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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 00:10

 

Un rapport secret de 1983 de la CIA que nous nous sommes procurés indique que le pays, qui n’a jamais ratifié la Convention sur les armes chimiques, avait développé une usine de production dans le désert du Néguev.

L’utilisation –probable– par la Syrie d’armes chimiques continue de faire craindre que la guerre civile se transforme en conflit plus vaste. Mais le gouvernement de Bachar el-Assad n’est peut-être pas le seul à disposer d’importants stocks de gaz neurotoxiques. Un document de la CIA récemment découvert semble indiquer qu’Israël aussi s’est construit un arsenal chimique.

Au sein des services de renseignements de Washington, on est presque unanimement persuadé qu’Israël possède plusieurs centaines de têtes nucléaires et peut-être même quelques têtes thermonucléaires. Les analystes pensent que le gouvernement israélien aurait bâti cet arsenal nucléaire dans les années 1960 et 1970 comme dernier rempart possible dans le cas, hautement improbable, où les armées de leurs voisins arabes auraient été en mesure d’envahir l’intégralité du territoire israélien. Mais les armes nucléaires ne sont pas les seules armes de destruction massive dont Israël dispose.

Voilà près de 20 ans que dans les cercles de contrôle des armements circulent des rumeurs faisant état de la construction, dans le plus grand secret, par les Israéliens, d’importants stocks d’armes chimiques et bactériologiques en complément de leur arsenal nucléaire.

Une bonne partie de l’attention s’est portée sur les recherches et le développement conduits au sein de l’Institut israélien de recherches biologiques, une base gouvernementale secrète située à Ness Ziona, à 20 kilomètres au sud de Tel Aviv.

Mais on a rarement (voire jamais) publié des documents démontrant qu’Israël dispose d’un stock d’armes chimiques ou bactériologiques. Ce rapport secret de la CIA datant de 1983 pourrait constituer une des indications les plus sérieuses que tel est bien le cas.

Selon ce document, des satellites espions américains ont découvert, en 1982, une «probable usine de production de CW [chemical weapons –armes chimiques, ndlr], d’agents neurotoxiques, au sein de la zone militaire sensible de Dimona, dans le désert du Néguev. D’autres sites de production de CW existent probablement au sein de l’industrie chimique israélienne, très développée».

«Si nous ne sommes pas en mesure de confirmer la détention, par les Israéliens, d’armes chimiques létales, ajoute le document, plusieurs indicateurs nous poussent à considérer qu’ils disposent d’agents neurotoxiques persistants et non-persistants, de gaz moutarde et de plusieurs catégories de gaz anti-émeutes, avec le matériel nécessaire à leur utilisation.»

Israël possède-t-il toujours ce stock supposé? Nous l’ignorons. En 1992, le gouvernement israélien a signé la Convention sur les armes chimiques, qui interdit ces armes, mais ne l’a jamais ratifiée. (L’ambassade israélienne à Washington, contactée sur ce point lors de l’écriture de cet article, s’est refusée à tout commentaire.)[...]

[...]Tout ceci n’est peut-être qu’une tempête dans un verre d’eau. Il est en effet possible qu’au cours des trente dernières années, le gouvernement israélien se soit débarrassé de son stock de gaz moutarde et d’agents neurotoxiques. Ces armes nécessitent une maintenance constante, des moyens énormes en terme de sécurité et le coût de maintien d’un tel stock est sans nul doute extraordinairement élevé.

Mais le gouvernement israélien est également connu pour son penchant à préserver tout atout qu’il considère utile pour la défense de l’Etat d’Israël, quel que puisse en être le coût ou les possibles conséquences diplomatiques.

Slate  et  The Jerusalem Post  et  Haaretz

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans International