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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 01:52

FAUT-IL-AVOIR-PEUR-DE-L-ISLAM.jpg

    Tel est le titre d’un dépliant publié par les éditions Bayard, dans la série « Les fiches croire », en partenariat avec le Secrétariat pour les relations avec l’islam de la Conférence des évêques de France (1), et disponible en quantité, depuis le mois de février, aux présentoirs des portes de nos églises, de France et de Navarre.

     La réponse donnée à cette question est celle d’une « approche » qui prétend passer « entre naïveté » et « rejet«  (p.3), et qui, pour ce faire, n’hésite pas à utiliser l’odieux procédé de l’amalgame, ce qui, de fait, évite la naïveté, puisque conscience il y a, et le rejet, puisque coopération à notre islamisation il y a, comme je vais le montrer ci-après.

 

     Dès la page 2 apparaît la traditionnelle confusion entre « musulmans » et « islam », qui sert à attribuer à l’islam les vertus naturelles de certains musulmans dits modérés. Une chose en effet est ce que vivent les musulmans, et autre chose ce qu’est l’islam. Écrire que « en Europe, l’immense majorité des musulmans vit un islam tolérant » (p.5), n’est-ce pas écrire qu’il peut en être aussi autrement ? Cette constatation ne saurait donc en rien tranquilliser ceux pour qui l’islam est de nature démoniaque, menteur et assassin dès l’origine (Jn 8.44). Ne sait-on pas que les musulmans ont le devoir de soumettre la terre entière à la charia (Coran 4.74 ; 9.41), et que leur comportements et revendications évoluent en fonction de leur nombre?   »Ne faiblissez donc pas et n’appelez pas à la paix quand vous êtes les plus forts. » (Coran 47.38)…

    Le procédé de l’amalgame est utilisé en mettant sur le même pied :

  • « les croisades » et « les conquêtes ottomanes«  (p.4). Comme si les croisades avaient été autre chose qu’une entreprise défensive des terres devenues pacifiquement chrétiennes et envahies à la pointe de l’épée par les armées mahométanes! Comme si les conquêtes ottomanes avaient été des réactions de légitime défense!
  • « l’époque coloniale » et « la guerre d’Algérie » (p.4). Comme si la colonisation de ce qui n’était pas encore l’Algérie n’avait pas eu pour raison première de mettre fin aux rapt d’esclaves et aux razzias sur nos côtes méditerranéennes, et aux actes de piraterie incessants durant des siècles!
  • « la Bible » et « le Coran« . « On peut justifier la violence en se référant au Coran, c’est vrai aussi pour la Bible. » (p.7) ! Mais où un chrétien trouve-t-il dans le Nouveau Testament (2) -sans lequel il ne lit pas l’Ancien Testament – un seul verset appelant à la haine et au meurtre comme on en trouve des centaines dans le Coran (3), tels ceux-ci :  »Rien d’autre : le paiement de ceux qui refusent Allah et son messager, c’est qu’ils soient tués, ou crucifiés, ou que leur soient coupées la main et la jambe opposée, qu’ils soient expulsés de la terre !«  (Coran 5.33) ;  »Entre nous et vous, l’inimitié et la haine sont à jamais déclarées jusqu’à ce que vous croyez en Allah, seul !«  (Coran 60.4) ? Pour détruire la foi chrétienne et frayer la voie à l’islamisation des chrétiens, n’est-ce pas un excellent moyen d’amalgamer Bible et Coran? Et moi qui croyais que toute prétendue révélation après le Christ n’était bonne que pour le feu de l’enfer (Ga 1.8-9)…  S’il est vrai que le Coran permet de  »contribuer aux progrès de la conscience universelle » (p.7), qui pourra jamais le rejeter ? Pour aider les chrétiens à accueillir l’islam leur sont vantés du Coran les  »très nombreux versets en faveur de la paix et de l’harmonie » (p.7), sans leur préciser que ces versets ont été abrogés par les versets violents (Coran 2.106)… Flagrante désinformation ! Injustifiable manipulation ! Et ce, de la part de personnes censées compétentes et de surcroît agissant sous le couvert de l’autorité de l’Église !
       En mentionnant l’existence d’ « un islam intolérant » et d’ « un islam intégriste » (p.4), le document prétend, par le fait même, les distinguer d’un vrai et bon islam. Mais  qui, et au nom de quoi, peut dire que l’islam intolérant et intégriste n’est pas le bon et vrai islam ? Ceux qui ont écrit ces lignes, n’ont-ils  jamais entendu les prêches des plus hautes autorités musulmanes? N’ont-ils jamais lu le Coran ni appris comment vécut Mahomet (4) ? Ne savent-ils pas que l’absence de magistère permet à n’importe quel dévot de s’appuyer sur ces leçons pour justifier les pires horreurs ?
      De quoi parle le document lorsqu’il affirme que « des évolutions importantes se produisent dans des pays comme la Turquie, et dans les pays arabes où la population aspire à la démocratie » (p.5) ? La population arabe appelée dernièrement à s’exprimer n’a t-elle pas voté partout pour encore plus d’islam, une application encore plus stricte de la charia ? S’il y a eu une évolution en ces pays, elle ne s’est jamais produite qu’en s’émancipant de l’islam ! La création de la Turquie moderne en est justement un exemple, dont l’utilisation pour faire accroire à l’existence d’un islam tolérant est donc grotesquement fallacieuse. Mais dans quel monde vivent les auteurs de ce document ? En amalgamant les sociétés occidentales et les sociétés musulmanes, que veulent-ils d’autre, sinon nous faire croire que ces dernières sont naturellement susceptibles des mêmes évolutions que les premières ? Et ce, en dépit non seulement de la nature de l’islam, mais encore du témoignage contraire de l’histoire et de l’actualité…
        « La liberté religieuse n’est reconnue par les catholiques que depuis le concile Vatican II » (p.5), ce qui se traduit : avec le temps, l’islam sera capable, lui-aussi, comme l’Église, de faire évoluer sa doctrine vers la liberté religieuse. Mais une chose est d’approfondir sa doctrine et autre chose de la changer. Or, si l’Église est capable de tirer « du neuf en constant accord avec le vieux » (Dignitatis Humanae, 1), comment l’islam pourrait-il jamais respecter la dignité humaine, fondement de la liberté religieuse, puisque pour lui il n’y a pas de nature humaine, en sorte que les hommes sont supérieurs aux femmes (Coran 4.34), les musulmans aux non-musulmans, sur qui ils ont droit de vie ou de mort (Coran 8.54 ; 9.29), et pareillement les maîtres vis à vis des esclaves (Coran 16.71,75) ? Et qui pourrait donner une nouvelle interprétation, puisque « nul ne connaît l’interprétation du Coran sinon Allah » (Coran 3.7), que les portes de l’interprétation (l‘ijtihâd) ont donc été fermées au Xe siècle, et qu’il n’y a pas de magistère incontestable en islam ?        En quoi le fait que des « responsables musulmans prennent publiquement et régulièrement position contre le terrorisme et les attentats antichrétiens » (p.6) (en Occident, précisons), pourrait nous rassurer, puisque le principe de la takyia légitime la dissimulation, la fraude et le mensonge lorsque l’intérêt de l’islam le demande (Coran 3.28 ; 16.106 ; 17.64 ; 47.38), en sorte que toute déclaration favorable à un intérêt non strictement musulman, comme celui de la liberté religieuse, est rendue nécessairement suspecte ? Ce qui est encore remarquable dans ce nouvel amalgame développé au bénéfice de l’évolution supposée de l’islam, c’est que celle-ci est envisagée du fait que l’islam puisse « s’acclimater au monde moderne » (p.5). Le salut escompté n’est donc pas envisagé dans l’accueil du message de l’Église, mais dans celui du monde moderne. Ce dernier aurait-il donc, plus que l’Église, de quoi rivaliser avec l’aspiration à l’absolu et au salut utilisée par l’islam pour se justifier à la conscience de ses adeptes ?
       Le Secrétariat pour les relations avec l’islam entend se démarquer radicalement de « certains chrétiens qui disent vouloir détruire l’islam pour sauver les musulmans » (p.6), et pour justifier ce refus de la destruction de l’islam, la phrase qui suit amalgame ce refus avec « l’attitude du Christ qui dans l’Évangile accorde le salut à des personnes éloignées de sa propre religion » ! Comme si le Christ n’avait pas invité ces personnes à quitter leurs erreurs et fausses religions pour se convertir à l’Évangile (Mt 4.17 ; 28.20 ; Jn 4.22 ; Ac 14.15 , 26.18 ; 1 Th 1.9) ! Mais si l’on ne veut pas la destruction de l’islam, on veut alors nécessairement son développement. Au service de qui sont alors les responsables de ce dépliant ? Jésus ne nous a-t-Il pas enseigné que l’on ne pouvait pas servir deux maîtres (Mt 6.24) ? Si Dieu a envoyé Mahomet, Jésus est-Il vraiment le Dieu Sauveur ? S’il faut vouloir le développement de l’islam, pourquoi rester chrétien ?
        « Avoir confiance en l’action de l’Esprit-Saint, partout et en tous » (p.6) et « Reconnaître chez les autres une authentique démarche religieuse » (p.6) sont les attitudes présentées ensuite pour justifier le refus de vouloir détruire l’islam : l’Esprit-Saint agirait par l’islam pour le salut des musulmans – car que peut vouloir d’autre l’Esprit-Saint ?, mais encore certainement pour celui de tous les hommes, que les musulmans ont la vocation de convertir à l’islam (Coran 9.41), en sorte que la démarche religieuse des musulmans, et donc celle de notre islamisation, en seraient nécessairement respectables… Que l’on veuille bien regarder l’islam en face ! A t-il une autre fin que de détruire et remplacer le christianisme, coupable du seul péché à jamais irrémissible (Coran 4.48), qui voue tous les chrétiens parce que chrétiens, au feu de l’enfer (Coran 5.72 ; 9.17 ; 48.6) ? L’Esprit-Saint peut-Il enseigner d’être à la fois pour et contre Jésus ? Est-il possible que Jésus Se soit trompé en enseignant : « Qui n’est pas avec Moi est contre Moi. Qui n’amasse pas avec Moi, dissipe. » (Mt 12.30) ?
          L’amalgame entre « islam » et « musulmans » est enfin porté à son achèvement à la dernière page par cet extrait tiré de la Déclaration Nostrae Aetate (n°3) du concile Vatican II :

« L’Église regarde aussi avec estime les musulmans, qui adorent le Dieu unique, vivant et subsistant, miséricordieux et tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, qui a parlé aux hommes. [...] Même si, au cours des siècles, de nombreuses dissensions et inimitiés se sont manifestées entre les chrétiens et les musulmans, le saint Concile les exhorte tous à oublier le passé et à s’efforcer sincèrement à la compréhension mutuelle, ainsi qu’à protéger et à promouvoir ensemble, pour tous les hommes, la justice sociale, les valeurs morales, la paix et la liberté. »

       Ainsi, à la question-titre de la première page : « Faut-il avoir peur de l’islam ?« , de façon obvie la dernière page répond : puisque l’Église regarde avec estime les musulmans, regardez donc  l’islam avec estime ! Et n’ayez pas peur de lui, braves gens, mais continuez à dormir tranquillement !
        Qu’il me soit permis de proposer une autre interprétation de ce passage de Nostrae Aetate (5) : Que si « L’Église regarde avec estime les musulmans qui adorent le Dieu UN, vivant et subsistant, miséricordieux et tout puissant, créateur du ciel et de la terre, qui a parlé aux hommes. », cela doit s’entendre de l’exemple de Jésus disant aux hérétiques : « Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; Nous, nous adorons ce que nous connaissons. » (Jn 4.22). Et en effet, puisque dans l’islam Dieu est inconnaissable (Coran 2.255 ; 20.110 ; 112.2), en L’adorant, les musulmans acceptent nécessairement d’adorer aussi bien n’importe quoi que rien du tout. Ce qui est évidemment très commode pour parler et agir au nom d’Allah… Il ne suffit pas de dire « Allah est notre Dieu » pour connaître Dieu (Jn 8.55-55). Les juifs disaient déjà la même chose, et se sont vus par Jésus traité de « fils du Diable » (Jn 8.44). Reconnaître que Dieu existe et qu’Il est unique est à la portée même des démons (Jc 2.19). L’estime avec laquelle l’Église regarde les musulmans n’est donc certainement pas due à leur connaissance de Dieu, mais à la dimension subjectivement respectable de leur démarche religieuse (Ph 4.8). Le but de ce texte du concile n’est pas de chanter les louanges de l’islam, mais de nous appeler à évangéliser les musulmans avec un esprit apaisé, sans passion ni rancœur du fait des crimes et violences subis au cours des siècles passés (et actuels !).
       Bref, alors que Jean-Paul II affirmait :

« Il est nécessaire de donner aux chrétiens qui vivent au contact quotidien des musulmans, une connaissance objective de l’islam, afin qu’ils sachent s’y confronter » (Ecclesia in Europa, n°57),

sous couvert de présentation de l’islam, et quitte à blasphémer la Parole de Dieu et l’unicité du salut en Jésus-Christ , ce dépliant, loin de préparer à la confrontation avec l’islam, prépare les chrétiens à leur reddition, les conduisant ouvertement à estimer et accueillir l’islam. Mais si des évêques sont capables d’aller poser la première pierre des mosquées, ou d’être d’accord pour manger halal, ce qui revient  à accepter le financement de notre islamisation par la taxe prélevée pour la certification halal au profit des mosquées, comment s’étonner que le Secrétariat pour les relations avec l’islam de la Conférence des évêques de France édite un tel document ?
       Nous devons certes aimer les musulmans, mais nous devons les aimer en tant qu’ils sont des hommes, appelés – que nous devons appeler ! – au salut (6), non en tant qu’ils sont musulmans ! Je dis cela en m’appuyant sur l’enseignement des vrais Apôtres de Jésus-Christ, que je vous invite, si nécessaire, à méditer à nouveau :
Du doux saint Jean :
« C’est que beaucoup de séducteurs se sont répandus dans le monde, qui ne confessent pas Jésus-Christ venu dans la chair. Voilà bien le Séducteur, l’Antichrist. Ayez les yeux sur vous, pour ne pas perdre le fruit de nos travaux, mais recevoir au contraire une pleine récompense. Quiconque va plus avant et ne demeure pas dans la doctrine du Christ ne possède pas Dieu. Celui qui demeure dans la doctrine, c’est lui qui possède et le Père et le Fils. Si quelqu’un vient à vous sans apporter cette doctrine, ne le recevez pas chez vous et abstenez-vous de le saluer. Celui qui le salue participe à ses œuvres mauvaises. » (2 Jn 7-11) ;
De l’Apôtre par excellence, Saint Paul : 
« Ne formez pas d’attelages disparates avec les infidèles. Quel rapport en effet entre la justice et l’impiété ? Quelle union entre la lumière et les ténèbres ? Quelle entente entre le Christ et Satan ? Quelle association entre le fidèle et l’infidèle ? Quel accord entre le temple de Dieu et les idoles ? Or c’est nous qui sommes le Temple du Dieu vivant… » (2 Co 6.14-18) ;

« Eh bien ! si nous-même, si un ange venu du ciel, vous annonçait un évangile différent de celui que nous vous avons prêché, qu’il soit maudit ! Nous l’avons déjà dit, et aujourd’hui je le répète : si quelqu’un vous annonce un évangile différent de celui que vous avez reçu, qu’il soit maudit !  » (Ga 1.8-9).
Pour conclure, il ne nous faut pas tant avoir peur de l’islam que de nos trahisons et compromissions, parce que 
« De nos jours plus que jamais, la force principale des mauvais, c’est la lâcheté et la faiblesse des bons,
et tout le nerf de guerre de Satan réside dans la mollesse des chrétiens.
Oh! S’il m’était permis, comme le faisait en esprit le prophète Zacharie, de demander au divin Rédempteur: «Que sont ces plaies au milieu de vos mains?», la réponse ne serait pas douteuse: «Ellesm’ont été infligées dans la maison de ceux qui m’aimaient, par mes amis qui n’ont rien fait pour me défendre et qui, en toute rencontre, se sont rendus complices de mes adversaires »… » (Saint Pie X: Béatification de Jeanne d’Arc, 13 décembre 1908)…

 

Abbé Guy Pagès

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Religions