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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 01:54

Lu dans Minute :

U"Historiquement située aux confins de l’empire austro-hongrois, de l’empire russe et de l’empire ottoman, l’Ukraine ne bénéficie pas de l’unité linguistique et religieuse de sa voisine polonaise. Quoi de commun entre les catholiques uniates de rite grec de l’ouest du pays [...] et les russophones orthodoxes de l’est du pays ?

En Crimée, 77 % de la population a le russe comme langue maternelle. En Galicie, ils ne sont que 2 ou 3 % dans ce cas. Il n’existe pas de véritable unité ukrainienne.

Ce pays est en permanence écartelé entre l’Occident et la Russie. D’où notre question volontairement provocatrice : l’Ukraine existe-elle vraiment ? De l’avis des experts en géopolitique, l’Ukraine peut donc redouter un scénario à la Yougoslave, celui de l’éclatement et de la guerre civile. Sauf qu’à la différence de l’époque de la guerre qui opposa Croates, Bosniaques et Serbes, la Russie ne laissera pas son honneur bafoué et ses intérêts remis en cause. Rappelons-nous que la flotte russe de la mer Noire est abritée dans un port ukrainien de Crimée : Sébastopol. L’Ukraine, c’est la marche de la Russie, au sens médiéval du terme. N’en déplaise aux nombreux activistes pro-ukrainiens qui existent en France, le destin de l’Ukraine est d’être un satellite de la Russie.

 L’Ukraine est le berceau de l’Etat russe et celui des cosaques, ces cavaliers orthodoxes qui combattirent pour le compte des tsars russes, contre les Polonais à l’ouest et les Tatars musulmans à l’est. Mais elle eut durant tout le XXe siècle, des volontés d’émancipation. Entre 1917 et 1920, une éphémère république indépendante d’Ukraine profita des troubles causés par le coup d’Etat bolchévique pour tenter de se détacher de l’orbite russe. En vain.

Entre 1941 et 1944, l’Allemagne nazie tenta également de faire renaître un sentiment national ukrainien qui s’appuyait sur la division SS « Galicie ». Au total, 220000 Ukrainiens servirent durant cette période dans diverses unités combattantes pronazies. Ils servent aujourd’hui de référence à une partie de l’extrême droite ukrainienne, qui constitue un des principaux courants de la révolte en cours et que la présidente du Front national, Marine Le Pen, qualifie de « néonazis ». Ces militants se regroupent autour du parti Svoboda, bien implanté en Galicie, qui compte 38 députés au parlement ukrainien et est affilié à divers partis de l’ultra-droite européenne comme l’Aube dorée en Grèce. Svoboda, qui flirte régulièrement avec l’antisémitisme, prône ouvertement un socialisme national. [...]

Lors de la révolution orange de 2004, notre confrère Jacques de Guillebon, présent en Ukraine, constata de ses propres yeux que l’affaire était financée par des valises de dollars en provenance directe de fondations américaines, notamment celle de George Soros. Les liasses étas-uniennes nourrissaient la révolte de Ioutchenko et Timochenko.

Dix ans après, les choses auraient-elles fondamentalement changé ? En bon démocrate, Barack Obama est plus isolationniste que son prédécesseur républicain George W. Bush. L’Ukraine est liée par un traité d’association avec l’Otan. Elle est candidate à l’entrée dans l’organisation militaire transatlantique. Associer le controversé président Viktor Ianoukovitch à Vladimir Poutine, c’est salir ce dernier, principale cible des adversaires de la Russie et des humanitaristes de tout poil."

 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans International