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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 00:38

Par Bernard Hawadier, avocat

 

La diffusion de la théorie du genre par les responsables de l'État français doit nous appeler à la gravité, à la lucidité et à l'espérance.

La situation est grave.

L'atteinte du Gender est portée aux fondements mêmes de la cité. Elle est tout sauf anodine. Elle touche à ce qui est premier, fondateur, au coeur de l'homme, au plus intime, à ce qui le relie aux autres, à ceux qu'il côtoie, à ceux qui l'ont précédé et à ceux qui vont le suivre.

Cette théorie remet en cause le premier verset de la Bible.

Nous sommes au cœur de la civilisation. Il est vrai que le pouvoir politique actuel, qui aime souffler le chaud et froid, lui qui déniait le droit de parler de civilisation comme étant une résurgence d'une époque de barbarie, prétend aujourd'hui nous faire changer de civilisation…

Le ministre de l'éducation nationale veut arracher nos enfants à tous les déterminismes, pour les rendre libre pour « produire des individus libres ». La déconstruction des stéréotypes du genre est présentée comme un moyen d'émancipation. En synthèse voici le discours qui pourrait être tenu à nos enfants :

« Tu es né avec la morphologie d'un garçon ou d'une fille mais je vais te donner les moyens de t'affranchir de cette réalité qui te frustre pour que tu choisisses ton sexe social ! »

Ulysse, Antigone, Jeanne d’Arc et bien d’autres se sont-ils interrogés sur leur sexe social ?

Voilà « tout simplement » (…) ce dont il est question. Cette prétention est celle d'un totalitarisme déguisé, à visage humain, européen, transnational comme Gregor Puppinck le démontre avec beaucoup de clairvoyance. Il faut le combattre tel qu'il est, en fonction de sa nature.

L'objectif est de dessiner le nouveau visage de l'humanité. Il s'agit donc d'un projet TOTALITAIRE.

Or, nous avons trop tendance à relativiser les choses, à les dédramatiser. Ce n'est pas si grave que cela finalement… Tout cela ne concerne qu'une petite minorité.… Non, on va maintenant toucher à nos enfants !!!

Ce pouvoir a l'ambition et la prétention de les structurer autrement, violant ainsi les prérogatives de leurs parents qui sont considérés comme faisant partie des déterminismes dont il faut les affranchir.

D'où l'exigence de lucidité.

Ce totalitarisme procède d'une triple erreur anthropologique, philosophique et spirituelle.

Une erreur anthropologique tout d'abord.

Erreur fondamentale ; il s'agit d'une fiction qui veut nier la réalité et essaie de faire croire, de faire admettre que cette réalité serait le fruit de déterminismes divers et variés.

Il faut en revenir à des notions de base, simples, élémentaires. Ce qui est blanc est blanc. Ce qui est noir et noir. Ce qui est masculin est masculin. Ce qui est féminin est féminin. Un point c'est tout !

Sylviane Agacinsky a parfaitement expliqué que l'on a créé le concept hétérosexuel de toutes pièces. On a donc provoqué l'opposition dialectique entre hétéro et homo de manière purement artificielle. La sexualité n'est pas l'un ou l'autre. Elle n'est ni l'un ni l'autre : Elle est une et indivisible. Cette théorie procède d'une erreur sur la nature humaine. Et c'est un comble qu'elle soit enseignée dans le cadre des cours sur les sciences et vies de la terre !

 

Une erreur philosophique ensuite.

Les choix philosophiques ne sont pas des options personnelles anodines et sans conséquence ! Ils sont déterminants par rapport au choix de société et aux options politiques. Et nous devons faire très attention car cette erreur est communément partagée par la plus grande majorité d'entre nous.

C’est la philosophie des modernes qui est en cause à commencer par Descartes ! Le « cogito ergo sum… »…L'erreur de la théorie du genre est à la fois nominaliste et idéaliste, ces courants philosophiques qui ont méprisé la réalité afin de la dominer et de la transformer.

Pour bien comprendre le contre-sens du genre, je vous propose d'utiliser un vieux concept imaginé par saint Thomas d'Aquin : la distinction entre l'essence première (la naissance) et l'essence seconde (éducation). Nous n'avons pas attendu les théoriciens du Gender pour distinguer ce qui est inhérent à la nature et ce qui résulte de l'éducation ! La seconde transforme, améliore, pervertit, bonifie, dénature la première. Cela est vieux comme le monde. Mais comment nier l'une au préjudice de l'autre ?

La seule certitude c'est qu'il ne peut pas y avoir d'essence seconde sans l'essence première. Voilà comment on peut faire de la philosophie simplement et efficacement… Quelle est la réponse du réalisme intégral aux errements nominalistes idéalistes.

C'est dans ces errements que le marxisme a fait son lit. Il faut avoir à l'esprit que la philosophie qui guide, qui sous-tend ce totalitarisme à visage humain est marxiste. Cette fausse dialectique dont Lénine a accouché dans la violence.

Pour preuve, cette citation du révolutionnaire russe :

« La dialectique c'est la théorie qui montre comment les contraires peuvent être et sont habituellement identiques, dans quelles conditions ils sont identiques en se convertissant l'un dans l'autre-pourquoi l'esprit humain ne doit pas considérer ces contraires comme mort, figé, mais comme vivant, conditionné, mobile, se convertissant l'un l'autre »

La révolution pouvait être définie comme « la haine de tout ordre que l'homme n'a pas établi ».


Albert Camus a écrit à propos du marxisme dans l'homme révolté : « rien n'étant vrai ni faux, bon mauvais, la règle sera de se montrer le plus efficace, c'est-à-dire le plus fort. Le monde, alors, ne sera plus partage en justes et en injustes, mais en maîtres et en esclaves. »

L'écrivain russe Igor Chaffarevitch pour sa part dans un livre fondamental « le phénomène socialiste » dégage d'une analyse comparée des thèses de Platon concernant l'assemblée des femmes à Athènes et de Marx dans le manifeste du parti communiste trois thèmes qui pour lui résument le socialisme : l'abolition de la propriété privée, la recherche d'un bien-être exclusivement matériel et… l'abolition de la famille qui passe par la mise en oeuvre de la théorie du genre…

 

L'erreur est ensuite spirituelle.

C'est un péché. Elle est soufflée, inspirée par Satan. Il s'agit de savoir appeler les choses par leur nom. Nous en sommes au stade où il faut appeler un chat un chat. La tentation qui est à l'origine de ce totalitarisme c'est celle du jardin d'Éden. C'est celle à laquelle le Christ a été soumise par Satan lui-même. Alors si Dieu a été tenté par Satan pourquoi l'homme ne serait-il pas aujourd'hui ?

Face à cela, que faire ? La situation est-elle désespérée ?

Je voudrais délivrer un immense message d'espoir.

J'ai lu hier soir les extraits de l'un des derniers discours de notre nouveau Pape François.

Il fustige les chrétiens découragés dont « on se demande s'ils croient au Christ ou en la déesse des plaintes », se moquant de ceux qui se plaignent de la jeunesse « Ah les jeunes » !.

Nous vivons une époque extraordinaire. On n'en a jamais connu de pareille. Elle n'est qu'une révolution permanente dans tous les domaines. Des pans entiers de pouvoirs sont en train de s'effondrer sous nos yeux. Des illusions qui ont fait des centaines de milliers de morts voir des millions de morts sont en train de fondre face au soleil de la vérité.

Tout est à rebâtir. La France a la chance de pouvoir puiser dans un patrimoine de cultures et de civilisation d'une richesse inouïe et d'une profondeur sans égal. Le christianisme est une doctrine et contient des richesses qui permettent d'apporter des réponses à toutes les questions que nos concitoyens se posent. Alors de grâce, arrêtons de nous plaindre, soyons positifs. Diffusons un message d'espoir par ce que d'amour et de vérité. Sachons parler de la liberté et de l'égalité en refusant les pièges de l'idéologie dans laquelle on tente de nous enfermer. Appelons tous nos ancêtres à la rescousse !

Comment les héritiers de Rome et d'Athènes, d'Homère et Virgile, des évangélistes, de Saint-Augustin, de Saint-Thomas d'Aquin, de Bossuet pourraient-ils aujourd'hui être à court d'arguments, d'espérance et de génie politique ? La France de Sully, de Colbert, de Richelieu, de Pompidou serait incapable de sortir d'une telle impasse ? Comment les héritiers de François Villon, de Pierre de Ronsard, de Jean de La Fontaine, de Victor Hugo, de La Bruyère, de Molière, de Camus, d'Aragon et de tant d'autres pourraient-ils être aujourd'hui à court d'arguments, des arguments de l'espoir ?


Il suffit de connaître son histoire, de lire, de nourrir sa mémoire de beaux et grands vers. De redonner un sens à la culture en refusant les chemins éthérés, abscons et irréel par lesquels elle a fait perdre tous les repères à l'homme et la femme. Pour cela, il est impératif que nos idées et notre culture redeviennent des filles des rues. Nous devons être capables de les faire danser et chanter.


Et pour commencer aux yeux et aux oreilles de nos enfants. Ce n'est pas en refusant, ce n'est pas en étant négatifs que nous résoudrons le problème. Il faut retrousser les manches, il faut retrouver le goût d'être soi-même, la fierté de ce que l'on est, la conscience de la valeur des idées que l'on porte, rejeter le doute, refuser l'erreur, refuser le mensonge. Ne pas confondre tolérance et trahison de la vérité, proposer diffuser, à temps et à contre-temps… Etre pleinement homme, pleinement femme, et avoir des familles contagieuses ! Hauts les-coeurs…

 

 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Religions