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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 01:16

L-autre-drame-de-l-emigration-algerienne.jpg

 

En France, 37 % des immigrés sont originaires du Maghreb, et principalement d’Algérie.

En effet, depuis plus de trois décennies, l’Algérie connaît un véritable exode, passant en 1990 de 930.000 personnes nées en Algérie vivant à l’étranger à 1.040.000 en 2000, 1.710.000 en 2010 et 1.770.000 en 2013.

Ce sont les conclusion rendues le 2 septembre par le Pew Research Center,think tank américain se fondant sur les données de l’Office de la migration internationale des Nations unies. Plus précisément, sur les 1.770.000 migrants algériens, 82 % sont établis en France, soit 1.460.000 personnes.

Mais qui sont ces Algériens qui quittent leur pays ? Et pourquoi ?

D’après les statistiques officielles, publiées le 11 juillet 2013 par le Secrétariat à l’Immigration et à l’Intégration, l’immigration économique représente 8 % des titres de séjour délivrés en 2012. 44 % concernent l’immigration familiale, le reste se répartissant entre ceux venus pour étudier et ceux venus dans un cadre humanitaire.

Concernant l’immigration économique ou de travail, en Algérie, les chercheurs déplorent la perte d’une grande partie des cadres formés dans les universités algériennes dans les années 70 et 80. Mais pas seulement. Pour exemple, d’après un rapport de 2013 du Conseil national de l’ordre des médecins, près d’un quart de ceux-ci ayant été formés dans leur pays viennent exercer en France, majoritairement à l’hôpital. Ce qui aboutit à un paradoxe : tandis que pour combler la crise hospitalière en France, les hôpitaux recrutent des médecins algériens, la fuite des médecins algériens entraîne dans leur pays une crise hospitalière !

Et ce nombre devant progresser d’ici 2018 – pour atteindre 34 % –, l’Algérie n’est pas près de l’endiguer. L’émigration de ses praticiens n’est assurément pas une chance pour la population algérienne.

Qui plus est, à l’hémorragie causée par la fuite des élites s’ajoute celle liée à l’émigration familiale. L’Algérie enregistre une hausse démographique exceptionnelle. Depuis 2008, cette hausse est telle qu’en 2013, le pays a atteint 37,9 millions d’habitants, et selon les prévisions de l’Office national des statistiques, il passera en 2014 à 38,7 millions.

Résultat d’un taux de natalité qui ne cesse d’augmenter, passant de 2,4 % pour la période 2010-2011 à 7,5 % entre 2011 et 2012. Dans le même temps, l’indice de fécondité a suivi le même chemin : de 2,87 enfants par femme, il a bondi à 3,02 alors que les Françaises ont, en moyenne, 2 enfants, chiffre qui atteint presque le seuil de renouvellement des générations (2,1).

On nous le répète à l’envi : ce serait grâce aux étrangers que nos retraites seront sauvées. Mais qui va payer les retraites des Algériens en Algérie si ce pays – en plus de pâtir de la fuite de ses cerveaux – se vide de sa substance vive ?

En outre, l’émigration des pays pauvres vers les pays riches réduit-elle la pauvreté des premiers ? Enrichit-elle les seconds ? La démonstration visuelle de l’Américain Roy Beck prouve qu’il n’en est rien.

Alors, à qui profite le crime ? Certainement pas aux peuples concernés, en tout cas.

 

http://www.bvoltaire.fr/carolineartus/lautre-drame-lemigration-algerienne,105777?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=80e922b3cb-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-80e922b3cb-30494613&mc_cid=80e922b3cb&mc_eid=3bbbfa4636

 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Immigration