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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 02:04

boulevard-voltaire-cgtLa France est un pays où tout va bien.

Le pays n’a pas de dette, pas de problème d’insécurité.

Le pouvoir d’achat augmente en permanence et, surtout, les investisseurs français et étrangers se battent pour ouvrir des usines et des sièges sociaux tant notre pays est accueillant pour eux en termes de droit du travail, de fiscalité et de compétitivité.

La conséquence logique est que la France n’a jamais connu, contrairement à ses voisins, la moindre hausse du chômage depuis 1973 et que le plein emploi est une constante depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Si les pays occidentaux ont connu « les trente glorieuses », nous en sommes, nous, aux « soixante-cinq glorieuses » ! La preuve que la fameuse « exception française » existe bel et bien.

Dans cet environnement économique idyllique, on comprend mieux que certains syndicalistes fassent la fine bouche et s’opposent à leur odieuse direction et aux bien plus odieux actionnaires qui ont décidé d’investir 70 millions d’euros (excusez du peu) en France, à Pierre-Bénite dans la banlieue lyonnaise très exactement. Pierre-Bénite, site déficitaire du groupe chimique français Arkema, devait, en effet, être le lieu de cet investissement qui aurait également bénéficié à un autre site du groupe, celui de Saint Auban qui fabrique la matière première destinée à Pierre-Bénite.

Patatras, la direction du groupe a annoncé cette semaine que cet investissement, prévu depuis plus d’un an, était annulé suite au blocus du site de Pierre-Bénite par quelques dizaines de militants CGT qui ont paralysé la production pendant une quinzaine de jours au motif que les nouvelles conditions de travail envisagées par la direction ne leur paraissaient pas satisfaisantes. On peut facilement comprendre la lassitude de la direction qui avait mis des mois à faire accepter son projet d’investir, on croit rêver, aux syndicats des deux sites (la CGT de Saint Auban avait d’ailleurs signé l’accord).

Au revoir la France, hello USA ou Ni Hao ZhongGuo puisque ce sont désormais les USA ou la Chine qui devraient accueillir le nouveau site. On attend avec impatience les remerciements à la CGT des futurs salariés américains ou chinois. On attend également la réaction de cette autre exception française qu’est le ministère du Redressement productif qui, comme le prouve Arkema après Florange, ne redresse rien et demeure totalement improductif !

Après avoir tué les ports dans lesquels la CGT jouit d’un véritable monopole à l’embauche (faut-il rappeler que les deux principaux ports de conteneurs français que sont Marseille et Le Havre font moins de volume réunis qu’Anvers ?), coulé le paquebot France, liquidé une partie de la presse du fait de la toute puissance du fameux « Syndicat du Livre CGT » et tutti quanti, une question se pose pour donner un sens au « pacte de compétitivité » : ne faudrait-il pas commencer par dissoudre la CGT ?

Philippe David, le 19 novembre 2012

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie