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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 02:28

 

Ces rassemblements-déjeuners dans l'espace public de la République démocratique algérienne ne devraient pas être interprétés comme des actes contre la religion musulmane.

Non ! Ces êtres humains ne sont ni des mécréants, ni des "koufars" encore moins des renégats, des apostats, des fauteurs de troubles et surtout pas des personnes qui cherchent à semer la discorde et la zizanie entre les Algérien-ne-s et à plonger le pays dans la fitna (désordre).

Non ! Ce groupement d'individus à Tizi Ouzou et à Aokas était représenté par des personnes humaines qui au fond posent la question de la liberté de conscience, sujet fondamental et éminemment démocratique qui nécessite d'être mis au cœur des débats de la République algérienne.

La liberté, du latin liber qui signifie "libre", de conscience, du latin conscientia, c'est-à-dire "for intérieur", est, en effet, le point essentiel que les "Dé-Jeûneurs" du 3 août à Tizi Ouzou et à Aokas ont mis en évidence à travers leur mobilisation citoyenne qui a suscité tant de haine, de rancoeur et de rancune. Certains ont été jusqu'à considérer cette initiative comme un acte de souillure.


La visite de Ali Belhadj, l'ex-dirigeant de l'ex-Front Islamique du salut (FIS) et de bien d'autres religieux venus d'autres villes d'Algérie, le lendemain de ce rassemblement sur le lieu du déjeuner "démocratique" n'avait-elle pas pour unique objectif de purifier cette ville de l'action "blasphématoire" des "Dé-Jeûneurs" de la République ?

 

La liberté de conscience est l'un principes garanti par des textes législatifs internationaux et nationaux. L'article 18 de la Déclaration des Droits de l'Homme stipule que "toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites".

La Constitution algérienne (1996/2002/2008) dans son article 36 met l'accent sur "l'inviolabilité" de la liberté de conscience et de la liberté d'opinion de même que l'article 32 garantit "les libertés fondamentales et les droits de l'homme et du citoyen".

 

A la lumière de ces principes universels qui constituent des droits naturels, chaque personne humaine dispose de la liberté de choisir ses croyances et son propre système de valeurs et de principes qui guident et structurent son existence. Le rôle d'un Etat de droit est justement de garantir à chaque individu ce droit fondamental et inaliénable à la liberté de conscience et ainsi la possibilité de croire ou de ne pas croire ou encore de changer de religion.

L'égalité et la liberté sont des conditions sine qua non pour l'instauration d'une démocratie et d'une co-existence pacifique dans la société algérienne. Tant que l'Islam continue à être institué religion d'Etat (article 2 de la Constitution algérienne); tant que le Politique, le droit, l'institution familiale et bien d'autres aspects de la vie publique et sociétale seront régis par l'idéologie religieuse, il ne saurait y avoir d'égalité, de liberté et de respect de la personne humaine dans sa diversité et ses spécificités.

La religion ne doit en aucun cas être une autorité politique dont la fonction est de régenter le champ politique, juridique et les rapports sociaux et familiaux. La religion est une affaire strictement personnelle et privée. La sécularisation de tous les aspects des affaires de la République algérienne, publiques et familiales est une voie à privilégier et à envisager, à moyen et à long terme. Et que chacun et chacune prêche en son for intérieur.

 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Religions