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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 02:40

Le droit de vote pour les étrangers non-européens, qui possédaient un permis de séjour en règle, avait été adopté en 2010 et mis en application la même année, lors des élections municipales. Cette loi avait été passée sous la poussée du gouvernement socialiste de Georges Papandréou.

C’était sans compter avec la Constitution grecque souveraine. En 2011, le Conseil d’Etat, la plus haute juridiction administrative du pays, avait jugé cette loi anticonstitutionnelle. Cette Convention Nationale stipule, que seuls les citoyens grecs ont le droit d’élire, quelle que soit le type d’élections.

Un amendement a été déposé dans ce sens, par la coalition droite-socialiste. Le ministre de l’intérieur grec vient de déclarer que si cet amendement n’était pas voté, n’importe qui pourrait faire invalider les consultations prochaines, en saisissant la justice grecque.

Cet amendement provoque la colère de l’opposition de la gauche radicale, Syriza. La Keerfa, mouvement regroupant des organisations antiracistes a qualifié l’amendement de provocation antidémocratique. N’est-ce pas curieux, cette vision de la démocratie qui ne respecterait pas les lois fondamentales du peuple grec ?

En Grèce, comme dans d’autres pays de l’UE, nous nageons en plein paradoxe. Nous constatons que des lois sont votées en dépit des Constitutions Nationales. Les divers gouvernements, en général, font passer en force des lois qui sont illégales.

Ensuite, quand des instances suprêmes en constatent le caractère illicite, des mouvements se mettent à hurler au « racisme », à la « xénophobie » et au caractère « anti-démocratique » des rectifications.

A quoi sert donc une Constitution, si ce n’est à donner les bases légales, sur lesquelles toutes les lois doivent s’articuler ? Dans un pays démocratique, pour faire voter des étrangers hors UE, il existe deux possibilités :

- Soit la Constitution est modifiée dans ce sens, en respectant scrupuleusement les modalités et procédures de modifications, et bien entendu en atteignant le quorum requis. Le pays se dote alors de nouvelles bases légales à respecter par tout le monde.

- Soit les personnes acquièrent légalement une nationalité d’un des pays de l’UE.

En dehors de ces considérations, les organisations hurlant des insultes, sont en totale contradiction avec la république. Bien sûr, on peut rester perplexe, devant le fait que le Pasok (parti socialiste grec) qui avait voté cette loi, va maintenant adopter l’amendement pour abroger cette loi. Ils sont tout simplement dans la coalition gouvernementale actuellement au pouvoir.

Les élections locales, prévues pour les 18 et 25 mai, sont perçues en Grèce comme un test politique, compte tenu que le gouvernement en place est responsable des mesures d’austérité, depuis l’éclosion de la crise. Même les Grecs ont oublié, que c’est une astreinte de l’Europe.

Notre conclusion est de dire que l’Europe a agi sans discernement, en prenant la Grèce à bord, sans établir une période transitoire pour permettre à ce pays, avant d’être un membre à part entière, de se mettre en conformité avec des critères d’admissibilité.

L’Europe ne semble pas admettre que chacun des pays possède ses spécificités et que jouer au rouleau compresseur écrasera le berceau de la « chose publique ».

Nous espérons que la Grèce rétablira ces lois en conformité avec sa constitution, et non pas sur la base de critères bien-pensants ou angéliques qui sont en train de détruire la pensée européenne initiale !

JACQUES D’EVILLE

SOURCE

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Elections