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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 01:34

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N’en déplaise à l’inénarrable Guy Bedos, Jean Roucas n’était pas mort. C’est désormais le cas. L’humoriste à succès du Bêbête Show, émission certes un peu bêbête mais ô combien populaire dans les années 80, vient d’être lynché par la meute médiatico-politico-culturo-mondaine. Son crime ? Avoir rallié le Front national de Marine Le Pen, le week-end dernier, lors des universités d’été de la formation en vogue.

Jean Roucas a tout connu. Le succès tout d’abord, rencontré dans le Bêbête Show et les différentes émissions inspirées par son complice Stéphane Collaro. Sous ses airs de français moyen et d’idéologue du café du commerce, l’humoriste savait conjuguer son humour avec l’air du temps. Mais, celui-ci a changé. Les comiques sont désormais tous acquis au même consensus médiatique. Et Jean Roucas de connaître ensuite une douloureuse traversée du désert, en redevenant Jean Avril, simple citoyen, sombrant dans l’oubli et l’alcool.

Depuis son apparition dans une émission de télé-réalité au mitan des années 2000, plus personne n’avait vraiment de nouvelles de l’homme dont les lunettes rondes traduisaient la bonhomie. Sans crier gare, Jean Roucas est réapparu sur le devant de la scène, ni celle des spectacles, ni celle des plateaux télévisés. C’est au cours de l’université d’été du Front national qu’il a fait sa joyeuse rentrée, avec ces quelques mots en guise de justification : “J’en avais marre de râler tout seul devant ma télé, j’ai décidé de m’engager”.

Abandonné par une profession qui aime se regarder le nombril, Jean Roucas en est devenu la cible privilégiée. Son collègue Guy Bedos, que l’on croyait tout aussi mort que lui, s’est fendu d’une carte blanche pleine de morgue dans le Huffington Post : “Après tout, ce n’est qu’un has been. Un « humoriste” oublié tout aussi démodé que Collaro. Mais bon, j’en ai connu bien d’autres des traitres.”

Les producteurs et acteurs du « Secret de l’abbé Taillère” se sont désolidarisés de l’auteur de la pièce. Le monde de la culture a toujours été d’une gauche droit-de-l’hommiste, ce qui est son droit, mais qui l’éloigne d’un public beaucoup plus amusé par le sens populaire que Roucas incarnait autrefois. En Belgique, c’est au sein de la culture que se retrouvent d’ailleurs le plus d’opposants à Bart De Wever.

Surfant sur la vague, le maire communiste de Gardanne Roger Meï a déprogrammé dans un premier temps la pièce dans sa commune, avant peut-être de faire marche arrière. Jean Roucas s’est dit victime de discrimination professionnelle et entend lancer une association pour la liberté d’expression avec son ami Gilbert Collard, célèbre avocat et député FN.

La France tient-elle là son affaire-Trullemans ? Certes, les deux hommes ne sont en rien comparable. Mais il est, dans les deux cas, et quelles que soient nos opinions sur les options défendues par le scientifique et l’humoriste, quelque chose de profondément dérangeant : voir un homme bâillonné et diabolisé pour avoir exprimé une opinion ou une sympathie politique.

GREGOIRE BRUEL

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Politique