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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 02:02

Trois interprète de Payner Media. Aziz, un musicien drag queen très admiré par les fans de tchalga entouré de Preslava et Andrea, deux autres chanteuses très populaires.

Une firme spécialisée dans la pop version XXX devait recevoir 1,3 millions d'euros de Bruxelles. Les critiques envers cette subvention ont conduit la Commission européenne à ouvrir une enquête.

Si d'aventure il vous arrive d'atterrir dans un club de Sofia, vous avez de grandes chances pour vous retrouver à danser sur de la tchalga. Rien à voir avec un chant traditionnel bulgare. Il s'agirait plutôt d'une version débridée de pop-folk, mixant rythmes disco, sonorités turques et musique traditionnelle tsigane.

Dans l'écrasante majorité, ce sont les femmes qui interprètent cette musique. Et, de préférence en tenue légère, laissant poindre des poitrines siliconées. Quant aux gros bras qui accompagnent sur les clips ces poupées X, ils posent près de voitures de luxe, agitent leurs bijoux rutilants et semblent essayer de singer les mimiques de gangsters. Malgré les tentatives pour contrefaire les clips de rap US, le résultat paraît inévitablement kitsch.

 

Affiche publicitaire pour présenter 12 des stars de Planeta TV.
Affiche publicitaire pour présenter 12 des stars de Planeta TV.

 

Vers une «taxe tchalga»?

Ridicules ou non, ces vidéos de tchalga ont le vent en poupe. Et une véritable industrie s'est développée depuis la chute du communisme pour promouvoir et produire cette musique. DerrièreGloriaPreslava et Andrea se cache d'ailleurs une poignée d'influents buisnessmen. Mitko Dimitrov en est un. Il dirigePayner media. L'une des plus importante société de diffusion du pays spécialisée dans la pop-folk.

Miracle pour sa boîte de production. Elle a été sélectionné par l'Union européenne pour recevoir une bourse de 1,3 millions d'euros (non remboursable). À quel titre? Au nom du programme de développement pour «stimuler la compétitivité économique». Une subvention supposée favoriser la convergence économique des pays nouvellement intégrés au cercle européen. Une manne que la firme bulgare compte utiliser pour renouveler le matériel de tournage de leur chaîne musicale, Planeta TV, et embaucher trente personnes.

Sauf que la générosité de Bruxelles n'a pas fait que des heureux dans le pays. Surtout que l'État bulgare a ajouté presque 150.000 euros à l'enveloppe. Résultat, les critiques pleuvent. Selon le site Euractiv, journal en ligne dédié aux politiques de l'UE, «le compositeur Alksandar Morfov a indiqué qu'il existait une déchéance des normes morales en Bulgarie». Avant d'ajouter: «Évidemment dans notre pays idiot, c'est la culture que nous pouvons montrer au monde.»

Toujours selon la même source, le pianiste Antoni Donchev a quant a lui déclaré que le financement était «absurde», précisant que la  «culture Tchalga ne ne devait pas recevoir d'aide supplémentaire». Tandis que le réalisateur Tedi Moskov a lancé une drôle d'idée: «Je crois vraiment que l'État devrait introduire une taxe sur les chanteurs et les auteurs de musique tchalga. Les revenus peuvent être utilisés pour aider l'art, le vrai.»

Sus à l'industrie du silicone

Par «vrai art», le dramaturge souligne une réalité. Même si c'est un genre extrêmement populaire, la tchalga est taxée de musique pour beauf par une certaine élite culturelle. Ce n'est cependant pas pour endosser le rôle de policier du bon goût que la commission européenne est intervenue il y a un mois de cela.

L'institution a plus sûrement réalisé que l'aide financière allait promouvoir l'industrie du silicone plus que celle de la culture. La porte-parole de Johannes Hahn, le commissaire en charge de la politique régionale, a annoncé le 15 janvier dernier que Bruxelles a exigé l'ouverture d'une enquête par les autorités bulgares. Son but? «Déterminer jusqu'où les conditions du régime de subventions ont été remplies.»

Depuis ce rebondissement, la société de production a décidé de renoncer à cette «bourse». En attendant que l'enquête arrive à son terme, les politiques bulgares ont occupé le terrain de cette affaire. Les élections parlementaires se déroulent en effet en juillet prochain. Ainsi Sergei Stanishev, le chef de l'opposition socialiste, a-t-il accusé le pouvoir en place de chercher à acheter l'influence des médias à l'aide des fonds européens.

Et peu lui importe que la tchalga ait permis à une drag queen d'origine tsigane de devenir l'une des idoles du pays. Un comble si l'on sait les difficultés de la Bulgarie à tolérer ses minorités sexuelles et ethniques...

 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Retraites