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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 01:50

Les nouveaux investissements directs étrangers (IDE) en France ont chuté de 77 % en 2013, pour tomber à 4,1 milliards d'euros, selon les données émises par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced). cc/flickr/Images_of_Money

Le faible niveau de l'investissement est le principal élément qui bride le potentiel de croissance de la France. Même si ce phénomène n'est pas nouveau, il s'est amplifié avec la crise globale et devient très inquiétant depuis environ deux ans.

Dès lors, l'objectif principal doit être de redonner confiance aux entreprises pour les inciter à investir, et ainsi espérer une reprise de l'activité sur la durée capable d'accroître la croissance économique, seule apte à faire diminuer le chômage de façon pérenne.

Eléments de compréhension de l'investissement

Investir c'est dépenser des ressources aujourd'hui pour acquérir un actif dit "durable". Dans ce cadre, la dépense provient des ressources propres (autofinancement) ou fait appel à des ressources externes (emprunt auprès des banques ou sur les marchés). Un bien dit "durable" renvoie à un bien dont la durée de vie est supérieure à un an et qui sert à produire dans le futur. En substance, cela mesure la somme des achats de nouveaux outils de production (camions, machines-outils, ordinateurs...) et de la construction de nouveaux bâtiments de production (centres commerciaux, usines, bureaux...).

 

L'investissement n'est pas uniquement "matériel", il peut également être "immatériel". En effet, l'investissement "physique" est certes le plus visible et le plus facilement quantifiable, mais l'investissement "intellectuel" est lui aussi un élément constitutif de la notion d'investissement et ce, même s'il est difficilement pris en compte par les statistiques et si la capacité de production repose essentiellement sur les actifs physiques. Parmi ces aspects immatériels il convient de citer par exemple les droits de propriété intellectuelle (brevets), les logiciels ou encore la recherche et développement. Afin de saisir l'importance de cet aspect immatériel, plusieurs exemples pratiques peuvent être soulignés : (1) un artiste investit pour ensuite acquérir des droits d'auteurs, (2) un étudiant investit pour acquérir un diplôme qui peut donner accès à un emploi, (3) une entreprise investit dans la publicité pour trouver de futurs clients.

 

Enfin, il convient d'identifier deux sortes d'investissements :

Les investissements de "capacité" qui visent à accroître les capacités de production de l'entreprise (ex : accroissement du nombre de machines pour produire en plus grande quantité).

Les investissements de "productivité" dont l'objectif est d'améliorer la productivité (l'efficacité) du processus de production en permettant notamment une baisse des coûts unitaires obtenue grâce à une économie de facteurs de production (ex : achat d'une machine qui permet d'effectuer le même travail que celui produit par plusieurs ouvriers). En d'autres termes, un investissement de productivité permet soit de "produire plus avec autant" ou "produire autant avec moins" (idéalement l'objectif est même de "produire plus avec moins"), c'est d'ailleurs pour cela que ces investissements sont parfois appelés investissements de rationalisation ou de modernisation.

Notons que certains investissements combinent les deux caractéristiques et permettent à la fois d'accroître les capacités de production et de réaliser des gains de productivité.

 

Au final, le fait d'investir est une opération économique consistant pour une entreprise à acquérir des biens de production (investissement matériel) ou à effectuer certaines dépenses ayant pour but de développer le potentiel de l'entreprise pour l'avenir (investissement immatériel) au travers d'investissements de capacité ou de productivité.

Importance de l'investissement

La consolidation, puis l'accélération de la croissance économique se fera nécessairement via une reprise de l'investissement. En effet, sans cette reprise, il est très improbable qu'un cycle économique haussier s'enclenche et ainsi bénéficier d'une part, de l'amélioration de la situation économique européenne et mondiale et, d'autre part, du regain de marges de manœuvre des entreprises obtenu grâce à une réduction des coûts et un ajustement de l'emploi. Or, il est indispensable de stimuler la croissance économique afin que la France puisse recréer de l'emploi et faire face à ses déficits.

Pour ce faire, il convient de mettre en place des mesures "pro-cycliques". Autrement dit, et contrairement aux mesures contra-cycliques qui visent à amoindrir les effets de la conjoncture économique, les mesures pro-cycliques ambitionnent d'accompagner la conjoncture pour l'amplifier. Dans le cas présent, il s'agirait d'accompagner un mouvement favorisant plutôt les entreprises que les ménages, pour qu'ensuite ces derniers bénéficient des effets positifs du regain d'activité des entreprises ; via la croissance économique générée, la baisse du chômage induit, et enfin la diminution du poids des dépenses publiques et de la fiscalité.

La France doit composer avec un potentiel de croissance qui s'est très largement érodé. En effet, cela fait près de deux ans que l'investissement des entreprises diminue. Or, le potentiel de croissance d'un pays est très largement déterminé par le stock de capital et d'investissement passé. Ainsi, la croissance potentielle de la France se trouve probablement aux alentours  de +1 % par an, ce qui est insuffisant pour qu'un pays comme la France (compte tenu de sa démographie notamment) puisse créer plus d'emplois qu'elle n'en détruit. Il faudrait pouvoir stimuler ce potentiel de croissance à au moins +1,5 % par an pour faire diminuer le taux de chômage de la population active.

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie