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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 13:11

sncf

 

La SNCF, entreprise ferroviaire publique, viendra ajouter ses hausses de tarifs aux augmentations de 2015, année déjà marquée par une hausse globale des prix de l’assurance.

 

Les prix des billets de TGV (hors Prem’s), d’Intercités et de TER vont augmenter de 2,6 % l’an prochain. La SNCF minore la portée de ces hausses, mais son annonce ne manque pas de provoquer une virulente levée de boucliers, en cette période d’inflation très basse, de chômage et de baisse du pouvoir d’achat.

 

L’entreprise se défend comme elle peut, faisant remarquer qu’en 2014, elle n’a fait que répercuter la hausse de 3 points de la TVA sur les billets décidée par le gouvernement. La presse évite de préciser que le pouvoir qu’elle sert a repoussé les hausses du fait des municipales de mars et des européennes de mai 2014  et que les élections professionnelles, du 27 novembre au 4 décembre, sont derrière lui. Il semble même avoir fait une croix sur ses chances aux cantonales de mars prochain.

 

Variation des prix en fonction de la demande

Plus largement, la SNCF s’est convertie depuis de nombreuses années à une politique tarifaire basée sur la variation des prix en fonction de la demande, le « yield management », pour faire sérieux.

Ce qui va augmenter de 2,6 %, c’est le tarif maximum que peut payer le client, lorsque la demande est forte. C’est-à-dire que le plus grand nombre sera d’autant plus lourdement taxé qu’il voyagera en masse, en périodes de vacances et de fêtes !

Un prix que la SNCF applique lorsqu’il reste des places de réservation dans un train, ou alors en période de pointe, lorsqu’elle est quasiment sûre de vendre tous les billets. Les tarifs accessibles seront réservés aux voyageurs atypiques.

 

En périodes creuses, les rares clients ne paient pas plein tarif, expliquait récemment un représentant de l’entreprise publique, sous couvert d’anonymat ! Au total, les trois-quarts (?) des  occasionnels, hors saison, bénéficieraient d’une réduction, sous une forme ou sous une autre, à en croire l’estimation optimale de la SNCF.

Il ne lui en coûte rien non plus de tirer des plans sur la comète en imaginant que cette proportion puisse s’accentuer du fait du renforcement de la concurrence (comme le covoiturage ou les compagnies aériennes low cost). 

 

Le TGV est vécu comme cher

La hausse annoncée vendredi ne vas pas moins entretenir l’image de cherté qui colle de plus en plus en au TGV. Pour la clientèle qui ne peut anticiper ses déplacements des semaines à l’avance, on approche de plus en plus fréquemment les 100 euros pour un aller simple (95 euros pour un Paris-Lyon Loisirs avec un départ le vendredi 9 janvier, par exemple). Or, c’est justement dans cette population que figurent les leaders d’opinion.

 

Ségolène Royal se fait tacler sur ses justifications

La hausse de certains tarifs SNCF serait justifiée, selon la ministre de l’Ecologie de Ségolène Royal qui, le samedi 27 décembre, a mis en avant le besoin de poursuite des investissements qui « s’avère nécessaire à l’amélioration de la qualité du service offert aux voyageurs ». Pourtant, les tarifs SNCF enregistrent traditionnellement une hausse de seulement 1% au 1er janvier. Le même jour, Marine Le Pen a, de son côté, demandé « l’annulation de la hausse » qui cache  » un abandon du service public ».

Or, depuis cette annonce, les associations d’usagers dénoncent le montant et la date de cette hausse. Le gouvernement socialiste qui ne les convainc pas. L’AVUC (Association des voyageurs usagers des chemins de fer) dit ainsi accueillir cette majoration tarifaire « avec colère », estimant quant à elle que « ce sont les voyageurs du quotidien, ceux qui utilisent le train pour aller travailler qui font les frais de cette augmentation ».

L’association souligne aussi que la hausse décidée est largement supérieure à l’inflation, actuellement très faible (0,3 % sur un an en novembre).

Elle ajoute qu’elle intervient alors même que la qualité de service de la SNCF est en « recul », déplorant une « baisse des effectifs dans les gares », la « fermeture de guichets » ou encore la « disparition des contrôleurs dans les trains » et les « suppressions de dessertes ». Sans compter la montée de l’insécurité dans les transports.

On l’a compris, la communication de la SNCF s’est élevée au niveau gouvernemental de l’intox d’Etat.


En savoir plus sur http://lagauchematuer.fr/2014/12/28/explosion-des-tarifs-sncf-une-hausse-dimpot-qui-ne-dit-pas-son-nom/#K5Q8HjsRaSXkxrxb.99

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie