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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 00:23

[Extrait d'un long article dont nous vous conseillons la lecture dans son intégralité]

Traitée de « pute », de « boloss » : Marion, 13 ans, s’est suicidée

Menacée, insultée au collège et sur Facebook, l’adolescente s’est pendue. Ses parents portent plainte contre l’école et les cinq élèves qui s’étaient pendant des mois transformés en bourreaux.

Cette année de quatrième, Marion se plaint de ne pas pouvoir travailler. Elle revient du collège un peu triste à force d’être vue comme une « balance » ou une « intello », quand elle ose demander le silence dans sa classe. Au collège, c’est la foire, bavardages, insultes et provocs imposés par quelques fortes têtes. Un garçon dit à une enseignante : « Toi, je te baise ! » Un autre jette son carnet de correspondance au visage de la prof d’histoire-géo. A la récré, ça castagne ; il paraît aussi que, parfois, ça picole et ça fume dans les toilettes. Les élèves le racontent, tout fiers.

Le nouvel obs

                                                                            

Marion, 13 ans, s’est pendue chez elle, à Vaugrigneuse, dans l’Essonne en février dernier. Avant de commettre son geste, la jeune fille avait envoyé une lettre à son collège pour dénoncer le harcèlement qu’elle subissait de la part de certains de ses camarades. Aujourd’hui, neuf mois après, les parents de Marion sont toujours dans l’incompréhension.

L’enquête menée par la gendarmerie n’a toujours pas désigné de responsables et le couple a le sentiment d’être abandonné et ignoré par le ministère de l’Education Nationale. Jeudi, avec le concours de leur avocat, Me David Père, ils vont saisir un juge d’instruction au tribunal de grande instance de Paris. Les parents vont également déposer une lettre au cabinet de Vincent Peillon.

Les langues se délient peu à peu. Il y a une vraie peur des représailles.

En quoi consistaient ces faits de harcèlement ? «Marion, en 6e, avait été embêtée. Mais à l’époque, en 6e et en 5e dans ce même collège, il y avait un principal-adjoint, qui prenait la mesure des faits, qui était très vigilant sur les violences verbales, les violences physiques. Je passais un coup de fil, je mettais un mot dans le cahier de correspondance et le lendemain c’était réglé. En 4e, nouveau principal adjoint et là, tout a basculé. Dès les premiers jours, Marion, quand on a vu la liste des élèves, on a eu très peur. »

Pourquoi ces élèves s’en prenaient spécifiquement à elle ? «Marion était embêtée à la fois par des élèves de 5e, de 4e et principalement des élèves de sa classe de 4e, qui s’en sont pris à d’autres. Une jeune fille, qui a été prise à partie à plusieurs reprises, qui a été bloquée dans les vestiaires également, avec un briquet et un déodorant en lui disant : ‘on va faire de toi un chalumeau’.

Son ex petit ami a été battu, mis à terre avec une photo sur Facebook. Alors, ce sont les témoignages que j’ai recueillis, mais sur 600 élèves, bien d’autres doivent subir la même chose, puisque 15% des élèves se disent harcelés et ne le disent pas (selon les chiffres de l’Education nationale, ndlr). 40% des bons élèves s’en plaignent. Marion faisait partie des très bons élèves, elle était brillante. Aujourd’hui, les bons élèves sont stigmatisés». […]

Europe 1 

source

 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Faits Divers