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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 02:51

Il n’y aura pas de miracle de Noël. Publiés aujourd’hui [27 décembre 2012], les chiffres du chômage de Pôle emploi de novembre devraient être, encore une fois, mauvais et en hausse pour le 19e mois consécutif. Le gouvernement met donc la pression sur les partenaires sociaux pour qu’ils parviennent au fameux «compromis historique », qui doit réformer le marché du travail.

Pour l’instant, les négociations patinent. Hier Michel Sapin, le ministre du Travail, a fait le point sur le dossier avec François Hollande à l’Elysée. A l’issue de cet entretien, il a averti : « Chacun (doit)prendre ses responsabilités », et d’insister sur l’importance que les syndicats « aboutissent à un accord les 10 et 11 janvier prochain ».

C’est que l’état du marché du travail devient de plus en plus alarmant, avec le seuil symbolique des 3 millions de chômeurs (catégorie A) franchi en septembre. Michel Sapin a promis hier « une mobilisation maximale de tous les outils en faveur de l’emploi ». L’arsenal du gouvernement est déjà connu : contrats d’avenir et contrats de génération. Mais suffira-t-il vraiment pour atteindre l’objectif d’inversion de la courbe du chômage à la fin de l’année 2013 ? Pas si sûr.

Sur le terrain, les associations de chômeurs sont sceptiques. Elles pointent du doigt un phénomène qui monte : les décrocheurs de Pôle emploi, ces non-inscrits ou désinscrits qui viennent nourrir la masse des chômeurs dits « invisibles ».

Si, toutes catégories confondues, on recense officiellement 5 millions de chômeurs, ils seraient en fait près de 9 millions en comptant les sans-emploi « fantômes » et les victimes de temps partiels subis qui souhaiteraient travailler plus sans pouvoir le faire.

« Les gens qui disparaissent de nos radars sont en augmentation », confirme Sylvette Uzan-Chomat, conseillère et membre de SNU Pôle emploi. « Savoir qu’on ne sera pas indemnisé ne motive pas, en plus de l’offre d’emploi limitée. Le manque de personnel ne permet pas non plus d’encourager les chômeurs », ajoute-t-elle. « Les chômeurs invisibles ne croient pas en Pôle emploi, où les conseillers ont un trop grand nombre de cas à gérer », souligne Alain Marcu, d’Agir contre le chômage (AC !). Parmi eux, les jeunes et les femmes sont surreprésentés. C’est « un vrai enjeu », admet-on au ministère du Travail.
 
Les étudiants ne trouvant pas d’emploi et les décrocheurs scolaires grossissent cette masse invisible : ceux-là n’ont jamais franchi la porte de Pôle emploi. « Ils errent, ils zonent, ils ne sont pas inscrits, car ils n’attendent rien de Pôle emploi. Mais la majorité voudrait travailler, même pour un boulot précaire », rapporte Evelyne Perrin, de l’association Stop précarité. « On communique pour leur indiquer qu’ils peuvent bénéficier de nos services », assure la direction de Pôle emploi, qui vante dans les lycées les métiers en demande de travailleurs. !!!!!?????

Autre composante des chômeurs invisibles : les désinscrits de Pôle emploi. « Certains préfèrent chercher par eux-mêmes », explique la direction. Et puis il y a les découragés. Les raisons du décrochage ? « La honte et l’abattement, analyse Alain Marcu, d’AC !, ils ne croient pas dans l’institution et se replient sur eux-mêmes. » « Difficile quand on trouve les portes fermées de ne pas perdre l’estime de soi », renchérit la conseillère Pôle emploi Sylvette Uzan-Chomat.

La direction de Pôle emploi assure repérer ce public fragile en cernant « les freins périphériques à l’emploi » (addiction, maltraitance…). « Ce sont souvent des personnes inscrites à Pôle emploi depuis plusieurs années. On entame alors un suivi renforcé », assure la direction. L’enjeu est grand : une fois désinscrits, ces chômeurs disparaissent aussi du radar des associations, sont livrés à eux-mêmes et beaucoup ne bénéficient d’aucune aide et comptent uniquement sur des petits boulots précaires ou la solidarité familiale.

Le Parisien, 27 décembre 2012

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage