillon dans son dernier livre.

L’évasion fiscale en France ne se résume pas à quelques anecdotiques valises de lingots d’or qui traversent la frontière franco-suisse. D’après Antoine Peillon, grand reporter à La Croix et auteur du livre Ces 600 milliards d’euros qui manquent à la France (aux éditions Seuil), la dissimulation illégale d’argent repose sur un véritable système qui opère dans l’indifférence la plus totale.

En tout, ce sont donc près de 590 milliards d’euros d’avoirs français qui sont situés à l’étranger sans être déclarés, dont 108 milliards d’euros en Suisse. A titre de comparaison, cela représente plus d’un tiers de la dette publique de la France au quatrième trimestre 2011. Un manque à gagner de près de 30 milliards d’euros par an pour le fisc. Si on y ajoute les autres formes de fraude fiscale, l’addition grimpe même à près de 80 milliards d’euros chaque année. 

Au coeur du livre d’Antoine Peillon, on retrouve la banque UBS, déjà condamnée aux Etats-Unis pour avoir massivement pratiqué l’évasion fiscale de ressortissants américains. Une banque dont la filiale française, UBS France, est en déficit de plusieurs dizaines de millions d’euros pratiquement chaque année depuis près de 10 ans. Pour Antoine Peillon, cette situation ne peut perdurer que si ces pertes sont compensées par d’autres revenus.

Sport, showbiz et monde des affaires

A partir de nombreux témoignages et de preuves matérielles (il dit posséder 8 Go de données), le journaliste de La Croix assure que la banque a mis en place une véritable filière d’aide à la fraude fiscale pour ses clients fortunés parmi lesquels des grandes fortunes du sport, du monde des affaires et du showbiz.

UBS se défend en estimant que les sources internes à l’entreprise citées par le journaliste sont en conflit ouvert avec la direction. Antoine Peillon rétorque que ses sources sont d’abord Tracfin, les douanes judiciaires, l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP) ou encore la DCRI. Des services de l’Etat qui avaient déjà repéré dans plusieurs enquêtes les circuits douteux et les méthodes peu déontologiques utilisés par UBS. Il assure aussi que l’une de ses sources internes n’était pas en porte-à-faux vis-à-vis de l’entreprise et qu’il appartient à la plus haute direction de la banque.

Pourquoi dès lors aucune poursuite judiciaire n’a-t-elle été engagée à ce jour, alors que les soupçons de fraude se sont multipliés au cours de ces dernières années ? Le journaliste s’interroge et évoque une piste explosive : le retour d’ascenseur. En échange d’un financement politique, certains dirigeants seraient prêts à demander la plus grande clémence aux services fiscaux de l’Etat pour certaines grandes fortunes.

Antoine Peillon revient pour Challenges.fr sur son enquête :

 


Evasion fiscale : le livre qui accuse par Challenges

 

Challenges

 

mots clefs : paradis fiscaux, évasion fiscale

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie