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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

8 juillet 2012 7 08 /07 /juillet /2012 01:09

3eme-guerre-mondiale.jpgNée en Zambie de parents économistes, diplômée à Harvard et Oxford, embauchée par la Banque mondiale et Goldman Sachs, Dambisa Moyo l'affirme : la tension autour des ressources naturelles grandit de jour en jour, en particulier face à la montée de la demande chinoise. Et les conséquences pourraient être catastrophiques...

La Chine est devenue, ces dernières années, une très grosse consommatrice mondiale de ressources naturelles. Le fer, le cuivre, le pétrole, le soja, le blé… Pour soutenir son énorme croissance et les nouveaux besoins et désirs de sa population, ellesécurise ses approvisionnements et tente d’en obtenir de nouveaux. Mais elle est loin d’être la seule.

En 1950, la population mondiale ne dépassait pas 2,5 milliards d'habitants. L’année dernière, elle a dépassé les 7 milliards, et certaines projections la font atteindre les 10 milliards en 2050. Et avec le taux de croissance des économies émergentes, ce seront près de 2 milliards de personnes qui rejoindront les rangs de la classe moyenne en 2030.

"Vu autrement, explique Dambisa Moyo, écrivaine et économiste, dans son livre « Winner take all », dans moins de 20 ans, nous verrons l’émergence d’une classe moyenne de la même taille que la population actuelle de l’Afrique, de l’Amérique du Nord et de l’Europe réunies.Dambisa Moyo sait de quoi elle parle.

Née en Zambie de parents économistes, elle obtient ses diplômes à Harvard et Oxford, puis travaille pour la Banque mondiale et Goldman Sachs et publie ses premiers livres.Le magazine Time la place dans les 100 personnalités les plus influentes du monde. Elle pourfend dans son livre, sous-titré « La course de la Chine pour les ressources, et ce que cela signifie pour nous », l’attitude de l’Occident face à l’inévitable croissance de l’Empire du Milieu.

Cette classe moyenne dont parle Dambisa Moyo voudra s’équiper en téléphones mobiles, réfrigérateurs, voitures et machines à laver. Pour donner un exemple, 2 000 voitures rejoignent les rues de Beijing, la capitale chinoise, tous les jours. La demande globale de nourriture et d’eau devraient s’accroitre respectivement de 50% et 30% en 2030. La pression actuelle sur les ressources telles que le plomb, le zinc ou le maïs se révèle extrêmement forte. Difficile de dire d’où viendra toute l’énergie dont nous aurons tous besoin…

Cette demande croissante vire à la guerre mondiale. Partout, des entreprises chinoises subventionnées par l’État font main basse sur les marchandises à travers l’Afrique, l’Amérique du Sud et le Moyen-Orient. Et lorsque ces marchandises viendront à manquer, les conséquences risquent d’être catastrophiques. Déjà, depuis 1980, 18 conflits violents ont été déclenchés par une compétition pour les ressources à travers le monde.

 

Mais, dans l’avenir, les points chauds peuvent apparaître là où on ne les attend pas. Par exemple, le point de friction, pour le pétrole, sera vraisemblablement l’Arctique. Le continent recèle des ressources en gaz et or noir gigantesques. La fonte de la banquise provoquée par le changement climatique en a facilité l’accès et attise l’appétit des entreprises et états de la région. Les Russes, les Canadiens, les Américains et les Chinois ont déjà commencé à se disputer l’accès aux mille milliards de barils que pourrait contenir le continent blanc dans un remake de la Guerre froide.

La guerre de l’eau, pour l’instant cantonnée à l’Afrique et au Moyen-Orient, touchera l’Asie à cause de la fonte des glaciers himalayens. Ils approvisionnent les plus grands fleuves du monde qui traversent le Bangladesh, l’Inde, la Chine… De quoi aviver les tensions dans la région.

Nouvel entrant sur la scène géopolitique internationale, la course à la terre est sans doute l’un des phénomènes les plus frappants des dernières années. De nombreux pays qui disposent de ressources financières importantes (pays émergents, pays pétroliers et gaziers) investissent dans la terre pour sécuriser leur filières alimentaires. Au cours des dernières années, plusieurs dizaines de milliers d’hectares, en Asie, en Amérique du Sud, mais principalement en Afrique, ont fait l’objet d’acquisition par des acteurs internationaux (fonds souverains, grands groupes de l’agroalimentaire, ou encore investisseurs financiers). Avec un risque accru d’émeutes de la faim pour les populations locales…

La solution qui pourrait éviter cette guerre, pour Dambisa Moyo, serait la technologie. Accroitre la connaissance, trouver de nouveaux débouchés, pouvoir se passer de certaines ressources. Mais cela sera-t-il suffisant pour éviter un nouveau conflit planétaire ?

source : atlantico


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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Société