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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 00:30
L’UE calcule les pertes provoquées par l’embargo et conseille à Iatseniouk de se tenir à l’écart du tube

Par La Voix de la Russie | L’UE continue à calculer les pertes résultant de l’embargo sur les produits agroalimentaires décrété par Moscou. Le 14 août, les experts en agriculture se réuniront d’urgence à Bruxelles pour discuter de la stabilisation des marchés. Selon Eurostat, l’embrago russe signifie une perte nette de 12 milliards d’euros à l’exportation.

Certains membres de l’UE, de ceux notamment qui revendiquaient à cors et à cris les sanctions contre Moscou, songent déjà attaquer la Russie devant l’OMC. Mais, comme l’a rappelé le chef de la diplomatie russe Sergei Lavrov, c’est Bruxelles lui-même qui avait poussé Moscou à prendre les mesures en représailles.

Les sanctions décrétées par l’UE ont considérablement limité les possibilités de financement des fermiers russes notamment par Selkhozbank. Cela créait sur notre propre marché une concurrence déloyale favorable aux producteurs européens. On ne peut pas dire que la Russie sortira indemne de la « guerre des sanctions ». Certains produits vont manquer pendant le chamboulement des fournisseurs, explique Sergei Khestanov, expert russe en finances :

Il n’existe pas de pénurie de produits alimentaires dans le monde. Par contre, ce sont les débouchés qui manquent si bien que de nombreux pays se feront un plaisir d’écouler leurs produits alimentaires en Russie. Et pendant ce temps, l’UE cherche frénétiquement les moyens permettant « d’atténuer la riposte russe », depuis les rocambolesques jusqu’à ouvertement malodorants.

Aussi, l’ambassadeur de Pologne aux États-Unis a exigé d’ouvrir le marché américain aux pommes polonaises mais Washington a dédaigné les raisonnements dans le genre : « vous nous avez incité à décréter les sanctions, maintenant mangez nos pommes ».

Les Finlandais ont décidé quant à eux de mettre sur le marché les produits laitiers et carnés destinés à la Russie. En même temps, Bruxelles ne ménage aucun effort pour dissuader l’Amérique Latine et les pays d’Asie de prendre pied sur les marchés russes. Or, le Brésil a déjà autorisé 90 boucheries industrielles nouvelles à exporter sans délai leurs produits en Russie. Le Chili et l’Argentine ont pris contact avec Moscou.

Kiev a également pondu son train de sanctions qui est un véritable pêle-mêle, depuis l’interdiction des investissements et la vente des livres et des films en passant par les importations des produits manufacturés et les tournées des stars des variétés russes. Dans leur volonté de plaire à Washington, les autorités de Kiev ont pris l’initiative qui a fait enrager l’Europe. Le premier ministre Arseni Iatseniouk a menacé d’interdire le transit par l’Ukraine de toutes les ressources russes, « le transit de gaz » s’entend.

Comme le font savoir les journaux européens, Iatseniouk s’est immédiatement fait rabrouer. On lui a notamment fait comprendre en privé qu’il devait « se tenir à l’écart du tube de gaz ». Les géants allemands de l’énergie comme RWE, E.On et Wintershall et le slovène SPP ont déclaré qu’ils refusaient même de commenter ce genre d’absurdités.

Les pays de l’UE seront les plus touchés par l’embargo russe mais d’autres pays ne seront pas épargnés non plus. C’est le cas de la Norvège qui livrait à la Russie pour 1,2 milliards de dollars de produits alimentaires, des États-Unis (844 millions), du Canada (374 millions) et d’Australie (182 millions). A propos, le gouvernement australien a menacé en réponse de ne pas vendre de l’uranium à la Russie. Cette déclaration a rendu Moscou perplexe parce que la Russie possède ses réserves propres d’uranium qui lui suffiront pour au moins 250 ans.

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans International