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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 01:31

 

Harcelees-dans-la-rue-elles-temoignent-sur-Twitter_mode_uneNous connaissons bien les phénomènes de “fuites de cerveaux”, et de “fuites des capitaux”, mais nous connaissons beaucoup moins un phénomène qui en dit pourtant long sur ce qu’est en train de devenir notre pays : la fuite des jolies filles.

C’est suite aux déclarations en privé de l’une d’entre elles que nous avons voulu en savoir plus, tant ce phénomène nous paraissait grave et peu médiatisé à ce jour.

Des reportages comme celui de la jeune Belge harcelée dans les rues de Bruxelles (photo) nous avait déjà mis en garde, cette interview enfonce définitivement le clou et place les autorités devant leurs responsabilités.


Depuis combien de temps avez-vous quitté la France et pour quelles raisons ?
J’ai quitté la France, Paris plus exactement, il y a presque trois ans maintenant, pour terminer mes études. D’une part, les perspectives me semblaient bien moins intéressantes en France que dans n’importe quel autre pays européen. J’ai ressenti une vraie lassitude envers mon pays. Tout m’y semblait figé, je voyais les universités françaises perdre leur prestige d’année en année, mon université était constamment en grève, les professeurs n’hésitaient pas à nous sacrifier au passage en exerçant la fameuse « rétention des notes » (1), empêchant beaucoup d’élèves de présenter leur dossier à temps pour d’autres établissements…

La responsabilité individuelle me semblait avoir totalement disparu.  D’autre part, en tant que parisienne, j’ai constaté ces dernières années une évolution assez inquiétante, d’une violence qui s’est littéralement généralisée.

En tant que parisienne, j’ai constaté ces dernières années une évolution assez inquiétante, d’une violence qui s’est littéralement généralisée.

Toutes mes amies étrangères sans exception m’ont du reste confirmé qu’après avoir fait le tour de toutes les capitales des pays occidentaux, il n’y a qu’à Paris, et en France plus généralement, qu’elles ont subi des agressions, ou qu’elles ont vraiment eu peur. Il existe une tension palpable, aussi bien entre les différentes catégories sociales qu’entre les différents groupes ethniques, qui rend la vie à Paris vraiment désagréable. Ajoutez à cela des prix toujours plus élevés, pour une qualité de vie toujours plus médiocre : comment ne pas partir sans se retourner ?

Pourquoi ne souhaitez-vous pas revenir de sitôt en France ?
Je vis à présent à Rome, en Italie. Lorsque l’on est étranger dans un pays et que l’on possède un bon diplôme, on est une valeur ajoutée, ce qui permet d’accéder à des positions intéressantes beaucoup plus vite.

Certes, l’Italie est un pays affecté par la récession et tout ne fonctionne pas forcément mieux qu’en France, mais cette règle de valeur ajoutée s’y applique tout de même, et la qualité de vie en général me semble nettement plus élevée qu’à Paris ; j’ai surtout pu goûter à une vie dans laquelle le fait d’être blonde aux yeux clairs et de porter des jupes courtes n’est plus un problème !

En France, lorsque je prenais les transports en commun (tous les jours) ou que je traversais certains quartiers, je faisais très régulièrement l’objet d’une hostilité marquée et clairement raciste, aussi bien de la part de femmes que d’hommes. Nombreux sont ceux qui s’emploient à dénoncer le fantasme et la paranoïa, mais pour les jeunes femmes comme moi, c’est une réalité aussi incontestable que quotidienne, à moins de ne jamais emprunter les transports en commun et de rester confinées dans certains petits quartiers. Je me demande sur quelle planète vivent ceux qui prétendent que le racisme anti-blanc est un mythe créé de toutes pièces par des racistes.

Je me demande sur quelle planète vivent ceux qui prétendent que le racisme anti-blanc est un mythe créé de toutes pièces par des racistes.

Le problème majeur à mon sens est que ces agressions ont presque toujours lieu en public, et précisément celles-ci ont lieu car les individus qui les commettent ont conscience qu’il n’y aura jamais personne en face pour s’opposer. Les hommes redoutent le coup de couteau en France. Ils ont raison, les faits divers nous démontrent bien qu’aujourd’hui toute personne s’interposant dans ce type d’agression est susceptible de connaître ce sort.
Ce qui explique qu’un viol puisse tranquillement avoir lieu dans le métro en pleine heure de pointe… C’est en revenant en France, après un moment de sevrage, que la réalité du climat d’agressivité saute vraiment aux yeux, et que l’on est satisfait d’y avoir échappé.

En Italie, pourquoi n’êtes-vous pas harcelée par le même genre de population ?
L’Italie est un pays d’immigration, récente ou remontant à plusieurs générations. Je dirais presque que là-bas les immigrés sont ceux qui se comportent le mieux, j’ai constaté qu’ils sont très travailleurs (l’État italien est bien moins protecteur) et respectueux des règles, ce qui prouve que l’immigration n’est en rien le problème, et que c’est bien la politique mise en place et les mentalités qui sont en cause.

L’immigration n’est en rien le problème, c’est bien la politique mise en place et les mentalités qui sont en cause.

En Italie, il y a encore un sens du devoir civique et de la responsabilité bien plus développé que chez nous. Jamais je n’ai subi la moindre agression de la part de qui que ce soit, et même si cela avait été le cas, je ne doute pas une seconde que tout le monde autour serait intervenu, comme c’est le cas à chaque fois. Personne à part un grave déséquilibré n’oserait brandir un couteau, notamment parce que généralement ce n’est pas à un pauvre courageux isolé qu’il doit faire face, mais bien au courroux de toutes les personnes présentes à ce moment-là. Cela fait toute la différence.

4/ Les Français et les Italiens partagent une culture latine et méditerranéenne, d’où peut venir cette différence dont vous parlez ?
Ce que j’ai constaté en Italie, je l’ai aussi constaté en Espagne par exemple. J’ai été très frappée, un soir en Espagne, non loin de la frontière française, d’entendre un groupe de femmes crier à un groupe de nord-africains qui se comportaient mal : « la France, c’est par là-bas ! » Ce phénomène est propre à l’hexagone. Je crois d’une part que le système assimilationniste à la française est désastreux car il a un effet encore plus clivant que tous les autres. Et d’autre part, nos élites sont totalement responsables de cette situation. En instaurant depuis des décennies un climat absurde de repentance absolue et systématique, entre descendants de « bourreaux » et descendants de « victimes », ils ont accru les ressentiments, des deux côtés. C’est parfaitement logique, rien de bon ne peut naître de telles situations et de tels états d’esprit.

5/ Une loi contre le harcèlement dans la rue règlerait-elle les problèmes selon vous, et vous inciterait-elle à revenir vivre dans notre pays ?
Je ne crois pas du tout que ce soit en légiférant en ce sens que quoi que ce soit changera, bien au contraire. Des lois existent, il s’agit de les faire appliquer. Si l’État remplissait ses fonctions fondamentales, comme celle de faire régner l’ordre et d’assurer la sécurité et la tranquillité des citoyens – quelle que soit leur couleur de peau et leur origine sociale- on n’en serait certainement pas là.

Si l’État remplissait ses fonctions fondamentales on n’en serait certainement pas là.

Mais l’État est bien trop investi dans toutes les affaires qui ne sont pas de son ressort pour pouvoir remplir correctement ses fonctions essentielles. Je ne me fais donc pas beaucoup d’illusions pour le futur, mais, sait-on jamais…

(1) La rétention des notes est le fait pour les professeurs de ne pas transmettre les notes des étudiants à l’administration, pour paralyser le fonctionnement de l’université.

 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Société