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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 01:57

REUTERSLa nouvelle est désormais officielle : le site sidérurgique Mittal de Florange va fermer. Comme pour Gandrange il y a quatre ans, autre usine appartenant au groupe indien.

Les pouvoirs publics n’ont rien pu faire et la décision des dirigeants de fermer le site était bien évidemment sans appel, l’État n’ayant pas à s’immiscer dans la gestion d’une entreprise privée, étrangère de surcroit.

Mais comment expliquer que, malgré la crise, la production mondiale d’acier batte des records, et que des usines sidérurgiques ferment en Europe en général et en France en particulier ?

Croissance en berne et crise de l’automobile et du bâtiment n’expliquent pas tout.

Parmi les vingt-cinq plus gros sidérurgistes mondiaux, seuls deux sont européens : l’allemand ThyssenKrupp (fruit de la fusion il y a 15 ans des deux entités formant son nom) et l’italien Riva, tous les autres ayant été absorbés par des sidérurgistes indiens. En 2006, Mittal a absorbé Arcelor (groupe né de la fusion en 2002 du français Usinor, de l’espagnol Aceralia et du luxembourgeois Arbed) tandis qu’en 2007, Tata absorbait Corus (fruit de la fusion du britannique British Steel et du néerlandais Koninklijke Hoogovens en 1999).

Ainsi deux groupes privés indiens ont, en l’espace d’un an, pris le contrôle de la quasi-totalité des sidérurgies française, britannique, espagnole, néerlandaise et luxembourgeoise, excusez du peu !

Ceci est la conséquence de l’idéologie folle de libre échange de la commission européenne qui permet aux entreprises du monde entier de racheter les fleurons de l’industrie européenne tandis que les entreprises européennes ne peuvent pas faire la même chose avec les entreprises des pays émergents.

Ainsi, pour pouvoir entrer sur le marché indien, Renault a dû signer un partenariat avec le constructeur automobile Mahindra en 2005, en étant minoritaire dans la joint venture. De la même manière, Carrefour a vu ses tentatives de s’implanter dans ce pays gravement remises en cause suite à la suspension par le gouvernement du projet d’ouverture du marché local aux distributeurs étrangers.

Nous sommes libre échangistes tandis que les Indiens sont protectionnistes. Les règles n’étant pas les mêmes, on comprend aisément les déséquilibres…

Que représentent en effet les sidérurgistes lorrains pour Lakshmi Mittal, milliardaire indien vivant à Londres ? Rien, même pas des numéros, et l’issue pour Florange est la même que celle de Gandrange il y a quatre ans.

Il y a quatre ans justement, sous l’hyper-présidence, Nicolas Sarkozy allait faire des discours à Gandrange sans parvenir à sauver quoi que ce soit.

Aujourd’hui, sous la présidence normale, c’est Arnaud Montebourg qui prononce ses discours à Florange et qui ne sauvera pas non plus quoi que ce soit.

Le changement, c’est vraiment maintenant.

Philippe David, le 7 octobre 2012

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie